Le temps passe et le mystère s'épaissît.
Je ne suis pas un saint.
Je suis souvent en quête de bon temps.
Je tiens cependant à une certaine éthique.
J'essaie d'être transparent.
Paradoxalement, on pourrait penser que je parle de lessive, mais quand on veut être clean, la transparence ne semble pas faciliter la tâche.
C'est ainsi, dès les premiers contacts, j'annonce la couleur : je suis transparent.
Et aussitôt j'ai l'impression de devenir invisible.
On m'ignore, on m'oublie.
Dommage, me dis-je en reprenant ma route.
Sans doute suis-je trop intransigeant. Exigeant. Dérangeant. Ou indigent.
Je ne sais.
J'ai en tous cas un truc en "geant" qui contrarie les gens.
Dommage, car la transparence, c'est le respect, l'authenticité, la confiance.
La transparence ne nuit pas au mystère, celui-ci s'en accommode très bien.
La transparence, c'est juste un gain de temps, pour aller plus vite au meilleur. Une sorte de garantie que le bon temps ne va pas nous infliger du mauvais temps par la suite....
Mots doux, mots en l'air, incitations insidieuses sans incidence, et autres légèretés
lundi 31 décembre 2012
mardi 11 décembre 2012
Duos buccaux
Drôle de période.
Rien à dire.
Rien à faire (en dehors de tout le reste).
Je me sens vide et transparent.
Dans le réel et le virtuel.
J'essaie de rendre les gens curieux de moi, mais force est de constater, ça ne marche pas des masses.
Je suis sur le point d'hiberner.
Pourtant si une jolie bouche venait à traverser mon champ d'action, je vous promets que ma bouche à moi ferait tout pour attirer son attention, à l'obliger à s'animer, se tordre, se déformer, s'ouvrir et se pincer, dans une chorégraphie synchronisée aux rythmes de nos mots... Et quand nos yeux n'en pourraient plus de fondre pour cet objet de convoitise, nos bouches viendraient se gober pour ne plus se séparer jusqu'au petit matin...
Comme quoi le printemps n'est jamais très loin...
jeudi 22 novembre 2012
mardi 20 novembre 2012
Je n'étais pas tout à fait prêt en fait.
C'était bien entendu inéluctable.
Et on ne peut pas dire que je ne l'avais jamais envisagé.
Mais c'est arrivé plus vite que je le pensais.
Ces derniers jours elle était radieuse, voir même guillerette.
Dimanche matin, elle s'est mise en jupe, elle s'est maquillée.
J'ai compris qu'elle avait rencontré quelqu'un.
jeudi 15 novembre 2012
Avarice et ivresse
Donne du rhum à ton homme !
Il y a sans doute une petite dose de machisme dans cette chanson de Moustaki , mais une fois de temps en temps, ça fait du bien.
Donne du rhum à ton homme, donc.
Du rhum, du cidre, ou du champagne.
Du Beaujolais pourquoi pas.
Bon, je suis plus Chablis ou Meursault ces temps ci.
En fait en ce moment j'ai envie de douceur, suave et subtile, longue en bouche, durable.
mardi 6 novembre 2012
Fracture du désir
Grâce à une longue et méthodique exploration de nos souvenirs, nous localisons l’évènement qui a mis par terre l'harmonie sexuelle que nous connaissions ma moitié et moi durant les deux premières années de notre vie de couple, et que nous n'avons jamais réussi à bien rétablir depuis.
mercredi 24 octobre 2012
Clichés et préjugés
Je me fous de ce que les autres pensent, se dit-elle.
Ils me prennent pour une cruche, je sais bien, mais peu me chaut !
Je fais ce que je veux, j'obéis à mon instinct, que lui même obéisse ou non aux clichés dans lesquels on veut volontiers m'enfermer.
Et je me lâche...
Ils me prennent pour une cruche, je sais bien, mais peu me chaut !
Je fais ce que je veux, j'obéis à mon instinct, que lui même obéisse ou non aux clichés dans lesquels on veut volontiers m'enfermer.
