dimanche 11 décembre 2011

Fleur de peau

Je ne sais pas si c'est une réaction à l'hiver (qui arrive enfin, ça devrait ma rassurer) et à nos sur-couches vestimentaires qui s'entassent, mais j'ai envie de peau nue, de peaux nues, de contact, de mélanges.
Des peaux nues comme des supports à de jolies fresques sensuelles, jeux d'ombres et de lumières, de souffles et de frissonnements, qui semblent nous conter de jolies histoires, nous chanter de douces mélodies, nous faire apparaitre les plus beaux dessins dans lesquels on voudrait bien se perdre...
Chant des sirènes?

Sans doute suis je encore sous le charme de ce court métrage diffusé il y a peu sur Arte, intitulé "Dans la peau", où l'on voit des tatouages passer d'un corps à l'autre, et notamment une sirène...

jeudi 1 décembre 2011

Tout, sauf l'essentiel...

Je suis un visuel. Né durant la décennie des 70's, quand l'image s'est faite télévisuelle.

Cause à effet, ou le contraire, je suis de la génération qui est entrée dans la puberté en guettant le programme du premier samedi du mois, minuit, pour apprendre à se débrouiller sur des ébats brouillés.
C'était déjà un exutoire à tout ce désir qui m'assaillait, du matin au soir, dans la vraie vie. Copines de classe au corps prometteurs, aux confidences faussement naïves, aux impudeurs intrigantes pendant les cours d'éducation physique. Premier émois inespérés, expériences chamboulantes.
Innocent comblé, chasseur complexé. Des hauts et des bas, et vice versa. Cruellement snobé, généreusement dévergondé.
Il n'y avait pas de quoi s'ennuyer sur la route vers l'âge adulte.
Mais de façon inconsciente, obéissant sans doute à la pression sociale et aux autres contraintes de l'existence, j'ai délaissé le réel pour étancher ma soif de luxure.

Petit à petit, la pornographie a été une évasion, une quête esthétique discrète. La croyance que c'était le traitement miracle pour apaiser mon appétence pour les corps féminin en proie au plaisir sexuel, sans pour autant avoir à m'exposer, sans faire de vague dans ce monde intimidant.
Un peu comme si, conscient de porter en moi le gène du nomadisme, j'étais séduit par l'idée de me contenter d'une dose hebdomadaire de "Thalassa" et "Des racines et des ailes" pour ne pas avoir à prendre l'avion.
(Il faut dire, à ma décharge que j'ai grandi dans les années 80, à l'heure où l'on a commencé à vivre sa vie par procuration, devant son poste de télévision).

Chaque nouveau film me faisait pourtant le même effet désagréable : excitation bien sûr mais overdose systématique. Coupe faim radical certes, mais qui me laissait sur ma faim.
Et paradoxalement, au lieu de laisser un écœurement durable, une lassitude logique, ça renforçait ma détermination à en voir un prochain, comme si j'étais à la recherche du Graal.

Alors au lieu d'être un antidote à ma frustration, ça en devenait le catalyseur.
Aucun des longs-métrages visionnés ne me satisfaisait.
Je ne demandais pourtant pas la lune. Juste des scénarios agréables avec des scènes érotiques excitantes, authentiques. Pas les pudibonderies aseptisés du dimanche soir sur M6, où les ébats simulés sont si surjoués, les corps si artificiellement animés, qu'on a l'impression d'assister à une retransmission d'un concours de patinage artistique aux jeux olympiques d'hiver. Ni tout le reste, le "hard", cet exercice de style où certes l'anatomie est enfin débarrassées de cache sexe, mais où elle est alors si déformée par le silicone et les gros plans, qu'on ne sait plus à l'issue d'un tel visionnage à quoi peut ressembler un corps humain dans son essence et son intégralité.

Trouver le film correspondant à mon idéal érotique. Telle était ma quête.
Patiente, lucide.
Laborieuse.
Arrivèrent même les années 2000, où Google et les téléchargements illégaux me donnaient enfin à tout le patrimoine pornographique de l'humanité. Ben oui, au XXIè siècle, il était enfin permis aux hommes de rester Mr Toulemonde, tout en vivant enfin pleinement leurs mâles déviances sur le grand marché planétaire gratuit du sexe multimédia.
Je ne pouvais qu'y trouver mon bonheur.

