jeudi 4 septembre 2014

L'été n'a pas été si froid qu'on le dit.

Oui, c'est un paradoxe.
Oui, on parle de réchauffement climatique.
Et il n'y a plus de saison.
Oui, avec l'inactivité de surface, l'atmosphère de mon blog s'est rafraîchie.
J'ai l'ambition de le sortir de sa léthargie, de sa torpeur, mais de façon mesurée...

dimanche 4 mai 2014

Devancé par le chouchou (comment la VPC me savonne la planche..)

C'est quand même ballot d'avoir réfléchi depuis plusieurs semaines à un cadeau, d'avoir cherché un cadeau complémentaire pour compenser le retard d'acheminement du premier (ppfff.. la VPC...), d'avoir offert prématurément le cadeau complémentaire deux jours avant l'échéance pour des raisons de logistique familiale (ce qui a perturbé ma notion du temps), et le jour même de lui avoir offert toutes sortes de gâteries-maison dès l'aube sous la couette (puisque finalement j'ai renoncé à lui commander un sex-toy pour résister à ma façon à la frénésie technophile), pour oublier le principal dans nos matinales confidences sur l'oreiller.

mercredi 23 avril 2014

Je ne sais pas ce que je veux, mais je sais ce que je ne veux pas.

Toi qui croises ma route et t'étonnes du fait que je n'ai pas l'air de savoir ce que je veux, voilà ce qu'il te faut savoir si tu veux que l'on se veuille.
L'incertitude sème le doute, le doute nous rend suspicieux, il est temps de faire place à la confiance. Je vais me présenter, et ce faisant tu pourras éplucher tous les tenants et les aboutissants de ma démarche.

mardi 8 avril 2014

Un long dimanche de providentiailles (Usclade au pays d'Amélie Poulain)

Dans un récent billet, je parlais du fait que ma vie en ce moment semblait avoir été écrite par un scénariste de feu-les-films-du-dimanche-soir-sur-M6.
Et bien figurez-vous qu'il y a quelques semaines lors d'une expédition diurne et dominicale à la capitale, le scénario en trois actes de cette folle journée semble lui directement sorti d'une hypothétique suite d'Amélie Poulain.

mercredi 2 avril 2014

La (fin de la) malédiction du trentenaire

Ben voilà, ça y est.
J'ai basculé.
Y a deux jours.
Tout va changer.
Fini cette traversée du désert, durant laquelle je me démenais jusque tard le soir pour écrire des dizaines de billets par an, afin de me rendre intéressant, attractif, pour ne pas dire séduisant, et tenter d'attirer sur mon rocher quelques sirènes égarées.
Finis ces longs messages envoyées à des correspondantes déjà assaillies par des meutes de prétendants, finies ces heures à se triturer le cerveau pour jouer de l'esprit et sortir du lot. Fini de vouloir jouer le courtisan agenouillé face aux divas amusées, fini les jours passés à mendier leur attention et à attendre leur réponse.
Aujourd'hui les rôles vont s'inverser, aujourd'hui le succès me tend les bras.

jeudi 26 décembre 2013

Atterrissage en vue à Notre-Dande des Lames

Bon c'est vrai, un titre comme ça aurait de quoi faire sauter de joie au plafond le plus enlisé des premiers ministres kérosènophiles (nantais). Mais ce n'est pas du tout à lui que ce billet s'adresse.

Vous le savez, j'aime la nature.
Et vous ne le savez peut être pas, mais si en ce moment je suis assez discret, c'est que la vie réelle (la vie rituelle, pas la virtuelle !), bref la vraie vie du quotidien de tous les jours, celle qui est normalement pas très glamour, ben cette vie là elle a été bouleversée, au point qu'on pourrait se demander si j'habite pas désormais dans le monde des blogs roses.
Oui y a des moments où je me demande si ce n'est pas un scénariste de feu les films érotiques-du-dimanche-soir-sur-M6 qui a pris en main ma destinée. Je n'ose pas raconter ce qui nous arrive de peur que ça fasse pas crédible, de peur qu'on me dise que ma vie est un navet.
Vous allez me dire : c'est cette histoire de navet le rapport avec la nature, alors?

Non, non, mais j'y viens, j'y viens, ne vous impatientez pas.
Asseyez-vous, nous entrons dans le vif du sujet.

mercredi 27 novembre 2013

Accroche tes mains à ma taille..

Accroche tes mains à ma taille.. Oui, oui, comme dans la chanson on va faire la chenille, mais là pour se dégourdir les neurones !
Ben oui après un long silence, pour me racheter je vous livre à domicile une palette de matière à réflexion.
Non, non, ne me remerciez pas !
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samedi 26 octobre 2013

Angélique, les ogres et le cheval...

Il n'y a pas si longtemps, grands mythologiphiles et ulyssomanes que nous sommes, échangions à bâtons rompus ici même sur de grandes fresques odysséennes, comme si nous y étions.
On y causait de créatures de légende, espérant inviter la lectrice férue d'épopée à jouer la sirène et lui faire tourner l'étalon (en bourrique), et la convaincre d'arrivée dissimulée pour entrer dans la ville en quête d'un bon plan à Troyes.
Et puis, comme ici aussi nous parlions récemment à bâtons rompus de canons de beauté, de feux d'artifices superflus et de silhouettes callipyges, au point de nous crêper le chignon en rallumant la guerre des sexes, et que justement, il se trouve que tel les ogres, je suis glouton d'Angélique, la plus savoureuse des morceaux de Barback, et que coïncidence encore ils nous donnaient concert jeudi soir en Champagnolie, je me dis qu'il ne m'en fallait pas plus pour relayer leur belle carte postale postée à l'occasion, et mettre en évidence leur message pacifique (et insidieusement équestre)









Angélique-Les ogres de barback

mardi 22 octobre 2013

De l'art d'enfiler un doigt dans l'anneau...

Suite à mon dernier billet, certains esprits cartésiens semblaient s'interroger sur le pouvoir réel de la bague anti-ronflement.

"Il faut y croire à la bague. C'est tout!"
C'est Bello qui nous montre la voie.
L'essentiel, c'est d'y croire.
Tout est dans le mental !

Oui finalement, croire à une nuit sans ronflement, c'est comme croire au mariage. C'est pareil. Dans les deux cas la bague joue le même rôle. Ce n'est pas parce qu'on porte la bague qu'on peut y croire, c'est parce qu'on y croit qu'on porte la bague.
Et ça, c'est pas rien !




lundi 14 octobre 2013

Stupeur et ronflements (et bague au doigt)

Parfois, on va faire les courses en couple.
J'aime bien. Même si du coup ça facilite moins les occasions de discuter en tête à tête avec ma vendeuse du magasin bio.

mardi 24 septembre 2013

Ambiance

Ambiance maison close ce soir. Vous allez me dire : comment peux-tu publier de telles photos alors que ce n'est pas ta tasse de thé, cet univers?

mercredi 18 septembre 2013

Misère

Je ressens un peu la même chose que lors du billet titré "tristesse", là.
Cette fois ci c'est la lecture de ce billet là qui suscite cette sensation.

mardi 17 septembre 2013

Tu veux le voir, mon (gros) patrimoine?


Les barbares en ont fait de la chair à canon, mais elle leur a survécu. Sauf que désormais elle ne se laissera plus jamais fondre, quels que soient nos efforts pour la chauffer, elle restera à jamais de marbre.
Voilà la conclusion énigmatique qui m'a traversé l'esprit en découvrant un aspect du patrimoine de ma ville d'adoption et de ses prudes habitants. Vous allez comprendre ci après...

samedi 31 août 2013

Âmes sensibles s’abstenir

Rien à raconter, dit-elle.
Détrompez-vous, on va en faire toute une histoire, vous allez-voir !
Ce n'est pas parce qu'il n'y a rien à raconter qu'on ne va pas le faire.
Donc voilà.
Rien à raconter, alors?
Oui, rien du tout. D'un tout qui n'est pas rien.
Voilà pourquoi quand elle le raconte, ces petits riens font apparaître tout un improbable grand tout, un rien déroutant.
Bref, qu'il est bon de se dérouter pour sortir des sentiers battus !
Mais assez parlé. Je laisse place à son récit.

vendredi 23 août 2013

Kamasutra-Maritro-Gatame

" Kamasutro, c'est trop ! " m'a-t-elle dit.
Voilà une assignation inconditionnelle.
Tu vas devoir publier cela sur ton blog, sans délai.
Fallait pas me parler de judo. Cela me fait fantasmer, y a pas d'autres mots, j'en tombe en pâmoison !

Voilà donc le récit authentiquement tropiquement kamasoutresque de Marie Tro, que j'ai l'immense l'honneur de publier ici. 
Vous comprendrez-vite pourquoi. 
On ne résiste pas (impunément) à Marie Tro.

jeudi 22 août 2013

Des rougeurs?

La plus grande divine dresseuse de Vikings de tous les temps m'a donné la clé, mais son commentaire étant resté coincé dans les méandres de blogspot, je vous le relaie, non sans la remercier chaleureusement de moultes bisous (rougissements supplémentaires) :

Traitement des rougeurs :

http://gracygimp.blogspot.be/2013/05/glacon.html



Avantage : ça marche aussi pour les coups de soleil.