Et je me lâche...
dimanche 30 septembre 2012
L'ami docile adoré, facile à dorloter
Oui, la fin du titre dénote.
Savez vous pourquoi?
Parce que les trois dernières syllabes ne sont pas des notes.
C'est comme ça. Ça part sur une mélodie, et ça finit bizarrement.
C'est tout moi, ça.
Les trucs qui partent en vrille.
Mais j'aime bien.
lundi 24 septembre 2012
Se dévoyer corps et âmes
Quel est donc le ressort de notre morale qui nous pousse à décrier la fille facile, le coureur de jupons et autres esprits volages, et nous les fait regarder de travers, quand on ne les met pas dans le même panier?
On peut comprendre que les comportements "consommateurs", prédateurs, collectionneurs, zappeurs dérangent, car ils incarnent, chez moi en tous cas, une vision minimaliste des relations humaines, peu propice avec le respect et l'épanouissement de chacun.
Mais tous les comportements dits "frivoles" ne sont pas du même acabit. Il est intéressant de creuser les tenants et les aboutissants de cet amalgame. Et de détricoter la mécanique de nos réflexes de jugements. Cela en dit long sur nous mêmes.
jeudi 13 septembre 2012
Just a rigolo...
Parfois ma fascination pour les femmes m'emplit d'une gourmandise et d'une drôle d'énergie.
Je me dis alors que je pourrais me donner à la plupart d'entre elles, car elles peuvent susciter chez moi un réel désir, quelle que soient leur personnalité, leur allure.
Certains penseront que je suis un homme facile et trouveront cela dévalorisant. D'autres penseront qu'une telle personne, qui accède facilement au désir vis à vis de quiconque, dispose d'une sensibilité privilégiée, précieuse, à cultiver, et cela la rend attirante.
Je ne sais pas si ces derniers à penser ainsi sont nombreux, mais je suis de ceux là !!!
jeudi 6 septembre 2012
Voulez-vous couchette avec moi? (un prochain soir)
Bon, à ce jour, pour le 21, ma voiture n'est pas remplie (je n'ai qu'un seul candidat pour le covoiturage : moi-même), et cela m'inquiète, car je me dis que tout le monde attend sûrement la dernière minute pour se manifester, et j'ai peur qu'il n'y ait pas de la place pour tout le monde. Et je me dis que si on est trop nombreux, ma 205 Junior risque de tomber en panne, en pleine nuit, au milieu des sangliers et des chevreuils dans la forêt du Morvan, et on aura les jetons, les chocottes, et mes compagnons de route seront fâchés contre moi. Bref, un mauvais plan à coup sûr.
dimanche 2 septembre 2012
Post nombriliste
L'inspiration, parfois ça manque, alors on se replie sur soi, et le repli sur sur soi, c'est pas toujours bon pour l'inspiration. Lequel des deux à causé l'autre, je ne sais pas bien.
Mais bon, on va pas jouer à l'oeuf ou la poule...
jeudi 30 août 2012
Sacré numéro
On a pris un verre en terrasse.
Puis deux.
On a décrit succinctement nos vies.
Ce qui nous avait amenés là.
Cette inscription sur le site.
dimanche 26 août 2012
Offre de covoiturage
Je suis bien embêté.
J'aime pas conduire tout seul.
J'aime être accompagné
Quand j'étais étudiant, j'ai pris goût au covoiturage.
samedi 25 août 2012
Piscine à vagues
Je suis déjà dans l'eau et écoute les dernières cigales se taire, une fois le dernier rayon de soleil disparu.
On est dans l'instant où le thème bleuté de la pénombre prend le dessus sur l'ambiance flamboyante du crépuscule. Et où le silence qui règne enfin en maître nous annonce une soirée pleine de promesses.
On est dans l'instant où le thème bleuté de la pénombre prend le dessus sur l'ambiance flamboyante du crépuscule. Et où le silence qui règne enfin en maître nous annonce une soirée pleine de promesses.
mercredi 22 août 2012
Une corvée acrobatique et finalement pas si désagréable
Cela fait plusieurs mois, pour ne pas dire années, que je repoussais l'échéance.