Hélas non, rien n'y fit. Ma quête resta vaine.
La seule chose que j'ai découvert, c'est l'étendue de la face cachée de l'humanité masculine, apparaissant enfin au grand jour grâce aux statistiques de google. Des siècles de tabous, de déviances contenues dans les confessionnaux et les bordels, soudain lâchés dans la nature. Sur la toile plutôt.
Qui explique peut être, sans trop que je comprenne pourquoi, que je n'aie pas trouvé mon bonheur.

La subtilité que je n'ai pas trouvée là dedans est-elle liée au fait que le mâle ignore tout de ses désirs et en soit encore au stade de la pulsion ? Je ne sais.
Le fait est que ce que je préfère dans les films pornos, c'est ce que je ne vois pas. C'est la scène coupée, le plan non retenu, la séquence toujours ignorée par le scénariste. La séquence, plus ou moins longue, qui, dans le réel, se déroule entre la fin du dialogue et le coït bestial. La scène où tout vacille. L'apogée du désir, fruits de la séduction, nappés de sentiments ou de complicité... le lâcher prise, le seuil où l'on bascule de la bienséance à l'indécence, puis où l'on glisse vers la bestialité.
Tout cela, rideau. Suivant. Réalité qui n'a pas lieu dans le meilleur des monde pornographiques.
Un peu de bienséance. Beaucoup de bestialité.
Pas de subtilité. Juste la suite, sans transition.

C'est acquis. La pornographie exhibe tout, sauf l'essentiel.
Sans doute le désir n'est-il pas télégénique. Ce n'est pas dans un tube cathodique ni une planche de plasma que je vais pouvoir le contempler.
J'ai donc abandonné l'idée de vivre du désir de substitution, de cet ersatz décevant. Pas possible de déléguer, mauvaise stratégie de penser qu'on peut externaliser. Faut assumer !


D'où ce blog.
D'où l'envie de sortir de la passivité. De ne plus être consommateur inerte.
D'où le partage, d'où le don.
D'où la liberté finalement mutuellement octroyée, mon épouse et moi, pour ne pas s'interdire de cultiver le désir quand il vient d'ailleurs. Quand on sent qu'il germe en nous, pourtant semé, chauffé et arrosé par un autre printemps.

Bref.
Verdict de platitudes et enfonçages de portes ouvertes.
Conclusion qui coule de source. Temps des poncifs et piétinage de lieux communs.
Mais passage obligé du téléspectateur blasé de Thalassa, Faut pas rêver et le Journal du Hard.

On est bien peu de choses et on ne mourra pas moins idiots. Les relations humaines sont vastes et très riches.
Elles vont de la bienséance à la bestialité.
Le média télévisuel restitue sans souci ces deux bornes. Pour tout ce qui est intermédiaire, j'ai fini par accepter de le vivre par moi même. Cet intermédiaire médiatiquement impalpable, c'est peut être ça l'érotisme.

dimanche 20 novembre 2011

Circonstances accomodantes

Ce soir, je laisse libre cours à votre imagination...
Libre à vous de suivre quelques énigmes en guise d'indices...

jeudi 10 novembre 2011

Désorientation duale du mâle versatile

Parfois le désir qui m'anime, l'excitation qui me gagne, les situations qui m'électrisent, ou le plaisir qui me galvanise, me donnent envie de braquer les projecteurs sur moi.
Elle me pousse à ça.
Avec ma complice, et à cause d'elle. 
Envie de m'offrir au regard de tous et de chacun. 
Dans un lieu où l'indécence serait la norme.
Offrir mon vécu et mon corps déformé par le cul au vu et au su de tout le monde.
Ouvrir grand mon manteau à mes pairs. Jeter en pâture, sans les mettre en balance, le poids des mots et le choc des photos.
Envie d'exposition permanente, avec ou sans vernissage et autres exercices imposés.
Jouir du regard outré, curieux, hautain, admiratif ou désireux que vous poserez sur moi.
Oui, elle me rend exhibitionniste.