Je vous laisse, je vais remettre des glaçons au congélo...
 (puis après je retourne me régaler des illustrations délicieuses de Gracy Gimp, que je ne connaissais pas..)

vendredi 16 août 2013

C'était à prévoir...

Avec le dérèglement climatique, cette année c'est finalement le 15 août que je me suis pris un p*** de coup de soleil... Et comble de l'incroyable, sur une plage de Bretagnolie Cancalaise en plus...
Moi qui croyais que le soleil des montagnes était plus méchant..
(bon c'est vrai que sur les glaciers, je ne m'étais pas allongé torse nu au soleil sur le sable fin pour faire la sieste en regardant passer les jolies filles..)

mercredi 10 juillet 2013

Je suis comme Dustin Hoffman (mais en mieux)

Ben oui. Pas de fausse modestie.
Contrairement à lui, j'ai compris bien avant.
J'ai compris bien avant lui qu'il y avait des femmes intéressantes, et séduisantes, quelle que soit leur enveloppe charnelle, leur apparence.
Vous me direz, contrairement à lui, moi je n'avais pas vraiment le choix.
Détrompez-vous, rien ne m'obligeait à faire attention à celles à qui personne ne fait attention. Mais j'ai eu cette intuition.
Alors contrairement à lui, je n'aurais pas de regret. Pas de risques d'être passé à côté d'une belle histoire je crois. Ou c'était y a longtemps.

On tape beaucoup sur les outils de communication modernes. Le monde virtuel. Artificiel, trompeur, superficiel, tout-ça tout-ça...
Mais ces outils ont un mérite. Il permettent souvent de nous permettre de nous croiser, et nous découvrir.. dans l'obscurité. Oui je peux tomber amoureux d'une personne sans l'avoir jamais vue, et j'adore ça figurez-vous.

Finalement, n'y a-t-il pas plus de distorsion dans la vraie vie, sous la lumière, avec l'image et la couleur, quand les apparences conditionnent tant nos jugements et nos relations que nous n'en avons même pas conscience?



lundi 27 mai 2013

Générosité

L'avantage, quand je tombe sur un billet passionnant, c'est que je peux généreusement le partager sans grand effort. D'autres appellent ça une note de feignasse.
http://ragemag.fr/arthur-vernon-relations-sexuelles-vieux-couple-inceste/
On va dire que ce sera une note évolutive, et interactive.
Où il est question de l'érosion du désir dans le couple, et de la liberté à s'accorder pour "vivre ses désirs à son rythme".

lundi 29 avril 2013

Tristesse

Bon ne vous inquiétez pas, le titre est inquiétant mais ce n'est pas si grave que ça.

Je ne suis pas très présent en ce moment et j'ai vu que je suis en retard pour rendre les devoirs de vacances qui circulent dans la communauté blogosphérique, mais ça c'est à cause du beau temps qui règne dans ma rue et qui m'empêche d'être assidu à mon PC (oui le chemin de froide glace jouit d'un microclimat exceptionnel : le printemps est pourri partout en Europe, sauf dans ma rue où il fait beau depuis des mois, les fleurs fleurissent, les arbres arborent et les oiseaux oisivent !!!)

Non la tristesse elle provient d'un article de presse lu ce matin.

vendredi 29 mars 2013

(re)cadrage



Je pourrais vous parler de la pluie et du beau temps.
mais y aurait pas grand chose à dire.
Il ne se passe pas grand chose autour de chez moi.

vendredi 22 mars 2013

Sable

C'est vrai, j'ai un côté un peu guimauve.
Mais pas kitsch.
J'aime la douceur.
Pas la sophistication.

dimanche 17 mars 2013

Calottes

Gamin, j'ai reçu quelques calottes. 
Mais j'inspirais quelques questions
On me disait sérieux comme un pape.
J'étais en pleine éducation
Cela fait de moi un homme bien élevé.
Mais pas au point de ne lorgner que vers le ciel.

Pas de piété pour nos mains fidèles
C'est au pieu que je préfère les communions
Les fleurs m'ont fait pousser des ailes 
Elles ont fait de moi un papillon

Vous noterez que le baptême,
comme l'habit, ne fait pas le pélerin.
Mes prénoms sont d'un drôle de thème.
Nom de jeune premier dans le 16ème.
Nom de vieux premier, de vieux XVIème.

Je vous en prie ne riez point
Vous allez me filer le bourdon
Oui le bourdon du pélerin
Non je plaisante, rions en bien
C'est moi qui vous ai donné le bâton
Le bâton pour nous ébattre.
Y a pas de mal, c'est pour de bon.

Alors vous vérifierez ce dicton
"Le nom ne fait pas le moine"
(la calvitie non plus d'ailleurs).

Benoit François D. 
alias Usclade



jeudi 14 mars 2013

Insoumise à nu

Ce joli titre n'est pas de moi.

Il pourrait suffir à une note de feignasse. Mais l'essentiel n'est pas là. Il y a juste que je trouve que les femmes sont belles, à chaque heure du jour et à chaque jour de leur vie.
Et puis j'aime les femmes qui m'émeuvent..

samedi 16 février 2013

Moi aussi..

Je crois que je n'ai plus que du manque à offrir... Ce doit être mon côté féminin... 

 « Aimer, disait Lacan, c’est donner ce qu’on n’a pas. ». Ce qui veut dire : aimer, c’est reconnaître son manque et le donner à l’autre, le placer dans l’autre. Ce n’est pas donner ce que l’on possède, des biens, des cadeaux, c’est donner quelque chose que l’on ne possède pas, qui va au-delà de soi-même. Pour ça, il faut assurer son manque, sa « castration », comme disait Freud. Et cela, c’est essentiellement féminin.

mardi 29 janvier 2013

Pilophobie, épilationnisme, morpionitude et réhabilitation

J'aimerais parler de désir et de plaisir, de voluptés et autres folies.
Mais comme je disais, il y a bien longtemps que ma bonne étoile ne m'a pas donné de matière première à raffiner pour y distiller ici quelques effluves.
Même le libre-cours de mon imagination ne donne rien.
Plus globalement, le cours des choses n'est pas très arrangeant en ce moment. Pas dérangeant non plus. Mais atone.
Me voilà pourtant contraint à l'intervention, à cause d'une broutille, une de plus, qui ne va pas dans mon sens, qui me contrarie parce qu'elle renforcera les vents contraires. Et va encore surcharger cette thématique déjà sur-représentée dans ce foutu blog, au risque de passer pour affreux rasoir.

lundi 21 janvier 2013

Bienvenue

Bienvenue chez moi...

 
Oui, c'est mon adresse... Oui j'y vis toute l'année. La bien-nommée ces temps ci...
Le reste du temps ça sonne moins accueillant.
Chemin de chaude vapeur aurait-il été préférable?
Pas en ce moment c'est sûr. Alors profitons en !
Roulons-nous dans la glace, ça nous réchauffera...
 

   
Jour et nuit..



Cette dentelle cristalline et scintillante ne vous inspire pas?


Heureusement chez moi, il y a une grande couette. Et quelque bûche incandescente...



  

mardi 15 janvier 2013

Apollon

Oui Brigit et Quadra, j'en ai déjà photographiés.
Et sans paraître présomptueux, je m'y reconnais parfois.
Aimant l'altitude.
Délavé, un peu transparent.
Mais paisible. 
Et Apollon quand même...

lundi 14 janvier 2013

Prétexte pour un texte

Je suis dans l'expectative...
Je joue la montre, je laisse couler.
Je n'ai rien à dire
Je comble. Je meuble.
J'occupe le terrain.
Mes dernières photos ont semble-t-il été appréciées, alors j'en remets une couche.
Un peu de couleur, ça aide toujours à semer un peu de texte, alors zou...

dimanche 6 janvier 2013

Sans cesse

Mes rêveries sont sombres, et clairsemées de lueurs.
Je me délecte de ces contrastes.
L'espace est vaste. Libre d'aller où je veux. Mais dans un endroit qui restera le même.
Comme un immobile ambulant. La liberté, finalement, c'est mesquin.

lundi 31 décembre 2012

Transparent, invisible...

Le temps passe et le mystère s'épaissît.
Je ne suis pas un saint.
Je suis souvent en quête de bon temps.

Je tiens cependant à une certaine éthique.
J'essaie d'être transparent.
Paradoxalement, on pourrait penser que je parle de lessive, mais quand on veut être clean, la transparence ne semble pas faciliter la tâche.

C'est ainsi, dès les premiers contacts, j'annonce la couleur : je suis transparent. Et aussitôt j'ai l'impression de devenir invisible. On m'ignore, on m'oublie.
Dommage, me dis-je en reprenant ma route.

Sans doute suis-je trop intransigeant. Exigeant. Dérangeant. Ou indigent.
Je ne sais.
J'ai en tous cas un truc en "geant" qui contrarie les gens.