Ben oui, les boiseries extérieures, faut les lazurer régulièrement.
Je profite donc de la douceur des soirs d'été et de la tranquillité induite par le séjour prolongé de nos enfants en contrée méridionale pour m'atteler à cette corvée.
Hier j'ai donc poncé dur, dans des positions pas croyables, au péril de ma vie, les boiseries de mes lucarnes. Sur ce toit pentu où l'on ne tient pas debout, je me tenais d'une main et ponçais de l'autre, avec la crainte de me rompre les os à chaque instant.
Ben oui, les boiseries extérieures, faut les lazurer régulièrement.
Je profite donc de la douceur des soirs d'été et de la tranquillité induite par le séjour prolongé de nos enfants en contrée méridionale pour m'atteler à cette corvée.
Hier j'ai donc poncé dur, dans des positions pas croyables, au péril de ma vie, les boiseries de mes lucarnes. Sur ce toit pentu où l'on ne tient pas debout, je me tenais d'une main et ponçais de l'autre, avec la crainte de me rompre les os à chaque instant.
mercredi 18 juillet 2012
Doute et redoute !
Non, non et non, vous ne m’emmènerez pas cet été en Papoilie-Nouvelle Epilée !
Bon sérieusement, je précise ma vision, suite au billet précédent, en essayant de le faire de façon structurée et intelligible. Je ne cherche pas à faire une démonstration implacable, ni à vous avoir à l'usure, mais je vais essayer de débroussailler ce qui reste encore trop touffu pour certains.
En lisant cela, ne croyez pas que les failles et les contradictions qu'on m'a mises sous le nez m'ont plongé dans le doute : je veux juste avoir les idées claires et remettre à la page une espèce en voie de disparition - la touffe - car la voir disparaître du catalogue est une éventualité qu'ici l'on redoute (dis-je en tirant la langue !)
En lisant cela, ne croyez pas que les failles et les contradictions qu'on m'a mises sous le nez m'ont plongé dans le doute : je veux juste avoir les idées claires et remettre à la page une espèce en voie de disparition - la touffe - car la voir disparaître du catalogue est une éventualité qu'ici l'on redoute (dis-je en tirant la langue !)
lundi 16 juillet 2012
Eloge de l'école buissonnière pour toutes nos petites touffes blondes, rousses, brunes...
Ben oui, vous le savez, ici on parle régulièrement jardinage. C'est un sujet récurrent. Peu importe la saison, il suffit qu'on en parle ici ou là, et hop, voilà l'inspiration d'Usclade qui se met à rejaillir comme de la gueule d'une gargouille de Notre Dame un jour d'orage de juillet 2012.
Et j'en parle, car je suis heureux d'avoir lu chez Anne Bert des propos qui résonnent parfaitement à l'intérieur de ma boîte crânienne. Laquelle relayait des propos de Stéphane Rose dans un bouquin sur la dépilositation du paysage corporel féminin que je ne connaissais pas (honte à moi !).
mardi 10 juillet 2012
Mâles exhibitions 2 - indécence en haut lieu
Tandis qu'il tenait fermement un manche aux courbes si pures que ça en magnifiait son profil, Quadramatique se doutait à peine que discrètement placé près de son épaule, Usclade faisait glisser ses doigts souples sur les touches d'acajou, descendant dangereusement vers le bas de son do... La sueur perlait sur leurs fronts marqués par l'émotion, ils retenaient leur souffle comme pour mieux laisser sortir les râles et les gémissements langoureux qu'ils étouffaient d'autres fois. Leurs muscles se raidissaient en infléchissant le rythme, la poitrine résonnant de toutes ces vibrations, et leurs torses nus ondulaient comme une invitation à (...)
dimanche 8 juillet 2012
Approvisionnements de saison
- "Dis-donc Solange, je sais bien que le marché regorge des plus belles choses en ce moment, mais ne crois-tu pas que ça fait beaucoup, là?"