Parfois c'est tout le contraire.
Le désir qui m'anime, l'excitation qui me gagne, les situations qui m'électrisent ou le plaisir qui me galvanise me donnent envie de rester tapi dans l'ombre.
Elle me pousse aussi à ça.
Avec ma complice, et à cause d'elle. 
Attitude coquine sous prude apparence. 
Réaliser l'impensable, l'inimaginable, l'insoupçonnable au nez et à la barbe de chacun.
Camoufler l'évidence dans un lieu improbable.
Jubiler des ébats à la sauvette, dissimuler l'impair commis sous le manteau. Masquer l'imposture, travestir les faits.
Vivre l'extraordinaire sous couvert de la normalité.
Jouir du secret de jouir en secret. Se dire que nul autre n'en saura jamais rien.
Et qu'on emportera ce secret à jamais.
Oui, elle me rend aussi inhibitionniste.

Bref, vous m'en voyez désorienté, mais je suis finalement assez réversible.

jeudi 27 octobre 2011

Stupeur et craquements

Je sors de chez une créature qui m'a fait craquer.

Je la trouvais si belle, en entrant. Un charme inespéré dans ce contexte.
Je l'ai saluée, avec la suffisance de celui qui exhibe son portefeuille comme pour mettre en avant son rang de client à soulager. Je lui ai souri avec le regard du souffrant, annonciateur des caprices auxquels elle devrait se plier.
Mais mon sourire s'est vite crispé.
Ça n'a pas fait un pli.
Elle n'avait pas l'intention de se soumettre.
Et quand c'est moi qui fût plié, j'ai vu su que ce n'était pas de rire.
Après m'avoir malaxé les fesses, au point de les retrousser, elle m'a serré dans ses bras, si fort que mon regard s'est détourné.
Comme sous l'effet d'une pression inédite.
J'ai failli tourner de l'oeil mais elle m'a ressaisi.
Ne jouez pas les détachés, me dit-elle, ou je vous mets en pièces détachées.
Moi j'essayai de rester de marbre, tandis qu'elle faisait en sorte que ma colonne retrouve la ligne.
Elle cherchait manifestement à me faire tourner la tête.
Je n'y étais pas opposé. Mais pas disposé non plus.
Elle m'a dit, d'un air menaçant : je déteste qu'on me résiste quand j'ai décidé de faire tourner la tête d'un homme.
Je n'aurais pas dû résister.
Mon sang n'a fait qu'un tour. Mon cou aussi.
Je lui ai donc emboîté le pas, pendant qu'elle ré-emboîtait ma tête.
Puis m'a repoussé en me laissant à terre.  Comme disloqué.
Elle a réclamé son dû, et m'a tourné le dos sans demander son reste.
Elle m'a fait craquer vous dis-je.

Je suis reparti, le coeur brisé, et le reste aussi.
Oui. Elle n'était pas très psychologue.

La prochaine fois, il faudra bien que je m'assure que je vais chez une ostéopathe psychologue, et non une ostéologue psychop...

lundi 24 octobre 2011

Quadrature du triangle

Dévaler quatre par quatre,
Un escalier par quatre chemins.
En ce jour d'avril deux mille quatre
Ça n'est pas tous les quatre matins

Convertis comme deux Henri IV
Épris d'amour pour leur catin
Un verre de vin sous licence IV
T'a offerte à notre quatre mains

Tu étais belle à quatre pattes.
Du haut de nos mètres quatre vingts
Pour le plaisir, pliés en quatre
N'en reste plus que ces quatrains...

lundi 17 octobre 2011

Des étranges fluctuations du règne animal...

J'ai mille choses à penser.
Et encore plus à faire.
Des chats à fouetter.
Rien à battre. Autant à cirer.
Bref je n'en ai que faire.

Mes pensées ont dépassé ma pensée.
Constatant au loin que tu es celle qui les a semées.
Et je m'accroche à ce passé dépensé sans compter,
Pour essayer de les rattraper, pour essayer de me rattraper.
A tes yeux.
Vouloir que n'en aies que pour moi.
T'assiéger s'il le faut.
Un jour nous finirons par nous récolter.