Dommage, car la transparence, c'est le respect, l'authenticité, la confiance.
La transparence ne nuit pas au mystère, celui-ci s'en accommode très bien.
La transparence, c'est juste un gain de temps, pour aller plus vite au meilleur. Une sorte de garantie que le bon temps ne va pas nous infliger du mauvais temps par la suite....

mardi 11 décembre 2012

Duos buccaux

Drôle de période. Rien à dire. Rien à faire (en dehors de tout le reste). Je me sens vide et transparent. Dans le réel et le virtuel. J'essaie de rendre les gens curieux de moi, mais force est de constater, ça ne marche pas des masses. Je suis sur le point d'hiberner. Pourtant si une jolie bouche venait à traverser mon champ d'action, je vous promets que ma bouche à moi ferait tout pour attirer son attention, à l'obliger à s'animer, se tordre, se déformer, s'ouvrir et se pincer, dans une chorégraphie synchronisée aux rythmes de nos mots... Et quand nos yeux n'en pourraient plus de fondre pour cet objet de convoitise, nos bouches viendraient se gober pour ne plus se séparer jusqu'au petit matin... Comme quoi le printemps n'est jamais très loin...

mardi 20 novembre 2012

Je n'étais pas tout à fait prêt en fait.

C'était bien entendu inéluctable. Et on ne peut pas dire que je ne l'avais jamais envisagé. 
Mais c'est arrivé plus vite que je le pensais. 
Ces derniers jours elle était radieuse, voir même guillerette. 
Dimanche matin, elle s'est mise en jupe, elle s'est maquillée. 
J'ai compris qu'elle avait rencontré quelqu'un. 

jeudi 15 novembre 2012

Avarice et ivresse

Donne du rhum à ton homme ! Il y a sans doute une petite dose de machisme dans cette chanson de Moustaki , mais une fois de temps en temps, ça fait du bien.

Donne du rhum à ton homme, donc.
Du rhum, du cidre, ou du champagne.
Du Beaujolais pourquoi pas.

Bon, je suis plus Chablis ou Meursault ces temps ci.
En fait en ce moment j'ai envie de douceur, suave et subtile, longue en bouche, durable.

mardi 6 novembre 2012

Fracture du désir

Grâce à une longue et méthodique exploration de nos souvenirs, nous localisons l’évènement qui a mis par terre l'harmonie sexuelle que nous connaissions ma moitié et moi durant les deux premières années de notre vie de couple, et que nous n'avons jamais réussi à bien rétablir depuis.

mercredi 24 octobre 2012

Clichés et préjugés

Je me fous de ce que les autres pensent, se dit-elle.
Ils me prennent pour une cruche, je sais bien, mais peu me chaut !
Je fais ce que je veux, j'obéis à mon instinct, que lui même obéisse ou non aux clichés dans lesquels on veut volontiers m'enfermer.
Et je me lâche...

dimanche 30 septembre 2012

L'ami docile adoré, facile à dorloter

Oui, la fin du titre dénote.
Savez vous pourquoi?
Parce que les trois dernières syllabes ne sont pas des notes.
C'est comme ça. Ça part sur une mélodie, et ça finit bizarrement.
C'est tout moi, ça.
Les trucs qui partent en vrille.
Mais j'aime bien.

lundi 24 septembre 2012

Se dévoyer corps et âmes

Quel est donc le ressort de notre morale qui nous pousse à décrier la fille facile, le coureur de jupons et autres esprits volages, et nous les fait regarder de travers, quand on ne les met pas dans le même panier?
On peut comprendre que les comportements "consommateurs", prédateurs, collectionneurs, zappeurs dérangent, car ils incarnent, chez moi en tous cas, une vision minimaliste des relations humaines, peu propice avec le respect et l'épanouissement de chacun.
Mais tous les comportements dits "frivoles" ne sont pas du même acabit. Il est intéressant de creuser les tenants et les aboutissants de cet amalgame. Et de détricoter la mécanique de nos réflexes de jugements. Cela en dit long sur nous mêmes.

jeudi 13 septembre 2012

Just a rigolo...

Parfois ma fascination pour les femmes m'emplit d'une gourmandise et d'une drôle d'énergie.
Je me dis alors que je pourrais me donner à la plupart d'entre elles, car elles peuvent susciter chez moi un réel désir, quelle que soient leur personnalité, leur allure. 
Certains penseront que je suis un homme facile et trouveront cela dévalorisant. D'autres penseront qu'une telle personne, qui accède facilement au désir vis à vis de quiconque, dispose d'une sensibilité privilégiée, précieuse, à cultiver, et cela la rend attirante.
Je ne sais pas si ces derniers à penser ainsi sont nombreux, mais je suis de ceux là !!!

jeudi 6 septembre 2012

Voulez-vous couchette avec moi? (un prochain soir)

Bon, à ce jour, pour le 21, ma voiture n'est pas remplie (je n'ai qu'un seul candidat pour le covoiturage : moi-même), et cela m'inquiète, car je me dis que tout le monde attend sûrement la dernière minute pour se manifester, et j'ai peur qu'il n'y ait pas de la place pour tout le monde. Et je me dis que si on est trop nombreux, ma 205 Junior risque de tomber en panne, en pleine nuit, au milieu des sangliers et des chevreuils dans la forêt du Morvan, et on aura les jetons, les chocottes, et mes compagnons de route seront fâchés contre moi. Bref, un mauvais plan à coup sûr.

dimanche 2 septembre 2012

Post nombriliste

L'inspiration, parfois ça manque, alors on se replie sur soi, et le repli sur sur soi, c'est pas toujours bon pour l'inspiration. Lequel des deux à causé l'autre, je ne sais pas bien.
Mais bon, on va pas jouer à l'oeuf ou la poule...


jeudi 30 août 2012

Sacré numéro

On a pris un verre en terrasse.
Puis deux.
On a décrit succinctement nos vies.
Ce qui nous avait amenés là.
Cette inscription sur le site.

dimanche 26 août 2012

Offre de covoiturage

Je suis bien embêté.
J'aime pas conduire tout seul.
J'aime être accompagné
Quand j'étais étudiant, j'ai pris goût au covoiturage.

samedi 25 août 2012

Piscine à vagues

Je suis déjà dans l'eau et écoute les dernières cigales se taire, une fois le dernier rayon de soleil disparu.
On est dans l'instant où le thème bleuté de la pénombre prend le dessus sur l'ambiance flamboyante du crépuscule. Et où le silence qui règne enfin en maître nous annonce une soirée pleine de promesses.

mercredi 22 août 2012

Une corvée acrobatique et finalement pas si désagréable

Cela fait plusieurs mois, pour ne pas dire années, que je repoussais l'échéance.
Ben oui, les boiseries extérieures, faut les lazurer régulièrement.
Je profite donc de la douceur des soirs d'été et de la tranquillité induite par le séjour prolongé de nos enfants en contrée méridionale pour m'atteler à cette corvée.

Hier j'ai donc poncé dur, dans des positions pas croyables, au péril de ma vie, les boiseries de mes lucarnes. Sur ce toit pentu où l'on ne tient pas debout, je me tenais d'une main et ponçais de l'autre, avec la crainte de me rompre les os à chaque instant. 




mercredi 18 juillet 2012

Doute et redoute !

Non, non et non, vous ne m’emmènerez pas cet été en Papoilie-Nouvelle Epilée !

Bon sérieusement, je précise ma vision, suite au billet précédent, en essayant de le faire de façon structurée et intelligible. Je ne cherche pas à faire une démonstration implacable, ni à vous avoir à l'usure, mais je vais essayer de débroussailler ce qui reste encore trop touffu pour certains.
En lisant cela, ne croyez pas que les failles et les contradictions qu'on m'a mises sous le nez m'ont plongé dans le doute : je veux juste avoir les idées claires et remettre à la page une espèce en voie de disparition - la touffe - car la voir disparaître du catalogue est une éventualité qu'ici l'on redoute (dis-je en tirant la langue !)

lundi 16 juillet 2012

Eloge de l'école buissonnière pour toutes nos petites touffes blondes, rousses, brunes...




Ben oui, vous le savez, ici on parle régulièrement jardinage. C'est un sujet récurrent. Peu importe la saison, il suffit qu'on en parle ici ou , et hop, voilà l'inspiration d'Usclade qui se met à rejaillir comme de la gueule d'une gargouille de Notre Dame un jour d'orage de juillet 2012. 
Et j'en parle, car je suis heureux d'avoir lu chez Anne Bert des propos qui résonnent parfaitement à l'intérieur de ma boîte crânienne.  Laquelle relayait des propos de Stéphane Rose dans un bouquin sur la dépilositation du paysage corporel féminin que je ne connaissais pas (honte à moi !). 

mardi 10 juillet 2012

Mâles exhibitions 2 - indécence en haut lieu

Tandis qu'il tenait fermement un manche aux courbes si pures que ça en magnifiait son profil, Quadramatique se doutait à peine que discrètement placé près de son épaule, Usclade faisait glisser ses doigts souples sur les touches d'acajou, descendant dangereusement vers le bas de son do... La sueur perlait sur leurs fronts marqués par l'émotion, ils retenaient leur souffle comme pour mieux laisser sortir les râles et les gémissements langoureux qu'ils étouffaient d'autres fois. Leurs muscles se raidissaient en infléchissant le rythme, la poitrine résonnant de toutes ces vibrations, et leurs torses nus ondulaient comme une invitation à  (...)


