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dimanche 7 février 2016

Bille en tête...

Quelle jolie surprise, en ces temps de controverses orthographiques qui font tant couleur d'encre, que de tomber sur cette chanson qui nous révèle si bien la saveur des mots..

De quoi me donner envie de reprendre une plume, légère, légère...

Je crois que je vais fantasmer ma vie dans une librairie-papeterie, attendant que des femmes de lettres s'effeuillent de leur plus belle plume...

jeudi 30 juillet 2015

El Nino

Ces vagues de courant d'air chaud incroyables qui ont traversé le pays m'ont souvent cloîtré à l'ombre, rêvant d'amour et d'eau fraîche...

C'est vrai, on a connu des nuits mouvementées, torrides...



Du coup, tout en vous causant de heat burst, cet improbable déluge d'air chaud nocturne qui nous a laissés incrédules, je vais évoquer El Nino... Pas le Nino qui nous détraque le climat, non, celui qui le détendait, avec ses chansons sincères ou déjantées, naïves ou originales...

Et en particulier cette chanson, qui voulait déjà nous alerter sur la perte de l'essentiel, et que j'ai cherché à m'accaparer de ma frêle voix... Avant de vous la partager, vu que, ne l'oublions, sur ce blog je n'ai peur de rien, j'ai même pas peur d'exhiber mon modeste organe...







samedi 26 octobre 2013

Angélique, les ogres et le cheval...

Il n'y a pas si longtemps, grands mythologiphiles et ulyssomanes que nous sommes, échangions à bâtons rompus ici même sur de grandes fresques odysséennes, comme si nous y étions.
On y causait de créatures de légende, espérant inviter la lectrice férue d'épopée à jouer la sirène et lui faire tourner l'étalon (en bourrique), et la convaincre d'arrivée dissimulée pour entrer dans la ville en quête d'un bon plan à Troyes.
Et puis, comme ici aussi nous parlions récemment à bâtons rompus de canons de beauté, de feux d'artifices superflus et de silhouettes callipyges, au point de nous crêper le chignon en rallumant la guerre des sexes, et que justement, il se trouve que tel les ogres, je suis glouton d'Angélique, la plus savoureuse des morceaux de Barback, et que coïncidence encore ils nous donnaient concert jeudi soir en Champagnolie, je me dis qu'il ne m'en fallait pas plus pour relayer leur belle carte postale postée à l'occasion, et mettre en évidence leur message pacifique (et insidieusement équestre)









Angélique-Les ogres de barback

jeudi 15 novembre 2012

Avarice et ivresse

Donne du rhum à ton homme ! Il y a sans doute une petite dose de machisme dans cette chanson de Moustaki , mais une fois de temps en temps, ça fait du bien.

Donne du rhum à ton homme, donc.
Du rhum, du cidre, ou du champagne.
Du Beaujolais pourquoi pas.

Bon, je suis plus Chablis ou Meursault ces temps ci.
En fait en ce moment j'ai envie de douceur, suave et subtile, longue en bouche, durable.

samedi 31 mars 2012

Marionnettes emmêlées

Envie de fusion et confusion.
Quand, épuisés de tant de confidences et de débats, tant de jouissances et d'ébats, nous resterons allongés l'un à côté de l'autre, jusqu'à ce que le langage des mains nous sorte à nouveau de notre silence.
Comme pour grappiller, par ces ultimes caresses mutuelles, du plaisir dont on voudrait faire des provisions pour mieux vivre l'absence à venir.

Quand ta main, massant délicatement mon bâton de joie, manche de vol de notre aéroplane charnel, dirigera mes doigts au coeur de ton intimité, comme des gouvernes ajustées sur la trajectoire du septième ciel...
Quand, marionnettes consentantes entièrement manipulées par l'autre, on retrouvera cette sensation enivrante d'être le prolongement de l'autre.
Quand, rayonnants de plaisir rémanent, bercés par notre orgasme, on pourra chantonner, comme Moustaki, "je ne sais pas où tu commences, tu ne sais pas où je finis"...

 
Moustaki - Je ne sais pas où tu commences (modeste interprétation par moi même :-)

mercredi 14 mars 2012

L'incommunicabilité me fait chanter

Le 1er avril de l'année dernière, animé par de facétieuses intentions, j'avais étalé en ces lieux, au sens de mettre sur l'étal bien entendu, des histoires salées de pêche et de moules, de jeu à la marchande avec une rousse affriolante.
Presqu'un an après, je récidive. Car dans cette chanson de Ricet Barrier, il est question de désir non partagé, de quiproquo, d'incommunicabilité en eaux troubles.
Ce qui finalement résume bien l'ambiance du moment.
Et, parce que moi, quand je n'arrive à parler, je chante.
Et, parce qu'une petite chanson vaut mieux qu'un long discours...
Ben voilà, je ne vais pas noyer le poisson plus longtemps.
Je me jette à l'eau, tout nu, avec ma guitare et ma voix fébrile...


vendredi 1 avril 2011

Moule marinière


C'est une rousse affriolante
La belle marchande de poissons
Elle a les mains un peu collantes
Et le teint hâlé d' un vieux pêcheur breton
Et tous les jours il la contemple
Décongelant ses maquereaux
Il écoute sa voix qui l'enchante
Plus douce qu'un violon alto

"A la moule à la moule,
Elle est belle, elle est fraîche, ma moule !"
"Oh, ça m'tue !
Le jour j'en rêve, la nuit j'en crève
Comment lui dire qu'j'en peux plus ?"