Tout est très prévisible.
A posteriori.
Le cycle de l'évolution nous ramène à l'origine.
Strate primaire.
Le reste est secondaire.
Grandeur et décadence.
L'esprit vacille. Seul le corps résiste.
Et il parle.
Basique.
Il te parle.

Mon regard t'enveloppe, te déshabille.
Juste envie de lécher tout ton corps.. intégralement....
et te baiser ensuite... longuement...
Empoigner ta chevelure, mordre tes épaules, ton cou...
te culbuter avec régularité et vigueur...
M'enivrer du rythme envoûtant du clapotis de mon bassin heurtant ton cul, et des ornements mélodieux et lancinants de tes gémissements...

dimanche 9 octobre 2011

Le coup de la panne...

A vingt ans, il m'est arrivé de faire le coup de la panne.
Complice de ma monture simulatrice, j'emmenais ma passagère sur des chemins de traverse.
Avec plus ou moins de succès.
Le septième ciel n'était pas toujours à l'arrivée.
Mais il m'obligeait à progresser dans la débrouillardise.
C'était prévisible, mais plutôt bien rôdé.
Le véhicule était fébrile, mais ma mécanique infaillible.
Ma copilote se laissait tomber dans le panneau.

Maintenant que je n'ai plus vingt ans, on pourrait penser que tout ça c'est de l'histoire ancienne.
Mais non.
Car de coup de la panne il est à nouveau question.
Cependant, l'âge aidant, je dois bien l'avouer, le coup de la panne se produit désormais à l'insu de mon plein gré...
Oh, point de griefs à l'égard du véhicule. L'âge aidant, disais-je, signe d'embourgeoisement, le véhicule est devenu infaillible : rien à voir avec les bagnoles d'occases de ma jeunesse.
Non aujourd'hui, c'est la mécanique qui me trahit. Ma mécanique intime.

Sans doute pour voyager loin n'ai-je pas assez ménagé ma monture. Mais peu importe.
Me voilà au pied du mur, la gravitation faisant remarquer à tous que l'instrument n'indique pas la bonne direction.
Pourtant le désir est là, tout semble fonctionner. Je ne sais pas ce qui se passe au niveau de la courroie de transmission. Sans l'aide du moindre cric pour faire prendre de la hauteur à l'ensemble, j'ai l'air tout penaud.


Alors me ressaisissant malgré tout, je dois faire mine d'avoir l'air dégourdi et m'improvise en mécanicien de fortune.

Première étape, me débarrasser de mon orgueil, si étouffant qu'il entrave tous mes gestes. Ensuite, me préoccuper de rassurer ma passagère avant qu'elle ne se sente obligée de me rassurer, moi. Occuper le terrain pour ne pas lui ouvrir une fenêtre par laquelle elle pourrait décrocher son téléphone et demander à Europ Assistance de se faire rapatrier sur le champ.

Je marche sur des oeufs. Non, lui promets-je, ce n'est pas lié à ce qu'elle a dit, ce qu'elle a fait ou n'a pas fait. Elle n'y est pour rien. Mais ne pas lui dire non plus que ça aurait pu arriver avec une autre (même si ça aurait été vrai). On ne va pas laisser à notre imagination le soin de spéculer sur des substitutions. Ce n'est vraiment pas le moment.
Ne pas s'appesantir non plus sur la fréquence de ce phénomène. Évoquer l'accident d'une rareté extrême lui mettra sous le nez l'injustice de cet événement qui lui arrive à elle et rien qu'à elle. Lui dire que cela arrive très souvent vous transformera à ses yeux en impuissant usé à oublier au plus vite.
Bref, ne pas faire que comme si de rien était. Mais ne pas en faire tout un plat non plus. Prier pour ne pas être trop à l'ouest, à défaut de faire preuve de subtilité.

Une fois le silence rompu avec ce protocole de communication digne des messages d'information de la SNCF, il est temps de passer à l'action. Place au silence à nouveau, et retroussons nous les manches.
Car finalement après tout, tout comme il existe bien la journée sans voiture qui nous rappelle tous les autres plaisirs des déplacements alternatifs, on ne va pas se priver pour explorer tous les autres chemins de traverse, hein?