dimanche 8 juillet 2012

Approvisionnements de saison

- "Dis-donc Solange, je sais bien que le marché regorge des plus belles choses en ce moment, mais ne crois-tu pas que ça fait beaucoup, là?"
- "Eddy, as-tu conscience de l'enjeu???!!! Non mais tu as vu la liste de ce que l'on pourrait gagner ? Je veux pas passer à côté de ça !!! Si ça se trouve, Edwige a déjà envoyé son dossier, elle ! Ce n'est pas le moment de radiner, Eddy ! Il faut vraiment que l'on mette toutes les chances de notre côté !"


jeudi 5 juillet 2012

Ma voisine est une coquine

La soirée s'annonçait tranquille malgré l'atmosphère lourde et pesante de cet été contrarié par la pluie.
J'avais enfilé mon tablier et commençait à préparer le repas de ce soir, conformément aux directives de ma bien-aimée. "Je l'ai acheté il y a plusieurs jours, il faut absolument le manger ce soir !"
Je fus interrompu par quelqu'un qui toqua à la porte.

mardi 3 juillet 2012

La fête des Pléthores heureuses en fesse

Chers amies et compatriotes blogoriens, blogoriennes,

à l'occasion de la grande cérémonie d'ouverture de l'été 2012, une association de blogoriens de la francophonie ambulante jette un grand pavé dans la mare en organisant le jeu estival le plus ambitieux de toute l'histoire de la pétrolosité en liesse.
Et figurez-vous que j'ai l'immense honneur  d'être co-organisateur, juge (sur pièce), huissier d'injustice et (grand) membre du jury (de me voir si belle en ce miroir),  et qu'à ce titre, ce blog est partenaire officiel de ce jeu !
Imaginez, une Dream team constituée d'Emma, Cristina, Quadramatique et moi même, qui se met sens dessus-dessous et se plie en 4 pour vous faire grimper aux rideaux de la gloire...
Impressionnant, non?

Aussi, il est urgent de tous aller s'y inscrire, car tous ceux qui participeront se verront offrir les plus beaux moments de lubricité, les substances ou les objets de prestige les plus incroyables dont ils aient pu rêver dans toute leur existence, tandis que les absents auront tort une fois de plus, et pire, ceux qui ne participent pas seront tous tirés au sort pour donner de leur personne et récompenser les gagnants comme il se doit !

Donc si vous n'êtes pas encore passés par là bas, sachez qu'il faut y aller pour s'inscrire au plus vite.. Allez allez, on se sort les doigts... :-)

jeudi 28 juin 2012

Canadienne (2)

Prenant notre petit déjeuner sur la terrasse, je savourais l'ambiance de vacances estivales en contemplant Marisa, et elle me le rendait bien. De longs cheveux châtains à peine ébouriffés par une longue nuit de sommeil, le joli teint de sa peau presque mate faisant ressortir la clarté de ses yeux, et pourtant, malgré notre complicité naissante, fruit de notre providentielle promiscuité et d'une attraction mutuelle pas complètement surprenante dans le contexte, je ne semblais pas nourrir de quelconques arrières-pensées, ni avoir conscience de la magie discrète de cette situation. On ne peut pas dire pourtant que j'étais coutumier de ce genre de proximité, ni que j'étais, à l'époque, insensible aux charmes féminins... Mais c'est comme si un auto-censure inconsciente manœuvrait mon esprit pour chercher à contrôler la situation...

mercredi 27 juin 2012

Canadienne

L'approche de l'été fait souvent remonter chez moi quelques souvenirs nostalgiques...
Dont certains qui mettent à mal beaucoup de clichés, me dis-je en écoutant cette chanson des Joyeux Urbains ...

dimanche 24 juin 2012

Dépit né du néant (bouché)

Autant ne pas tourner autour du pot, je suis très frustré que mon initiative originale pour faire vivre ce blog en ce moment. Quand on voit que je cause football dans une dimension historique bien plus noble que toutes les philosophies de comptoir qui pullulent actuellement sur la question de la bienséance dans les vestiaires, quand on voit que j'associe les plus grands noms du football à des évocations subtiles des plus grands ****** du cinéma italien, et ce afin de susciter pour mon blog un engouement populaire qui est ma raison d'être sur la blogosphère, pour aboutir au final par être snobé par tous mes compatriotes, et ne recevoir finalement que le clin d'oeil amical d'un spécialiste suisse, je me dis que décidément, non, la France n'est pas un grand pays du football...

samedi 16 juin 2012

Des exploits inattendus d'Eddy Sifroco pendant les championnats d'Europe de football...

Ce jour même, alors que j'étais appliqué à faire les courses au supermarché, deux charmantes hôtesses m'ont accosté pour me proposer de jouer avec elles. A en croire la thématique visuelle et conceptuelle qui évoquait  ostensiblement l'événement sportif du moment, il s'agissait de tester mon érudition footballistique.

mercredi 6 juin 2012

Grain de beauté

En ce moment, le soleil arbore un grain de beauté particulièrement élégant, ne trouvez-vous pas?
Surtout lorsqu'on sait qu'il s'agit de Vénus en personne...




Photo par Manjunath Kiran/AFP
plus d'infos ici  http://venustransit.nso.edu/



lundi 4 juin 2012

D'une pierre deux coups (petite synthèse de mes contradictions)

Histoire de vous embrouiller un peu plus.. je vais compléter les derniers billets par des compléments d'information, car les commentaires reçus me font dire que j'ai dû parfois manquer de clarté.
Entre le premier billet écrit ici où j'indiquais m'être inscrit sur un site de rencontre pour mettre un peu de piment dans ma vie trop morne, et celui publié  pour expliquer qu'en fait je m'étais inscrit sur ce site pour chercher des perspectives de rencontres à mon épouse, il y a là deux hypothèses divergentes qui nécessitent une synthèse supplémentaire pour qui voudrait savoir où se trouve la réalité.

mardi 29 mai 2012

Cherche homme idéal pour femme de ma vie

Dans les derniers billets je vous parlais de mon immersion amusante dans un milieu tout à fait insolite et surréaliste pour mes petits yeux naïfs. Dans les commentaires qui ont suivi, j'annonçais que je détaillerais la raison qui m'avait amené à franchir le pas. Nous y voilà, donc.

vendredi 25 mai 2012

Toupet, éthique et quête...

Bon j'espère que les esprits les plus malins d'entre vous n'iront pas entendre dans ce titre une signification phonique sans rapport avec les mots utilisés !
J'aurais pu aussi titrer "communication non violente", mais vous verrez que ces trois mots ont toute leur pertinence dans le propos qui va suivre.

lundi 21 mai 2012

Je respecte tout, sauf les critères.

J'ai, le jour, une vie trop bien rangée. Une famille modèle, un boulot à responsabilités, une maison avec jardin dans un quartier résidentiel. J'adore mes enfants, bien entendu. Ma vie de famille ressemble à une pub pour le Nutella.
Le seul problème c'est que j'ai horreur du Nutella.

mardi 15 mai 2012

Obscène confluence ?

L'une est connue, l'autre moins.
Elles passent tous les jours toutes les deux pas très loin de chez moi.
Souvent lascives et silencieuses. Et je n'y prête pas toujours attention.  Elles ne font pas trop de vagues, mais jour et nuit elles se retrouvent sans cesse du côté de Marcilly, sans se préoccuper des "on dit" ni des "qu'en dira-t-on".

jeudi 10 mai 2012

Il y a deux catégories de mecs...

Placide est grand, beau, fort et musclé. Ténébreux et réservé, il se montre très attentionné envers Claudia, laquelle se dit que décidément dans son malheur, elle a eu beaucoup de chance !
C'est vrai, se retrouver seule sur une île déserte avec un marin après le naufrage de leur navire de croisière, si le marin n'est pas au top, ça peut vite virer au cauchemar.

mercredi 9 mai 2012

En fait, mets ce qui te plait...

Foin d'orgies, boulet, me dit-elle !
Je suis frileuse et boudeuse comme le temps capricieux.
Le temps est trop versatile, le mois d'avril s'agrippe, je ne me découvrirai donc pas d'un fil.
Point de décolletés à balconnets, je crains l'humidité.
Manquerait plus qu'un orage de grêle ne vienne couvrir mes seins de glace et me cribler de doux frissons...
Père Noel tu peux chanter sous mon balcon, je reste bien au chaud avec mon chandail pure laine en Alpaga, signé Paco Tison.

Tu à raison ma mie, coupons court à ces courroux vestimentaires, le temps n'est ni à l'effilochage, ni à la moisson.
En fait, mets ce qui te plait,
Quand bien même il n'y aurait plus de saison,
C'est nue, sous la couette, que je te préfère...



lundi 7 mai 2012

Si loin, si proches...

Parfois j'ai l'impression d'être un exilé, loin de tout, et pourtant noyé dans la foule.
Je recherche de la proximité, et les gens glissent sur moi comme si nous n'étions que des gouttes d'eau enveloppées de film hydrophobe. Inexorablement elles m’effleurent et s'éloignent.