- "Eddy, as-tu conscience de l'enjeu???!!! Non mais tu as vu la liste de ce que l'on pourrait gagner ? Je veux pas passer à côté de ça !!! Si ça se trouve, Edwige a déjà envoyé son dossier, elle ! Ce n'est pas le moment de radiner, Eddy ! Il faut vraiment que l'on mette toutes les chances de notre côté !"
vendredi 6 juillet 2012
Mâles exhibitions...
C'est la magie du web.
La magie des rencontres.
Rien ne laissait présager pareille issue.
La magie des rencontres.
Rien ne laissait présager pareille issue.
jeudi 5 juillet 2012
Ma voisine est une coquine
La soirée s'annonçait tranquille malgré l'atmosphère lourde et pesante de cet été contrarié par la pluie.
J'avais enfilé mon tablier et commençait à préparer le repas de ce soir, conformément aux directives de ma bien-aimée. "Je l'ai acheté il y a plusieurs jours, il faut absolument le manger ce soir !"
Je fus interrompu par quelqu'un qui toqua à la porte.
J'avais enfilé mon tablier et commençait à préparer le repas de ce soir, conformément aux directives de ma bien-aimée. "Je l'ai acheté il y a plusieurs jours, il faut absolument le manger ce soir !"
Je fus interrompu par quelqu'un qui toqua à la porte.
mardi 3 juillet 2012
La fête des Pléthores heureuses en fesse
Chers amies et compatriotes blogoriens, blogoriennes,
à l'occasion de la grande cérémonie d'ouverture de l'été 2012, une association de blogoriens de la francophonie ambulante jette un grand pavé dans la mare en organisant le jeu estival le plus ambitieux de toute l'histoire de la pétrolosité en liesse.
Et figurez-vous que j'ai l'immense honneur d'être co-organisateur, juge (sur pièce), huissier d'injustice et (grand) membre du jury (de me voir si belle en ce miroir), et qu'à ce titre, ce blog est partenaire officiel de ce jeu !
Imaginez, une Dream team constituée d'Emma, Cristina, Quadramatique et moi même, qui se met sens dessus-dessous et se plie en 4 pour vous faire grimper aux rideaux de la gloire...
Impressionnant, non?
Aussi, il est urgent de tous aller s'y inscrire, car tous ceux qui participeront se verront offrir les plus beaux moments de lubricité, les substances ou les objets de prestige les plus incroyables dont ils aient pu rêver dans toute leur existence, tandis que les absents auront tort une fois de plus, et pire, ceux qui ne participent pas seront tous tirés au sort pour donner de leur personne et récompenser les gagnants comme il se doit !
Donc si vous n'êtes pas encore passés par là bas, sachez qu'il faut y aller pour s'inscrire au plus vite.. Allez allez, on se sort les doigts... :-)
à l'occasion de la grande cérémonie d'ouverture de l'été 2012, une association de blogoriens de la francophonie ambulante jette un grand pavé dans la mare en organisant le jeu estival le plus ambitieux de toute l'histoire de la pétrolosité en liesse.
Et figurez-vous que j'ai l'immense honneur d'être co-organisateur, juge (sur pièce), huissier d'injustice et (grand) membre du jury (de me voir si belle en ce miroir), et qu'à ce titre, ce blog est partenaire officiel de ce jeu !
Imaginez, une Dream team constituée d'Emma, Cristina, Quadramatique et moi même, qui se met sens dessus-dessous et se plie en 4 pour vous faire grimper aux rideaux de la gloire...
Impressionnant, non?
Aussi, il est urgent de tous aller s'y inscrire, car tous ceux qui participeront se verront offrir les plus beaux moments de lubricité, les substances ou les objets de prestige les plus incroyables dont ils aient pu rêver dans toute leur existence, tandis que les absents auront tort une fois de plus, et pire, ceux qui ne participent pas seront tous tirés au sort pour donner de leur personne et récompenser les gagnants comme il se doit !