Et là ça peut partir dans tous les sens.
Alors je ne vais pas me priver.
La belle en tous cas ne se fait pas prier.
Elle a accepté de prendre son mâle en patience.
Pendant que lui se démène tout feu tout flamme.
Dans tous les sens disais-je.

L'invitant aux joies du palais, lui faire constater que si l'étendard est en berne, il n'en est de même avec ma gourmandise.
Et moi de la toucher, à l'oreille. La suivre, au doigt et à l'oeil.
Me montrer mélomane. Après quelques arpèges délicatement prodigués un peu partout pour la faire vibrer en harmonie, jusqu'à en perdre la résonance, l'assaillir d'accords plaqués pour la pousser dans les cordes. Puis humer sa fleur à plein nez pour la garder le plus longtemps en bouche jusqu'à ce que l'ivresse se libère.

Point n'est besoin de se hâter, bien au contraire. Voilà une réparation qui gagne à perdurer. Point d'empressement à voir la situation se redresser.

Enfin, si, pour mon orgueil.
Qui se met justement en jubilation de voir le sémaphore envoyer le signal que tout de même, on a enfin remonté la pente. Le bon tronc à cou lisse s'est à nouveau redéployé.
On se retrouve sur l'autoroute bien connue où le piston entêté s'exprime sans états d'âmes dans la culasse bien huilée. Dans un doux ronronnement qui nous fera vite oublier les éparpillements du début.
C'est sûr. De quoi flatter mon orgueil, pas mécontent de s'éloigner de ces lacets sinueux dignes de la virtuosité d'un eunuque. Oui, un eunuque, ce martyr condamné à compenser son handicap par d'autres talents, et que mon orgueil admire tout en souhaitant ne pas être assimilé à lui.
Tout vient à point qui sait attendre, nous dit donc mon orgueil, gonflé par quelques bouffées de testostérones mal contenues. Bref, tout vient au point qui sait se tendre, pour résumer.
Ouf l'honneur est sauf ! croit-il au fond de lui même. De cet incident mécanique il ne restera plus rien au petit matin. Occultées, volatilisées, effacées par mes inoubliables chevauchées viriles...

Mais tandis qu'il pavane comme un paon oubliant sa panne, mon orgueil se voit à nouveau déstabilisé, désarçonné, dérouté, lorsque la belle, reprenant sa route solitaire au soleil levant, me glissera à l'oreille de sa voix sirupeuse : "Dis, la prochaine fois, tu me feras à nouveau le coup de la panne?"

lundi 3 octobre 2011

De la confusion consensuelle...

C'est malheureux quand même. On a beau se vouloir généreux, ambitieux, original...
La sanction est sans appel.
Je dois me rendre à l'évidence.

Mon amour pour la fourrure ne passe pas.


Mon discours courageux et atypique n'est pas compris, ou du moins il ne suscite pas l'adhésion.
Mon offre de service totalement gratuite et désintéressée a fait un flop.
Ma Founny campagne fait un bide. Elle avance pussy, poussa, bref de façon trop poussive.
Ma rencontre avec les françaises est un rendez-vous manqué.
Hairy n'a pas rencontré Sally.


jeudi 15 septembre 2011

Space dream

Je ne suis pas quelqu'un qui se prend d'ordinaire pour John Travolta ou Nicolas Cage. Ni un fan de ce film,  même si j'en avais pourtant apprécié quelques scènes, en particulier celles jouées par le second.

Pourtant cette nuit j'ai rêvé qu'on m'avait greffé le visage de quelqu'un d'autre.
Rien à voir avec Castor Troy. Mais je n'avais pas pour autant perdu au change. Mâchoire carrée avec barbe naissante, yeux bleus, les filles me regardaient de façon plus insistante qu'ici bas.
Jusqu'à ma femme qui se mit à adopter une attitude très lascive, malgré la présence de gens autour.
Je l'ai embrassée, caressée, pendant qu'une autre femme aux cheveux courts nous rejoignait. Je me souviens de son visage, il devait s'agir d'une amie à nous dans  ce rêve, mais qui n'existe pas dans la réalité. Comme si nous vivions dans une communauté débridée... C'était très troublant...
Ce rêve agréable m'a semblé très long, s'étalant sur plusieurs séquences pour remplir toute la nuit.
Je me suis réveillé en sursaut au moment où, revenu à des scènes plus conventionnelles, je voulais prendre mon plus jeune fils dans mes bras et où il se détournait de moi car il ne me reconnaissait pas.