On existe pourtant sur cette terre d'asile.
Je m'entends dire que tout n'est que virtuel.
Abus de langage en vérité. Tout ce que l'on exprime, échange, partage... existe.
Même si c'est immatériel, nos mots sont matière, nos paroles prennent corps.
On n'est pas présent sur le même lieu au même moment, mais on est ensemble dans le même ailleurs, dans le même instant...

dimanche 29 avril 2012

Marie Christine, ma conscience, et moi

Marie Christine a le regard encore bien triste.
Son divorce a été prononcé cette semaine, et l'embellie relative de ces derniers temps a été mise à mal par cet ultime épisode douloureux. Le travail de deuil est irréversiblement engagé.

Ce soir elle nous a accompagnés à cette soirée concert. On avait insisté, parce qu'on considérait qu'il était impératif qu'elle ne passe pas la soirée seule, parce qu'elle ne devait pas se laisser abattre.
Elle a accepté pour nous faire plaisir. Elle n'avait ni l'envie, ni la force d'y aller. Mais avait encore moins ni l'envie, ni la force, de lutter pour décliner notre invitation. Elle n'a pas voulu tenir tête, ne se sentait pas de taille face à notre insistance. Elle s'est laissée porter, en se faisant violence, et sans doute cette énergie qu'elle va y laisser ce soir lui fera encore plus cruellement défaut demain.
Nul ne sait de quoi demain sera fait. On sait juste que de son côté ou du notre, on se réveillera avec la bonne conscience d'avoir fait ce qu'il fallait ce soir.

mardi 10 avril 2012

A-quoi-bonisme, casse-têtes et têtes à queue..

"Où mènent ces routes devant moi?
Où vont ces trains que je ne prends pas?
Les bateaux qui partent me laissent sur le quai
je commence à être fatigué..."

Encore des mots empruntés à Moustaki (cette fois ci je vous épargne ma bande-son originale :-), qui résument si bien mon état du moment...
Etat de spleen, de découragement, d'à-quoi-bonisme..
A quoi bon continuer à écrire sur ce blog somnolant?
A qui puis-je être utile?
Qui puis-je rendre heureux?
A qui puis-je faire plaisir?

Je voudrais me donner à tout le monde et pourtant je fuis la foule.
Je voudrais donner du temps que je n'ai pas.
Donner de la sensualité que l'isolement gaspille.
Je voudrais donner tout ce plaisir qui se perd dans mes accumulations solitaires.

Envie de séduire, mais je n'en ai pas les moyens.
Envie de plaire, mais je n'en ai pas l'apparat.
Envie de faire jouir, mais je suis trop loin.

La vie est courte, l'attente est longue.
On aurait tellement préféré le contraire..

Dur de voir ce temps si rare, si précieux, me filer entre les doigts.
Dur de voir ces mots, ces récits, ces confidences, ces partages autour de moi, que je ne peux saisir au vol.
Dur de voir ce temps passé à résoudre des casse-têtes quand je préférerais pimenter ce temps d'agréables têtes à queue...

samedi 31 mars 2012

Marionnettes emmêlées

Envie de fusion et confusion.
Quand, épuisés de tant de confidences et de débats, tant de jouissances et d'ébats, nous resterons allongés l'un à côté de l'autre, jusqu'à ce que le langage des mains nous sorte à nouveau de notre silence.
Comme pour grappiller, par ces ultimes caresses mutuelles, du plaisir dont on voudrait faire des provisions pour mieux vivre l'absence à venir.

Quand ta main, massant délicatement mon bâton de joie, manche de vol de notre aéroplane charnel, dirigera mes doigts au coeur de ton intimité, comme des gouvernes ajustées sur la trajectoire du septième ciel...
Quand, marionnettes consentantes entièrement manipulées par l'autre, on retrouvera cette sensation enivrante d'être le prolongement de l'autre.
Quand, rayonnants de plaisir rémanent, bercés par notre orgasme, on pourra chantonner, comme Moustaki, "je ne sais pas où tu commences, tu ne sais pas où je finis"...

 
Moustaki - Je ne sais pas où tu commences (modeste interprétation par moi même :-)

mardi 27 mars 2012

Pour la pêche aux moules, toujours :-)

Dommage je les aurais préférées en vert, car je suis fan de grenouilles. Mais tant pis, ça fera quand même l'affaire...





mercredi 14 mars 2012

L'incommunicabilité me fait chanter

Le 1er avril de l'année dernière, animé par de facétieuses intentions, j'avais étalé en ces lieux, au sens de mettre sur l'étal bien entendu, des histoires salées de pêche et de moules, de jeu à la marchande avec une rousse affriolante.
Presqu'un an après, je récidive. Car dans cette chanson de Ricet Barrier, il est question de désir non partagé, de quiproquo, d'incommunicabilité en eaux troubles.
Ce qui finalement résume bien l'ambiance du moment.
Et, parce que moi, quand je n'arrive à parler, je chante.
Et, parce qu'une petite chanson vaut mieux qu'un long discours...
Ben voilà, je ne vais pas noyer le poisson plus longtemps.
Je me jette à l'eau, tout nu, avec ma guitare et ma voix fébrile...


lundi 12 mars 2012

Créance douteuse


Moi aussi j'ai perdu mon triple A.
Son placement n'est plus à la hauteur de ses espérances.
Pourtant ces derniers mois j'avais entrepris des réformes structurelles qui commençaient à porter leurs fruits.
Et je croyais pouvoir en toucher les dividendes cette semaine.
Mais non. Ma femme ne l'a pas entendu de cette oreille.
Je nous croyais à deux doigts de l'euphorie, on a replongé dans la sinistrose.
Elle m'a abaissé d'un cran.

Une bonne semaine de grand air sur les hauts plateaux enneigés du Jura n'a pas réussi à nous rapprocher, malgré ma motivation totale pour m'affirmer en papa modèle et en époux câlin. 
La raison?
Une semaine en commun dans un chalet avec un couple de vieux amis a produit une sorte de test comparatif qui a révélé à ma femme qu'elle n'était pas heureuse avec moi, que nos copains sortaient plus souvent, qu'ils avaient plus d'amis, qu'ils écoutaient de la meilleure musique et qu'ils allaient voir des bons films au cinéma, eux. 
Bref tout ça, c'est de ma faute, et le reste aussi.
La boite à reproches s'est rouverte et j'essaie de rester zen.

Les premières bribes de dialogue à peu près exploitables indiquent que ma femme s'est mise à espérer que, en acceptant mes frasques polyamoureuses, elle deviendrait plus heureuse.
Je lui serais redevable, et donc moralement obligé de la rendre heureuse.
De quoi me plonger dans le doute. Lui aurais-je fait pareille promesse?
Certes j'ai embelli la mariée pour l'encourager à franchir le pas, mais non, je n'ai rien fait miroiter de tel.
On était bien conscient que l'amour débridé n'a rien de la formule miracle. L'amour rend meilleur, mais l'amour pluriel ne rend pas parfait.
Je suis globalement plus épanoui, plus disponible, plus impliqué, mais ça ne m'a pas transformé. 
Certains de nos chemins privilégiés pour le bonheur resteront irrémédiablement inaccessibles à l'autre.
Il y a des choses que je ne pourrai jamais lui apporter, des chemins où l'on ne saura pas se suivre. 
Ou en tous cas pas spontanément. Ou pas généreusement. Ou pas subtilement.

Si elle subit ce que l'on vit, si elle a l'impression de se sacrifier au point de revendiquer plus tard une contrepartie que je ne suis pas capable de lui procurer, si ce schéma de couple la place dans une passivité victimaire, si ça la dissuade d'aller chercher son bonheur par ses propres moyens, alors on se met gravement le doigt dans l'oeil et ces dernières années n'auront été qu'un grand malentendu.
Je vais m'armer de patience pour l'aider à se remettre debout, et infléchir son regard biaisé, lui redonner confiance en elle, en moi, en nous.
La reconstruction va être lente, mais j'en vois déjà les effets.

Peut être un jour rencontrera-t-elle quelqu'un qui lui apportera ce dont je la prive. 
On découvrira une jolie complémentarité. Ce que l'on souhaitait en se jetant à l'eau, conformément au modèle théorique idéal des amours plurielles. 
Sauf que d'ici là il y aura de quoi trembler si elle réalise qu'elle n'est pas faite pour ça et que seule l'exclusivité lui convient. Je pourrai faire les frais de ses priorités du moment, ouille...
Bref l'asymétrie dans une relation, c'est jamais le pied, mais en sortir c'est sans doute encore plus risqué... 
Au fond de moi j'espère quand même que les choses pourront se rééquilibrer un jour.

En attendant, remettre les choses à l'endroit, sortir au plus vite de ce schéma malsain créancier/débiteur. 
Je veux bien être assimilé à un (dieu) grec, la comparaison serait flatteuse. 
Mais elle, déguisée en Angela, ça lui va pas du tout.

mercredi 22 février 2012

Présent absent

J'ai le profil type du drogué.
Enchaînements d'excès et d'abstraction.
Et parfois non.

Parfois je suis quelqu'un qui vit tellement dans ses émotions, que ce qu'il ressent dans le présent lui apparaît toujours comme une vérité éternelle. Que le temps présent lui apparaît comme un horizon indépassable.
Que l'instant d'après lui semble bien trop lointain pour s'y intéresser. Quelqu'un capable de mourir pour un instant de bonheur ou de plaisir intense. Qui ne dit jamais non à l'ivresse. Même si son passé ou son avenir  lui implorent de refuser.