Donc si vous n'êtes pas encore passés par là bas, sachez qu'il faut y aller pour s'inscrire au plus vite.. Allez allez, on se sort les doigts... :-)
jeudi 28 juin 2012
Canadienne (2)
Prenant notre petit déjeuner sur la terrasse, je savourais l'ambiance de vacances estivales en contemplant Marisa, et elle me le rendait bien. De longs cheveux châtains à peine ébouriffés par une longue nuit de sommeil, le joli teint de sa peau presque mate faisant ressortir la clarté de ses yeux, et pourtant, malgré notre complicité naissante, fruit de notre providentielle promiscuité et d'une attraction mutuelle pas complètement surprenante dans le contexte, je ne semblais pas nourrir de quelconques arrières-pensées, ni avoir conscience de la magie discrète de cette situation. On ne peut pas dire pourtant que j'étais coutumier de ce genre de proximité, ni que j'étais, à l'époque, insensible aux charmes féminins... Mais c'est comme si un auto-censure inconsciente manœuvrait mon esprit pour chercher à contrôler la situation...
mercredi 27 juin 2012
Canadienne
L'approche de l'été fait souvent remonter chez moi quelques souvenirs nostalgiques...
Dont certains qui mettent à mal beaucoup de clichés, me dis-je en écoutant cette chanson des Joyeux Urbains ...
Dont certains qui mettent à mal beaucoup de clichés, me dis-je en écoutant cette chanson des Joyeux Urbains ...
dimanche 24 juin 2012
Dépit né du néant (bouché)
Autant ne pas tourner autour du pot, je suis très frustré que mon initiative originale pour faire vivre ce blog en ce moment.
Quand on voit que je cause football dans une dimension historique bien plus noble que toutes les philosophies de comptoir qui pullulent actuellement sur la question de la bienséance dans les vestiaires, quand on voit que j'associe les plus grands noms du football à des évocations subtiles des plus grands ****** du cinéma italien, et ce afin de susciter pour mon blog un engouement populaire qui est ma raison d'être sur la blogosphère, pour aboutir au final par être snobé par tous mes compatriotes, et ne recevoir finalement que le clin d'oeil amical d'un spécialiste suisse, je me dis que décidément, non, la France n'est pas un grand pays du football...
samedi 16 juin 2012
Des exploits inattendus d'Eddy Sifroco pendant les championnats d'Europe de football...
Ce jour même, alors que j'étais appliqué à faire les courses au supermarché, deux charmantes hôtesses m'ont accosté pour me proposer de jouer avec elles. A en croire la thématique visuelle et conceptuelle qui évoquait ostensiblement l'événement sportif du moment, il s'agissait de tester mon érudition footballistique.
mercredi 6 juin 2012
Grain de beauté
En ce moment, le soleil arbore un grain de beauté particulièrement élégant, ne trouvez-vous pas?
Surtout lorsqu'on sait qu'il s'agit de Vénus en personne...
Photo par Manjunath Kiran/AFP
plus d'infos ici http://venustransit.nso.edu/
Surtout lorsqu'on sait qu'il s'agit de Vénus en personne...
Photo par Manjunath Kiran/AFP
plus d'infos ici http://venustransit.nso.edu/
lundi 4 juin 2012
D'une pierre deux coups (petite synthèse de mes contradictions)
Histoire de vous embrouiller un peu plus.. je vais compléter les derniers billets par des compléments d'information, car les commentaires reçus me font dire que j'ai dû parfois manquer de clarté.
Entre le premier billet écrit ici où j'indiquais m'être inscrit sur un site de rencontre pour mettre un peu de piment dans ma vie trop morne, et celui publié là pour expliquer qu'en fait je m'étais inscrit sur ce site pour chercher des perspectives de rencontres à mon épouse, il y a là deux hypothèses divergentes qui nécessitent une synthèse supplémentaire pour qui voudrait savoir où se trouve la réalité.
mardi 29 mai 2012
Cherche homme idéal pour femme de ma vie
Dans les derniers billets je vous parlais de mon immersion amusante dans un milieu tout à fait insolite et surréaliste pour mes petits yeux naïfs. Dans les commentaires qui ont suivi, j'annonçais que je détaillerais la raison qui m'avait amené à franchir le pas. Nous y voilà, donc.
vendredi 25 mai 2012
Toupet, éthique et quête...