Bref un rêve à la con en fait, plein de symboles foireux qui vous bousillent le reste de la journée avec son lot d'analyses basiques et moralisatrices !
Mais bon. Il demeure que certaines scènes vous restent dans le corps et ont assurément des vertus aphrodisiaques durables qui me donnent envie de savourer, là tout de suite, quelques abricots juteux...


vendredi 9 septembre 2011

Une page de pub...

Parce que mon billet précédent a eu plus de succès que je l'espérais (nan je blague).
Parce que la suite dans les idées m'a donné une idée pour la suite.
Parce que de temps en temps on a le droit de faire une pause agréable.
Parce qu'ici même je me mets trop en scène, et que j'ai envie de mettre un peu mes lectrices en avant (nan je blague :-) ...
Parce que quelques photos valent mieux que bien des mots.
Et que de belles images s'apprécient en silence.
Parce que c'est le tape-à-l'oeil qui fait remonter l'audience, et qu'y a pas mieux que le bouche à oreille pour nous en mettre plein la vue.
Parce que je me laisse aller à la propagande quand elle sert mes intérêts.
Parce que si vous êtes là, c'est que vous avez le cerveau disponible et je ne vais pas me priver.
Parce qu'il me semble que le pubien est au plus mal,
Et qu'à coup de slogans il faut promouvoir son retour en grâce
Ben oui, parce que je serais heureux que les femmes redeviennent plus touffues que touffe-lame,
Je me permets d'interrompre mes programmes pour faire place à...
une page de pubiscité....



jeudi 1 septembre 2011

Comment vas-tu, iode poil?

Quand tout va moyen, qu'on se sent fade, qu'on a l'impression qu'on ne peut plus plaire à personne, que le boulot, ô comble de la déprime, se met à vous passionner à nouveau... Quand on n'a plus d'inspiration depuis des semaines, qu'on suit les actualités à longueur de journée qui vous disent, ô comble de la déprime, que tout ce que vous appréhendiez, craigniieez, dénonciiez, depuis des années est en train de se réaliser ou éclater au grand jour... Bref, quand on n'attend rien de ses journées, dans toute cette grisaille, on finit toujours par tomber, de façon inattendue, en lisant son journal, sur un énième article d'un sujet galvaudé qui fait tilt, et vous remet aussitôt en selle pour galoper, tel un gamin, sur son blog ludique.
Ce thème, un sujet de prédilection chez moi, c'est celui dans lequel je m'ébrouais ici ou .
Cet article, c'est le suivant : http://www.slate.fr/story/43007/pour-qui-sonne-le-poil
Bah oui. Ce thème chatouille en moi toutes les réactions les plus touffues et déracine celui que j'ai dans la main pour me faire reprendre la plume.

mercredi 6 juillet 2011

Impudeur

Faire l'amour à une personne sans s'autoriser à lui dire "Je t'aime", c'est quelque part aussi frustrant que de faire l'amour en restant habillé.
La pudeur a un petit côté excitant au départ... Mais c'est encore plus excitant de s'en affranchir...

vendredi 17 juin 2011

Il pleut, elle mouille...

(je parle de l'eau bien entendu)


Ce n'est pas qu'on n'aime pas le beau temps, mais elle et moi, allez savoir pourquoi, quand il pleut, on est heureux...


La fête à la grenouille, le festival de l'eau, c'est un peu chaque jour, et c'est tant mieux....


Mon jardin me comble... La période aride semble loin derrière.
Chaque jour nouveau apporte son lot de légèretés qui irriguent mon existence, et dans le bien être et le plaisir ma vie s'écoule...