J'ai souvent entendu dire qu'il fallait mieux profiter du temps présent. Que l'on a toujours tendance à trop planifier, maîtriser, contrôler, et pas assez profiter. Chez moi, c'est pourtant du conseil inverse que je devrais m'inspirer.
Et me rappeler aussi souvent que possible, que de part et d'autre du "maintenant", il y a "avant" et "après", et que de tout ça on tire notre équilibre de chaque instant.
Du passé, on s'appuie sur notre instinct nourri de toutes nos expériences, sur notre capacité à traverser les épreuves et à se relever.
Du futur on tire l'oxygène qui nous fait avancer, l'espace qui nous attire à lui et nous fait tracer notre route pour jouir au mieux des "maintenant" à venir.
Belle lucidité, clé de l'équilibre, secret de la liberté que je vénère.
Lucidité parfois domptée.

Mais lucidité dilettante. Car le plus souvent, quand je veux m'extirper d'un présent trop envahissant, au lieu de prendre du recul, de m'aérer et regarder au loin, je me recroqueville et m'abstrais.

Et me voilà parti. Absent du présent.
Loin, très loin. Et pourtant proche, si proche.
Oisif dans un paradis artificiel. Fruit de mon imagination.
Un monde subtil, où l'érotisme est au coin de la rue.
Un monde frénétique aussi, de gros seins et de gros culs.
Endiablé d'arômes, embrumé d'encens,
De parfums de plaisir s'exhalant d'un brasier charnel.
Un monde de brutes dans de la douceur.
D'orgies lubriques et d'indécente candeur.

On pourrait croire que je ne peux en redescendre, que j'y suis trop accoutumé.
Et que je pourrais me consumer ainsi, à petit feu.
Sans doute jusqu'à la dose fatale.
Mais un je-ne-sais-quoi me réabsorbe soudainement, un réflexe du corps ou un sort du présent, pour me réexpulser au coeur de l'instant.
A grand cri mon corps me réclame de se frotter à un congénère, mon âme me susurre de vampiriser une âme soeur. Au point de me redonner l’énergie de me resociabiliser.
Prenez garde, je suis en manque.


lundi 6 février 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (8ème partie)

L'attente. Dénoncé par mes soins comme responsable de tous les maux.
Voilà donc mon coupable idéal, ma tête de turc, mon bouc émissaire.
Mais d'où sors-je donc une telle posture?

lundi 30 janvier 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (7ème partie)

Quand on joue avec le feu, on se rêve en auteur-compositeur-interprète. Mais ça ne dure qu'un temps.
On se rend vite compte qu'on n'a rien d'un virtuose.
On ne compose pas les partitions des autres. On compose avec les partitions des autres.
On réalise qu'il faut essayer de tout concilier avant qu'on ne soit obligé de passer au cran d'après. Car quand on doit réconcilier, c'est au mieux désespérément laborieux, au pire désespérément compromis.
On ne virevolte pas longtemps au dessus de la cohue, on ne plâne pas indéfiniment, en apesanteur, comme le goéland dans la tempête.
Non, on est en plein dedans. On rame.
En marchant sur des oeufs. Avec des pantalons patte d'éléphant, et de gros sabots en porcelaine.
On court après le temps.

samedi 21 janvier 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (6ème partie)

Quand on joue avec le feu, la passion dévastatrice n'est pas le seul écueil.
Car en renonçant à l'exclusivité, on prive notre orgueil de sa ressource essentielle.
L'exclusivité. Cette potion euphorisante qui nous flatte, nous galvanise, lui donne la sensation d'invulnérabilité. Et ça, notre orgueil a du mal à le lâcher.
Ne plus être le seul, l'unique, l'irremplaçable.
N'être qu'un parmi d'autres, aux yeux de l'autre.
Ça peut sembler insoutenable.
Pourtant ça se surmonte.
C'est en fait une question d'amour propre.
Et de rééquilibrage entre orgueil et confiance en soi.

mercredi 11 janvier 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (5ème partie)

Au bout d'une année de cette vie sociale secrète aussi captivante qu'épanouissante, je ne ressentais plus vraiment ce besoin d'aller "baiser ailleurs". En tous cas plus de la même façon.
Je ne dis pas que j'aurais pu indéfiniment me contenter de relations platoniques sur la toile, mais j'étais bien, au rythme quotidien de relations intimes virtuelles, devenues aussi solides que présentes.
Le désir était délicieusement envahissant.
Je jouais déjà avec le feu.

dimanche 8 janvier 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (4ème partie)

Baiser ailleurs.
Je ne savais pas si cela se produirait vraiment.
Mais déjà nous avions franchi un point de non retour.
Nous avions mis au point le cadre théorique et il nous rassurait beaucoup.
Cependant envisager la pratique me remuait encore.
Je me connais et sait bien qu'il y a peu de chances que je puisse trouver désir, séduction et plaisir sans un minimum d'attachement sentimental. Je suis un amoureux permanent et multiple, mais jusqu'ici je réprimais cela. Allais-je maitriser ce bouleversement?
Mon épouse allait elle supporter ces "infidélités" consenties?
Et puis cette perspective un peu vertigineuse faisait voler en éclat une construction méticuleuse : celle d'années d'intégrité conjugale totale dont j'étais plutôt fier.
Ce sont sans doute toutes ces incertitudes qui causèrent le zona précédemment évoqué.

samedi 7 janvier 2012

Petit intermède

Je ne sais si des lecteurs courageux ont réussi à me suivre jusque dans les derniers méandres de ma saga introspective, mais au cas où, en écho à mes dernières élucubrations sur l'épanouissement sexuel dans le couple, je vous invite à une petite lecture à la fois "corroborante" mais surtout très énervante.

C'est ici.

D'où vient cette approche sexiste?
Du subconscient du scientifique qui n'aurait pas l'idée d'étendre sa théorie au vécu des femmes? Ou une restitution déformée par une presse légère friande de polémique? Je ne sais pas, j'ai pas le temps d'approfondir l'enquête...

S'il y a bien un truc que j'ai vérifié sur la blogosphère, c'est que certes peut être la statistique peut nous inviter à quelques raccourcis pour caractériser les besoins sexuels selon qu'on est homme ou femme, mais je ne vois pas l'intérêt d'alimenter des clichés très stigmatisants pour les minorités statistiques : non l'adultère "sexuel" n'est pas exclusivement masculin et oui les femmes peuvent aussi être simplement gourmandes sexuellement...
(oui, c'est quand même un peu navrant d'avoir à enfoncer des portes ouvertes un samedi soir d'hiver en l'an 2012... !)




jeudi 5 janvier 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (3ème partie)


La nuit porte conseil, certes, mais pas assez pour résoudre le casse tête.
Baiser ailleurs.
Dit comme ça, c'est pas très romantique.
Mais je sais que si elle l'a dit, et si je l'ai entendu, c'est que c'est désormais dans le champ des possibles. Tout le chemin parcouru, ce constat que l'exclusivité dans le couple était une barrière limitante, se révélant parfois absurde, on l'avait fait ensemble. Cette possibilité de liberté dans le couple, c'était une vision commune.
Simplement on espérait que cela ne nous concernait pas.

mardi 3 janvier 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (2ème partie)


Sonné par cette réaction prévisible, quoique sans précédent sur la forme, je me suis recroquevillé et en espérant que le sommeil m'anesthésie au plus vite de ma douleur. Douleur sournoise qui me contraint à la ruminer sans que cela n'accélère son élimination.
Le sommeil ne vient pas, donc je rumine.
On se croyait tiré d'affaire, nous voilà de retour à la case départ.
Dois-je partir en claquant la porte?

lundi 2 janvier 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (1ère partie)

Je n'aime pas spécialement les bilans. Mais quand on se sent comptable de ses faits et ses gestes, et qu'on vise une gestion saine de son existence, peut-on s'en affranchir?
Voici donc l'heure du bilan, la révision obligatoire des 2 ans, qui coïncide avec le début de l'année, et qui m'oblige à mettre les mains dans mon passé. Et qui me rappelle que ce n'est pas si désagréable, parfois, de sortir la tête du guidon.

Décembre 2009. Vacances de noël dans la belle famille.
J'avais le choix entre claquer la porte, ou faire un zona et ouvrir un blog.
J'ai fait le second choix.

dimanche 11 décembre 2011

Fleur de peau

Je ne sais pas si c'est une réaction à l'hiver (qui arrive enfin, ça devrait ma rassurer) et à nos sur-couches vestimentaires qui s'entassent, mais j'ai envie de peau nue, de peaux nues, de contact, de mélanges.
Des peaux nues comme des supports à de jolies fresques sensuelles, jeux d'ombres et de lumières, de souffles et de frissonnements, qui semblent nous conter de jolies histoires, nous chanter de douces mélodies, nous faire apparaitre les plus beaux dessins dans lesquels on voudrait bien se perdre...
Chant des sirènes?

Sans doute suis je encore sous le charme de ce court métrage diffusé il y a peu sur Arte, intitulé "Dans la peau", où l'on voit des tatouages passer d'un corps à l'autre, et notamment une sirène...

jeudi 1 décembre 2011

Tout, sauf l'essentiel...

Je suis un visuel. Né durant la décennie des 70's, quand l'image s'est faite télévisuelle.