Car cette rousse impénétrable
Ne vit qu'à l'heure de la marée
Ses denrées sont si périssables
Qu'elle n'a jamais une minute à lui consacrer
Mais quelle conscience de poissonnière
Elle soigne toujours ses bons clients
Quand ils font un peu d'urticaire
Elle rajoute un citron gratuitement

"A la moule à la moule,
Elle est belle, elle est fraîche, ma moule !"
"Oh, ça m'tue !
Elle sent le large, l'iode et les algues,
Comment lui dire qu'j'en peux plus ?"


"Oh vous ma rousse ininflammable
Oubliez donc vos bigorneaux
Mon amour est plus délectable
Que la plus belle moule de Hollande ou de Bouchaux"
De sa jolie voix caressante,
Elle lui dit : "J'vois c'que vous avez
Mangez d'la plie ou d'la limande
C'est très bon pour les décalcifiés"
"Oh! Je pêche dans les eaux troublantes
De l'incommunicabilité."


Ricet Barrier / Les frères Jacques

jeudi 9 décembre 2010

Les jouissances s'honorent...

Mais doivent-elles se faire discrètes pour durer? C'est la question qui se pose après avoir voulu jouer les curieux chez la délicieuse Effrontée.

Celle-ci s'enquiert en effet de savoir si j'ai, en quelque sorte, l'oreille musicale pour les mélodies des corps et si je préfère les vocalises ou les chansons quand elles sont composées par le plaisir des dames.
Les réponses me semblent évidentes car j'ai effectivement l'ouïe hypersensible et peu importe que les figures soient libres ou imposées. Pour peu qu'ils soient sincères et spontanés, les sons se jouent facilement de moi.
Non, cette question soulève surtout un autre dilemme que je vais creuser de ce pas.

Dilemme, c'est le mot.
Car si les yeux sont pour moi la première zone érogène, mes oreilles ne sont pas en reste. Il faut le savoir, les sons du plaisir féminin sont plus qu'un puissant aphrodisiaque : ce sont des ondes qui peuvent me téléporter dans l'orgasme !
Qu'ils soient étouffés, murmurés, criés ou en mots prononcés, ils peuvent provoquer en moi des décharges de plaisir et me faire prématurément rendre les armes.
Mais pas tout le temps. Alors ce n'est pas simple.
C'est un jeu à quitte ou double. Parfois les sons d'une voix en extase me galvanisent de façon interminable, et nous mettent en orbite. Parfois ils précipitent ma chute.

Alors à celles qui se risqueront à croiser ma route pour se laisser aller à quelques mélodieuses harmonies ensemble, sachez que l'intensité de votre plaisir peut être proportionnelle à vos talents de simulation.
Simulez parfaitement votre plaisir si vous n'en avez pas pour abréger vos souffrances. Ou bien taisez-le, avec la même virtuosité, si vous en avez beaucoup et que vous voulez qu'il dure.
Sachant que parfois, malgré vos efforts et votre virtuosité, c'est le contraire qui peut se produire  !
Oui le choix est cornélien, mais enthousiasmant, n'est-il pas?
C'est le principe de la loterie, dans le pire des cas on ne perd pas grand chose, mais quand ça sourit, on s'en souvient longtemps après...  :-)

mercredi 12 mai 2010

Bécotages d'aujourd'hui

Une fille de sept ans, ça vous rend gaga un papa.
Je l'entends fredonnant du Brassens tout en bouquinant, et ça m'émeut aux larmes.
Le plus incroyable, c'est que c'est spontané. C'est même pas son ringard de père qui lui a fait du bourrage de crâne. Non, elle le chante de son propre chef.

Après l'émotion, vient le temps de la fierté.
Elle a du goût, me dis-je gonflé d'orgueil. C'est bien la fille à son père...

Après la fierté, vient le temps de l'analyse. Les temps changent, mais les chefs d'oeuvres traversent les époques sans s'altérer, en restant intactes...

Enfin intactes, je dois bien convenir en tendant l'oreille qu'on doit envisager peut-être quelques dérogations. En effet la voilà qui chante le refrain en articulant académiquement :
"Les amoureux qui s'tripotent sur les bancs publics, banc publics, bancs publics...
En s'foutant pas mal des regards obliques..."

Oui les temps changent... et c'est sûr, c'est bien la fille à son père....

mercredi 20 janvier 2010

Ode au désir tendre : Sarah

Une autre chanson. Pas tellement plus récente que la précédente, et aussi écrite par un Georges.
Moustaki celui là.
Ou quand la sensualité résiste à tout... au beau, au bon, au mauvais temps, et au temps tout court...

mardi 19 janvier 2010

Ode au désir coquin : l'orage

Ce n'est pas une nouveauté, ça date des années 60...

Ca fait juste partie de ces friandises croustillantes que ni le temps, ni le bon temps, ni le mauvais temps, ne parviennent à altérer...
Comme il disait, il n'y a rien à jeter. Et moi je dirais que je n'ai rien à ajouter....