Elle est gouttes, je la goûte
chaque matin au lever du soleil
radieux ou pluvieux.
Elle est la rose que j'arrose,
qui me touche sous la douche...
J'aime ses seins appétissants
comme des fruits sucrés rafraichis
de colliers de perles de rosée...

lundi 9 mai 2011

Secret professionnel

- Vous avez de l'ambition, c'est bien, mais en quoi le fait que je vous parle de l'achat d'un canapé en promotion vous met-il dans un tel état?
- Euh... en rien madame... 
- Ce sera plus confortable pour envisager le passage des échelons, n'est-ce pas... 
- Oui, madame, surtout qu'il semble que cela devienne de plus en plus fréquent.
- Vous le déplorez?
- Oh non madame, ces promotions me flattent.
- Vous avez un profil prometteur, je vois bien que vous êtes à l'étroit dans ce costume !
- Vous trouvez?
- Regardez ici, nous avons manifestement à faire ici à un vice de forme, il va falloir y remédier...
- Mais madame...
- Il n'y a pas de mais... Remettriez-vous en question ma façon de voir les choses?
- Non madame..
- Ne voyez vous pas là qu'il s'agit d'un cas de déformation professionnelle?
- Je ne le conteste pas...
- Alors il va nous falloir déballer tout ça.
- Mais madame, ce membre n'est-il pas tenu au secret professionnel?
- Ah vous n'allez pas me faire les mêmes difficultés à chaque fois... Rien de ce qui en sortira ne filtrera d'ici, vous le savez... Croyez vous que je vais en piper mot?
- Non madame. Même si le canapé n'est pas encore installé? 
- Votre table de réunion a maintes fois prouvé qu'elle faisait l'affaire.
- Bien Madame. Selon le protocole habituel? 
- Non, pas de tirage au sort cette fois ci. Vous me tirerez à pile et face...

(Oui, c'est sans doute parce que j'aime être pistonné que je me sens privilégié d'avoir épousé la Directrice des Ressources Humaines)

mardi 19 avril 2011

Reconnaissance du ventre vs rancoeur du bas-ventre

Un chaud lapin ne mord pas la main qui le nourrit... sauf si c'est aussi la main qui a causé la perte de ses roupettes...
Sa maitresse, pourtant très attentionnée, l'a appris à ses dépens !

Le chaud lapin est ingrat : il n'a pas la reconnaissance du ventre mais a en revanche gardé intacte toute la rancœur de son bas-ventre.
(comme s'il fallait encore prouver qu'entre la quête alimentaire et l'activité copulatoire, cette adorable peluche à grosse tête de têtard a établi une hiérarchie immuable)


La Fontaine aurait pu en faire une fable à méditer...

vendredi 1 avril 2011

Moule marinière


C'est une rousse affriolante
La belle marchande de poissons
Elle a les mains un peu collantes
Et le teint hâlé d' un vieux pêcheur breton
Et tous les jours il la contemple
Décongelant ses maquereaux
Il écoute sa voix qui l'enchante
Plus douce qu'un violon alto

"A la moule à la moule,
Elle est belle, elle est fraîche, ma moule !"
"Oh, ça m'tue !
Le jour j'en rêve, la nuit j'en crève
Comment lui dire qu'j'en peux plus ?"

Car cette rousse impénétrable
Ne vit qu'à l'heure de la marée
Ses denrées sont si périssables
Qu'elle n'a jamais une minute à lui consacrer
Mais quelle conscience de poissonnière
Elle soigne toujours ses bons clients
Quand ils font un peu d'urticaire
Elle rajoute un citron gratuitement

"A la moule à la moule,
Elle est belle, elle est fraîche, ma moule !"
"Oh, ça m'tue !
Elle sent le large, l'iode et les algues,
Comment lui dire qu'j'en peux plus ?"


"Oh vous ma rousse ininflammable
Oubliez donc vos bigorneaux
Mon amour est plus délectable
Que la plus belle moule de Hollande ou de Bouchaux"
De sa jolie voix caressante,
Elle lui dit : "J'vois c'que vous avez
Mangez d'la plie ou d'la limande
C'est très bon pour les décalcifiés"
"Oh! Je pêche dans les eaux troublantes
De l'incommunicabilité."