Cause à effet, ou le contraire, je suis de la génération qui est entrée dans la puberté en guettant le programme du premier samedi du mois, minuit, pour apprendre à se débrouiller sur des ébats brouillés.
C'était déjà un exutoire à tout ce désir qui m'assaillait, du matin au soir, dans la vraie vie. Copines de classe au corps prometteurs, aux confidences faussement naïves, aux impudeurs intrigantes pendant les cours d'éducation physique. Premier émois inespérés, expériences chamboulantes.
Innocent comblé, chasseur complexé. Des hauts et des bas, et vice versa. Cruellement snobé, généreusement dévergondé.
Il n'y avait pas de quoi s'ennuyer sur la route vers l'âge adulte.
Mais de façon inconsciente, obéissant sans doute à la pression sociale et aux autres contraintes de l'existence, j'ai délaissé le réel pour étancher ma soif de luxure.

Petit à petit, la pornographie a été une évasion, une quête esthétique discrète. La croyance que c'était le traitement miracle pour apaiser mon appétence pour les corps féminin en proie au plaisir sexuel, sans pour autant avoir à m'exposer, sans faire de vague dans ce monde intimidant.
Un peu comme si, conscient de porter en moi le gène du nomadisme, j'étais séduit par l'idée de me contenter d'une dose hebdomadaire de "Thalassa" et "Des racines et des ailes" pour ne pas avoir à prendre l'avion.
(Il faut dire, à ma décharge que j'ai grandi dans les années 80, à l'heure où l'on a commencé à vivre sa vie par procuration, devant son poste de télévision).

Chaque nouveau film me faisait pourtant le même effet désagréable : excitation bien sûr mais overdose systématique. Coupe faim radical certes, mais qui me laissait sur ma faim.
Et paradoxalement, au lieu de laisser un écœurement durable, une lassitude logique, ça renforçait ma détermination à en voir un prochain, comme si j'étais à la recherche du Graal.

Alors au lieu d'être un antidote à ma frustration, ça en devenait le catalyseur.
Aucun des longs-métrages visionnés ne me satisfaisait.
Je ne demandais pourtant pas la lune. Juste des scénarios agréables avec des scènes érotiques excitantes, authentiques. Pas les pudibonderies aseptisés du dimanche soir sur M6, où les ébats simulés sont si surjoués, les corps si artificiellement animés, qu'on a l'impression d'assister à une retransmission d'un concours de patinage artistique aux jeux olympiques d'hiver. Ni tout le reste, le "hard", cet exercice de style où certes l'anatomie est enfin débarrassées de cache sexe, mais où elle est alors si déformée par le silicone et les gros plans, qu'on ne sait plus à l'issue d'un tel visionnage à quoi peut ressembler un corps humain dans son essence et son intégralité.

Trouver le film correspondant à mon idéal érotique. Telle était ma quête.
Patiente, lucide.
Laborieuse.
Arrivèrent même les années 2000, où Google et les téléchargements illégaux me donnaient enfin à tout le patrimoine pornographique de l'humanité. Ben oui, au XXIè siècle, il était enfin permis aux hommes de rester Mr Toulemonde, tout en vivant enfin pleinement leurs mâles déviances sur le grand marché planétaire gratuit du sexe multimédia.
Je ne pouvais qu'y trouver mon bonheur.

Hélas non, rien n'y fit. Ma quête resta vaine.
La seule chose que j'ai découvert, c'est l'étendue de la face cachée de l'humanité masculine, apparaissant enfin au grand jour grâce aux statistiques de google. Des siècles de tabous, de déviances contenues dans les confessionnaux et les bordels, soudain lâchés dans la nature. Sur la toile plutôt.
Qui explique peut être, sans trop que je comprenne pourquoi, que je n'aie pas trouvé mon bonheur.

La subtilité que je n'ai pas trouvée là dedans est-elle liée au fait que le mâle ignore tout de ses désirs et en soit encore au stade de la pulsion ? Je ne sais.
Le fait est que ce que je préfère dans les films pornos, c'est ce que je ne vois pas. C'est la scène coupée, le plan non retenu, la séquence toujours ignorée par le scénariste. La séquence, plus ou moins longue, qui, dans le réel, se déroule entre la fin du dialogue et le coït bestial. La scène où tout vacille. L'apogée du désir, fruits de la séduction, nappés de sentiments ou de complicité... le lâcher prise, le seuil où l'on bascule de la bienséance à l'indécence, puis où l'on glisse vers la bestialité.
Tout cela, rideau. Suivant. Réalité qui n'a pas lieu dans le meilleur des monde pornographiques.
Un peu de bienséance. Beaucoup de bestialité.
Pas de subtilité. Juste la suite, sans transition.

C'est acquis. La pornographie exhibe tout, sauf l'essentiel.
Sans doute le désir n'est-il pas télégénique. Ce n'est pas dans un tube cathodique ni une planche de plasma que je vais pouvoir le contempler.
J'ai donc abandonné l'idée de vivre du désir de substitution, de cet ersatz décevant. Pas possible de déléguer, mauvaise stratégie de penser qu'on peut externaliser. Faut assumer !


D'où ce blog.
D'où l'envie de sortir de la passivité. De ne plus être consommateur inerte.
D'où le partage, d'où le don.
D'où la liberté finalement mutuellement octroyée, mon épouse et moi, pour ne pas s'interdire de cultiver le désir quand il vient d'ailleurs. Quand on sent qu'il germe en nous, pourtant semé, chauffé et arrosé par un autre printemps.

Bref.
Verdict de platitudes et enfonçages de portes ouvertes.
Conclusion qui coule de source. Temps des poncifs et piétinage de lieux communs.
Mais passage obligé du téléspectateur blasé de Thalassa, Faut pas rêver et le Journal du Hard.

On est bien peu de choses et on ne mourra pas moins idiots. Les relations humaines sont vastes et très riches.
Elles vont de la bienséance à la bestialité.
Le média télévisuel restitue sans souci ces deux bornes. Pour tout ce qui est intermédiaire, j'ai fini par accepter de le vivre par moi même. Cet intermédiaire médiatiquement impalpable, c'est peut être ça l'érotisme.

dimanche 20 novembre 2011

Circonstances accomodantes

Ce soir, je laisse libre cours à votre imagination...
Libre à vous de suivre quelques énigmes en guise d'indices...

jeudi 10 novembre 2011

Désorientation duale du mâle versatile

Parfois le désir qui m'anime, l'excitation qui me gagne, les situations qui m'électrisent, ou le plaisir qui me galvanise, me donnent envie de braquer les projecteurs sur moi.
Elle me pousse à ça.
Avec ma complice, et à cause d'elle. 
Envie de m'offrir au regard de tous et de chacun. 
Dans un lieu où l'indécence serait la norme.
Offrir mon vécu et mon corps déformé par le cul au vu et au su de tout le monde.
Ouvrir grand mon manteau à mes pairs. Jeter en pâture, sans les mettre en balance, le poids des mots et le choc des photos.
Envie d'exposition permanente, avec ou sans vernissage et autres exercices imposés.
Jouir du regard outré, curieux, hautain, admiratif ou désireux que vous poserez sur moi.
Oui, elle me rend exhibitionniste.

Parfois c'est tout le contraire.
Le désir qui m'anime, l'excitation qui me gagne, les situations qui m'électrisent ou le plaisir qui me galvanise me donnent envie de rester tapi dans l'ombre.
Elle me pousse aussi à ça.
Avec ma complice, et à cause d'elle. 
Attitude coquine sous prude apparence. 
Réaliser l'impensable, l'inimaginable, l'insoupçonnable au nez et à la barbe de chacun.
Camoufler l'évidence dans un lieu improbable.
Jubiler des ébats à la sauvette, dissimuler l'impair commis sous le manteau. Masquer l'imposture, travestir les faits.
Vivre l'extraordinaire sous couvert de la normalité.
Jouir du secret de jouir en secret. Se dire que nul autre n'en saura jamais rien.
Et qu'on emportera ce secret à jamais.
Oui, elle me rend aussi inhibitionniste.

Bref, vous m'en voyez désorienté, mais je suis finalement assez réversible.

jeudi 27 octobre 2011

Stupeur et craquements

Je sors de chez une créature qui m'a fait craquer.

Je la trouvais si belle, en entrant. Un charme inespéré dans ce contexte.
Je l'ai saluée, avec la suffisance de celui qui exhibe son portefeuille comme pour mettre en avant son rang de client à soulager. Je lui ai souri avec le regard du souffrant, annonciateur des caprices auxquels elle devrait se plier.
Mais mon sourire s'est vite crispé.
Ça n'a pas fait un pli.
Elle n'avait pas l'intention de se soumettre.
Et quand c'est moi qui fût plié, j'ai vu su que ce n'était pas de rire.
Après m'avoir malaxé les fesses, au point de les retrousser, elle m'a serré dans ses bras, si fort que mon regard s'est détourné.
Comme sous l'effet d'une pression inédite.
J'ai failli tourner de l'oeil mais elle m'a ressaisi.
Ne jouez pas les détachés, me dit-elle, ou je vous mets en pièces détachées.
Moi j'essayai de rester de marbre, tandis qu'elle faisait en sorte que ma colonne retrouve la ligne.
Elle cherchait manifestement à me faire tourner la tête.
Je n'y étais pas opposé. Mais pas disposé non plus.
Elle m'a dit, d'un air menaçant : je déteste qu'on me résiste quand j'ai décidé de faire tourner la tête d'un homme.
Je n'aurais pas dû résister.
Mon sang n'a fait qu'un tour. Mon cou aussi.
Je lui ai donc emboîté le pas, pendant qu'elle ré-emboîtait ma tête.
Puis m'a repoussé en me laissant à terre.  Comme disloqué.
Elle a réclamé son dû, et m'a tourné le dos sans demander son reste.
Elle m'a fait craquer vous dis-je.