Bon j'espère que les esprits les plus malins d'entre vous n'iront pas entendre dans ce titre une signification phonique sans rapport avec les mots utilisés !
J'aurais pu aussi titrer "communication non violente", mais vous verrez que ces trois mots ont toute leur pertinence dans le propos qui va suivre.
J'aurais pu aussi titrer "communication non violente", mais vous verrez que ces trois mots ont toute leur pertinence dans le propos qui va suivre.
lundi 21 mai 2012
Je respecte tout, sauf les critères.
J'ai, le jour, une vie trop bien rangée. Une famille modèle, un boulot à responsabilités, une maison avec jardin dans un quartier résidentiel. J'adore mes enfants, bien entendu. Ma vie de famille ressemble à une pub pour le Nutella.
Le seul problème c'est que j'ai horreur du Nutella.
Le seul problème c'est que j'ai horreur du Nutella.
mardi 15 mai 2012
Obscène confluence ?
L'une est connue, l'autre moins.
Elles passent tous les jours toutes les deux pas très loin de chez moi.
Souvent lascives et silencieuses. Et je n'y prête pas toujours attention. Elles ne font pas trop de vagues, mais jour et nuit elles se retrouvent sans cesse du côté de Marcilly, sans se préoccuper des "on dit" ni des "qu'en dira-t-on".
Elles passent tous les jours toutes les deux pas très loin de chez moi.
Souvent lascives et silencieuses. Et je n'y prête pas toujours attention. Elles ne font pas trop de vagues, mais jour et nuit elles se retrouvent sans cesse du côté de Marcilly, sans se préoccuper des "on dit" ni des "qu'en dira-t-on".
jeudi 10 mai 2012
Il y a deux catégories de mecs...
Placide est grand, beau, fort et musclé. Ténébreux et réservé, il se montre très attentionné envers Claudia, laquelle se dit que décidément dans son malheur, elle a eu beaucoup de chance !
C'est vrai, se retrouver seule sur une île déserte avec un marin après le naufrage de leur navire de croisière, si le marin n'est pas au top, ça peut vite virer au cauchemar.
C'est vrai, se retrouver seule sur une île déserte avec un marin après le naufrage de leur navire de croisière, si le marin n'est pas au top, ça peut vite virer au cauchemar.
mercredi 9 mai 2012
En fait, mets ce qui te plait...
Foin d'orgies, boulet, me dit-elle !
Je suis frileuse et boudeuse comme le temps capricieux.
Le temps est trop versatile, le mois d'avril s'agrippe, je ne me découvrirai donc pas d'un fil.
Point de décolletés à balconnets, je crains l'humidité.
Manquerait plus qu'un orage de grêle ne vienne couvrir mes seins de glace et me cribler de doux frissons...
Père Noel tu peux chanter sous mon balcon, je reste bien au chaud avec mon chandail pure laine en Alpaga, signé Paco Tison.
Tu à raison ma mie, coupons court à ces courroux vestimentaires, le temps n'est ni à l'effilochage, ni à la moisson.
En fait, mets ce qui te plait,
Quand bien même il n'y aurait plus de saison,
C'est nue, sous la couette, que je te préfère...
Je suis frileuse et boudeuse comme le temps capricieux.
Le temps est trop versatile, le mois d'avril s'agrippe, je ne me découvrirai donc pas d'un fil.
Point de décolletés à balconnets, je crains l'humidité.
Manquerait plus qu'un orage de grêle ne vienne couvrir mes seins de glace et me cribler de doux frissons...
Père Noel tu peux chanter sous mon balcon, je reste bien au chaud avec mon chandail pure laine en Alpaga, signé Paco Tison.
Tu à raison ma mie, coupons court à ces courroux vestimentaires, le temps n'est ni à l'effilochage, ni à la moisson.