Ricet Barrier / Les frères Jacques

samedi 26 mars 2011

Le soleil se lèvera (quoi qu'il arrive)

(...)
La fraîcheur de la nuit se fait enfin sentir à travers la fenêtre ouverte, même si l'inévitable moustiquaire nous prive hélas des caresses des rares courants d'air.
Le bain de minuit nous a tout de même suffisamment rafraîchis pour rendre délicieux notre endormissement enlacé.
Sarah est blottie entre nous deux. 
Mon ventre épouse son dos et l'on s'emprisonne les cuisses.
Je mets du temps à distinguer nos silhouettes à peine éclairée par la lumière faiblarde du seul lampadaire du hameau, avant de replonger dans son cou et fermer les yeux.
La mélodie de la châtaigneraie qui nous entoure finit de nous bercer... Les scintillements sonores des grillons et autres bestioles des Cévennes vont bientôt servir de toile de fond sonores à nos jolis rêves.

mardi 8 mars 2011

Usclade nu

"Ciel !", allez-vous vous exclamer en lisant ce titre racoleur, "On ne l'arrête plus désormais !", faisant implicitement référence à quelques récents posts où le vêtement est aussi peu célébré que les messieurs un jour de 8 mars.

vendredi 18 février 2011

Chaud lapin

Figurez-vous que j'ai un lapin, un vrai, dans ma maison (une idée saugrenue de mon épouse : sans doute ne se satisfaisait-elle pas de celui, symbolique, mais tout aussi doux pourtant, qui était déjà dans la place, et sous mes traits vous l'avez compris).
Et figurez-vous que c'est un mâle. Et qu'au bout de 6 mois, un mâle est adulte. Et qu'à défaut de lapine dans son environnement, il se montre un peu trop affectueux avec les enfants.
Et que du coup on l'a fait castrer hier. Et que le pauvre lapin il a du mal à s'en remettre. Il n'a rien mangé depuis hier. Par contre malgré ses cicatrices encore vives, ses ardeurs ne sont pas encore atténuées.
C'est fou non?
Bouffer non, mais b... pas de problèmes. Quel esprit de sacrifice pour honorer son instinct reproducteur !
Foutue tyrannie des gamètes...
Vous vous plaignez, vous les filles, parfois des diktats (et des tic-tac) de la lune.
Mais je me dis aussi que décidément, nous les mâles, nous n'avons pas été gâtés par la nature..

 [Edit du 29/03/2011 pour IVV]
un cliché de la bestiole quand il était jeune et encore innocent !

mercredi 16 février 2011

Le pire piège

Chacun de leur côté, l'un puis l'autre. Ils ont commis l'irréversible.
Souillé et déchiré les draps blancs et purs dans lesquels ils s'étaient drapés pour la vie.
Ils sont tombés dans le piège, dans le panneau, dans la facilité.
Et tout va se compliquer pour eux.
Mais ils l'ont fait en toute conscience, et en toute espérance.
Celle de la fidélité au travers des infidélités.

Leur amour succombera-t-il à l'herbe forcément plus verte qu'ils rencontreront de temps à autre ailleurs?
Ou bien résistera-t-il à tout, maintenant que le risque de tromperie et trahison a été pulvérisé par cette œuvre de dialogue, de bienveillance et confiance?



L'irréversible est-il irréparable?
Ils ont brûlé leur certificat de garantie. Leur titre de propriété.
Les voilà tous deux en proie à la précarité de l'existence. Riches et démunis, nus et indécents, offerts au regard des autres, trop obliques pour être soutenable.
Toujours à moitié caché derrière l'apparence du cocon immaculé, mais bien au fond d'eux mêmes. Pour le moment.

Quelle idée en tous cas de faire voler en éclat un doux cocon qui les préservait de tout... ?
Qui les préservait de tout....    même de l'amour.
La réponse est sans doute dans la question.

Seul l'avenir leur dira de quel côté était réellement le pire piège.
A l'intérieur ou à l'extérieur de la bulle nuptiale, ce cocon hérité de nos ancêtres?


"Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants?
"
J.Brel