Je suis reparti, le coeur brisé, et le reste aussi.
Oui. Elle n'était pas très psychologue.

La prochaine fois, il faudra bien que je m'assure que je vais chez une ostéopathe psychologue, et non une ostéologue psychop...

lundi 24 octobre 2011

Quadrature du triangle

Dévaler quatre par quatre,
Un escalier par quatre chemins.
En ce jour d'avril deux mille quatre
Ça n'est pas tous les quatre matins

Convertis comme deux Henri IV
Épris d'amour pour leur catin
Un verre de vin sous licence IV
T'a offerte à notre quatre mains

Tu étais belle à quatre pattes.
Du haut de nos mètres quatre vingts
Pour le plaisir, pliés en quatre
N'en reste plus que ces quatrains...

lundi 17 octobre 2011

Des étranges fluctuations du règne animal...

J'ai mille choses à penser.
Et encore plus à faire.
Des chats à fouetter.
Rien à battre. Autant à cirer.
Bref je n'en ai que faire.

Mes pensées ont dépassé ma pensée.
Constatant au loin que tu es celle qui les a semées.
Et je m'accroche à ce passé dépensé sans compter,
Pour essayer de les rattraper, pour essayer de me rattraper.
A tes yeux.
Vouloir que n'en aies que pour moi.
T'assiéger s'il le faut.
Un jour nous finirons par nous récolter.


Tout est très prévisible.
A posteriori.
Le cycle de l'évolution nous ramène à l'origine.
Strate primaire.
Le reste est secondaire.
Grandeur et décadence.
L'esprit vacille. Seul le corps résiste.
Et il parle.
Basique.
Il te parle.

Mon regard t'enveloppe, te déshabille.
Juste envie de lécher tout ton corps.. intégralement....
et te baiser ensuite... longuement...
Empoigner ta chevelure, mordre tes épaules, ton cou...
te culbuter avec régularité et vigueur...
M'enivrer du rythme envoûtant du clapotis de mon bassin heurtant ton cul, et des ornements mélodieux et lancinants de tes gémissements...

dimanche 9 octobre 2011

Le coup de la panne...

A vingt ans, il m'est arrivé de faire le coup de la panne.
Complice de ma monture simulatrice, j'emmenais ma passagère sur des chemins de traverse.
Avec plus ou moins de succès.
Le septième ciel n'était pas toujours à l'arrivée.
Mais il m'obligeait à progresser dans la débrouillardise.
C'était prévisible, mais plutôt bien rôdé.
Le véhicule était fébrile, mais ma mécanique infaillible.
Ma copilote se laissait tomber dans le panneau.

Maintenant que je n'ai plus vingt ans, on pourrait penser que tout ça c'est de l'histoire ancienne.
Mais non.
Car de coup de la panne il est à nouveau question.
Cependant, l'âge aidant, je dois bien l'avouer, le coup de la panne se produit désormais à l'insu de mon plein gré...
Oh, point de griefs à l'égard du véhicule. L'âge aidant, disais-je, signe d'embourgeoisement, le véhicule est devenu infaillible : rien à voir avec les bagnoles d'occases de ma jeunesse.
Non aujourd'hui, c'est la mécanique qui me trahit. Ma mécanique intime.

Sans doute pour voyager loin n'ai-je pas assez ménagé ma monture. Mais peu importe.
Me voilà au pied du mur, la gravitation faisant remarquer à tous que l'instrument n'indique pas la bonne direction.
Pourtant le désir est là, tout semble fonctionner. Je ne sais pas ce qui se passe au niveau de la courroie de transmission. Sans l'aide du moindre cric pour faire prendre de la hauteur à l'ensemble, j'ai l'air tout penaud.


Alors me ressaisissant malgré tout, je dois faire mine d'avoir l'air dégourdi et m'improvise en mécanicien de fortune.

Première étape, me débarrasser de mon orgueil, si étouffant qu'il entrave tous mes gestes. Ensuite, me préoccuper de rassurer ma passagère avant qu'elle ne se sente obligée de me rassurer, moi. Occuper le terrain pour ne pas lui ouvrir une fenêtre par laquelle elle pourrait décrocher son téléphone et demander à Europ Assistance de se faire rapatrier sur le champ.

Je marche sur des oeufs. Non, lui promets-je, ce n'est pas lié à ce qu'elle a dit, ce qu'elle a fait ou n'a pas fait. Elle n'y est pour rien. Mais ne pas lui dire non plus que ça aurait pu arriver avec une autre (même si ça aurait été vrai). On ne va pas laisser à notre imagination le soin de spéculer sur des substitutions. Ce n'est vraiment pas le moment.
Ne pas s'appesantir non plus sur la fréquence de ce phénomène. Évoquer l'accident d'une rareté extrême lui mettra sous le nez l'injustice de cet événement qui lui arrive à elle et rien qu'à elle. Lui dire que cela arrive très souvent vous transformera à ses yeux en impuissant usé à oublier au plus vite.
Bref, ne pas faire que comme si de rien était. Mais ne pas en faire tout un plat non plus. Prier pour ne pas être trop à l'ouest, à défaut de faire preuve de subtilité.

Une fois le silence rompu avec ce protocole de communication digne des messages d'information de la SNCF, il est temps de passer à l'action. Place au silence à nouveau, et retroussons nous les manches.
Car finalement après tout, tout comme il existe bien la journée sans voiture qui nous rappelle tous les autres plaisirs des déplacements alternatifs, on ne va pas se priver pour explorer tous les autres chemins de traverse, hein?

Et là ça peut partir dans tous les sens.
Alors je ne vais pas me priver.
La belle en tous cas ne se fait pas prier.
Elle a accepté de prendre son mâle en patience.
Pendant que lui se démène tout feu tout flamme.
Dans tous les sens disais-je.

L'invitant aux joies du palais, lui faire constater que si l'étendard est en berne, il n'en est de même avec ma gourmandise.
Et moi de la toucher, à l'oreille. La suivre, au doigt et à l'oeil.
Me montrer mélomane. Après quelques arpèges délicatement prodigués un peu partout pour la faire vibrer en harmonie, jusqu'à en perdre la résonance, l'assaillir d'accords plaqués pour la pousser dans les cordes. Puis humer sa fleur à plein nez pour la garder le plus longtemps en bouche jusqu'à ce que l'ivresse se libère.

Point n'est besoin de se hâter, bien au contraire. Voilà une réparation qui gagne à perdurer. Point d'empressement à voir la situation se redresser.

Enfin, si, pour mon orgueil.
Qui se met justement en jubilation de voir le sémaphore envoyer le signal que tout de même, on a enfin remonté la pente. Le bon tronc à cou lisse s'est à nouveau redéployé.
On se retrouve sur l'autoroute bien connue où le piston entêté s'exprime sans états d'âmes dans la culasse bien huilée. Dans un doux ronronnement qui nous fera vite oublier les éparpillements du début.
C'est sûr. De quoi flatter mon orgueil, pas mécontent de s'éloigner de ces lacets sinueux dignes de la virtuosité d'un eunuque. Oui, un eunuque, ce martyr condamné à compenser son handicap par d'autres talents, et que mon orgueil admire tout en souhaitant ne pas être assimilé à lui.
Tout vient à point qui sait attendre, nous dit donc mon orgueil, gonflé par quelques bouffées de testostérones mal contenues. Bref, tout vient au point qui sait se tendre, pour résumer.
Ouf l'honneur est sauf ! croit-il au fond de lui même. De cet incident mécanique il ne restera plus rien au petit matin. Occultées, volatilisées, effacées par mes inoubliables chevauchées viriles...

Mais tandis qu'il pavane comme un paon oubliant sa panne, mon orgueil se voit à nouveau déstabilisé, désarçonné, dérouté, lorsque la belle, reprenant sa route solitaire au soleil levant, me glissera à l'oreille de sa voix sirupeuse : "Dis, la prochaine fois, tu me feras à nouveau le coup de la panne?"

lundi 3 octobre 2011

De la confusion consensuelle...

C'est malheureux quand même. On a beau se vouloir généreux, ambitieux, original...
La sanction est sans appel.
Je dois me rendre à l'évidence.

Mon amour pour la fourrure ne passe pas.


Mon discours courageux et atypique n'est pas compris, ou du moins il ne suscite pas l'adhésion.
Mon offre de service totalement gratuite et désintéressée a fait un flop.
Ma Founny campagne fait un bide. Elle avance pussy, poussa, bref de façon trop poussive.
Ma rencontre avec les françaises est un rendez-vous manqué.
Hairy n'a pas rencontré Sally.