En fait, mets ce qui te plait,
Quand bien même il n'y aurait plus de saison,
C'est nue, sous la couette, que je te préfère...
lundi 7 mai 2012
Si loin, si proches...
Parfois j'ai l'impression d'être un exilé, loin de tout, et pourtant noyé dans la foule.
Je recherche de la proximité, et les gens glissent sur moi comme si nous n'étions que des gouttes d'eau enveloppées de film hydrophobe. Inexorablement elles m’effleurent et s'éloignent.
On existe pourtant sur cette terre d'asile.
Je m'entends dire que tout n'est que virtuel.
Abus de langage en vérité. Tout ce que l'on exprime, échange, partage... existe.
Même si c'est immatériel, nos mots sont matière, nos paroles prennent corps.
On n'est pas présent sur le même lieu au même moment, mais on est ensemble dans le même ailleurs, dans le même instant...
Je recherche de la proximité, et les gens glissent sur moi comme si nous n'étions que des gouttes d'eau enveloppées de film hydrophobe. Inexorablement elles m’effleurent et s'éloignent.
On existe pourtant sur cette terre d'asile.
Je m'entends dire que tout n'est que virtuel.
Abus de langage en vérité. Tout ce que l'on exprime, échange, partage... existe.
Même si c'est immatériel, nos mots sont matière, nos paroles prennent corps.
On n'est pas présent sur le même lieu au même moment, mais on est ensemble dans le même ailleurs, dans le même instant...
dimanche 29 avril 2012
Marie Christine, ma conscience, et moi
Marie Christine a le regard encore bien triste.
Son divorce a été prononcé cette semaine, et l'embellie relative de ces derniers temps a été mise à mal par cet ultime épisode douloureux. Le travail de deuil est irréversiblement engagé.
Ce soir elle nous a accompagnés à cette soirée concert. On avait insisté, parce qu'on considérait qu'il était impératif qu'elle ne passe pas la soirée seule, parce qu'elle ne devait pas se laisser abattre.
Elle a accepté pour nous faire plaisir. Elle n'avait ni l'envie, ni la force d'y aller. Mais avait encore moins ni l'envie, ni la force, de lutter pour décliner notre invitation. Elle n'a pas voulu tenir tête, ne se sentait pas de taille face à notre insistance. Elle s'est laissée porter, en se faisant violence, et sans doute cette énergie qu'elle va y laisser ce soir lui fera encore plus cruellement défaut demain.
Nul ne sait de quoi demain sera fait. On sait juste que de son côté ou du notre, on se réveillera avec la bonne conscience d'avoir fait ce qu'il fallait ce soir.
Son divorce a été prononcé cette semaine, et l'embellie relative de ces derniers temps a été mise à mal par cet ultime épisode douloureux. Le travail de deuil est irréversiblement engagé.
Ce soir elle nous a accompagnés à cette soirée concert. On avait insisté, parce qu'on considérait qu'il était impératif qu'elle ne passe pas la soirée seule, parce qu'elle ne devait pas se laisser abattre.
Elle a accepté pour nous faire plaisir. Elle n'avait ni l'envie, ni la force d'y aller. Mais avait encore moins ni l'envie, ni la force, de lutter pour décliner notre invitation. Elle n'a pas voulu tenir tête, ne se sentait pas de taille face à notre insistance. Elle s'est laissée porter, en se faisant violence, et sans doute cette énergie qu'elle va y laisser ce soir lui fera encore plus cruellement défaut demain.
Nul ne sait de quoi demain sera fait. On sait juste que de son côté ou du notre, on se réveillera avec la bonne conscience d'avoir fait ce qu'il fallait ce soir.
mardi 10 avril 2012
A-quoi-bonisme, casse-têtes et têtes à queue..
"Où mènent ces routes devant moi?
Où vont ces trains que je ne prends pas?
Les bateaux qui partent me laissent sur le quai
je commence à être fatigué..."
Encore des mots empruntés à Moustaki (cette fois ci je vous épargne ma bande-son originale :-), qui résument si bien mon état du moment...
Etat de spleen, de découragement, d'à-quoi-bonisme..
A quoi bon continuer à écrire sur ce blog somnolant?
A qui puis-je être utile?
Qui puis-je rendre heureux?
A qui puis-je faire plaisir?
Je voudrais me donner à tout le monde et pourtant je fuis la foule.
Je voudrais donner du temps que je n'ai pas.
Donner de la sensualité que l'isolement gaspille.
Je voudrais donner tout ce plaisir qui se perd dans mes accumulations solitaires.
Envie de séduire, mais je n'en ai pas les moyens.
Envie de plaire, mais je n'en ai pas l'apparat.
Envie de faire jouir, mais je suis trop loin.
La vie est courte, l'attente est longue.
On aurait tellement préféré le contraire..
Dur de voir ce temps si rare, si précieux, me filer entre les doigts.
Dur de voir ces mots, ces récits, ces confidences, ces partages autour de moi, que je ne peux saisir au vol.
Dur de voir ce temps passé à résoudre des casse-têtes quand je préférerais pimenter ce temps d'agréables têtes à queue...
Où vont ces trains que je ne prends pas?
Les bateaux qui partent me laissent sur le quai
je commence à être fatigué..."
Encore des mots empruntés à Moustaki (cette fois ci je vous épargne ma bande-son originale :-), qui résument si bien mon état du moment...
Etat de spleen, de découragement, d'à-quoi-bonisme..
A quoi bon continuer à écrire sur ce blog somnolant?
A qui puis-je être utile?
Qui puis-je rendre heureux?
A qui puis-je faire plaisir?
Je voudrais me donner à tout le monde et pourtant je fuis la foule.
Je voudrais donner du temps que je n'ai pas.
Donner de la sensualité que l'isolement gaspille.
Je voudrais donner tout ce plaisir qui se perd dans mes accumulations solitaires.
Envie de séduire, mais je n'en ai pas les moyens.
Envie de plaire, mais je n'en ai pas l'apparat.
Envie de faire jouir, mais je suis trop loin.
La vie est courte, l'attente est longue.
On aurait tellement préféré le contraire..
Dur de voir ce temps si rare, si précieux, me filer entre les doigts.
Dur de voir ces mots, ces récits, ces confidences, ces partages autour de moi, que je ne peux saisir au vol.
Dur de voir ce temps passé à résoudre des casse-têtes quand je préférerais pimenter ce temps d'agréables têtes à queue...
samedi 31 mars 2012
Marionnettes emmêlées
Envie de fusion et confusion.
Quand, épuisés de tant de confidences et de débats, tant de jouissances et d'ébats, nous resterons allongés l'un à côté de l'autre, jusqu'à ce que le langage des mains nous sorte à nouveau de notre silence.
Comme pour grappiller, par ces ultimes caresses mutuelles, du plaisir dont on voudrait faire des provisions pour mieux vivre l'absence à venir.
Quand ta main, massant délicatement mon bâton de joie, manche de vol de notre aéroplane charnel, dirigera mes doigts au coeur de ton intimité, comme des gouvernes ajustées sur la trajectoire du septième ciel...
Quand, marionnettes consentantes entièrement manipulées par l'autre, on retrouvera cette sensation enivrante d'être le prolongement de l'autre.
Quand, rayonnants de plaisir rémanent, bercés par notre orgasme, on pourra chantonner, comme Moustaki, "je ne sais pas où tu commences, tu ne sais pas où je finis"...
Moustaki - Je ne sais pas où tu commences (modeste interprétation par moi même :-)
Quand, épuisés de tant de confidences et de débats, tant de jouissances et d'ébats, nous resterons allongés l'un à côté de l'autre, jusqu'à ce que le langage des mains nous sorte à nouveau de notre silence.
Comme pour grappiller, par ces ultimes caresses mutuelles, du plaisir dont on voudrait faire des provisions pour mieux vivre l'absence à venir.
Quand ta main, massant délicatement mon bâton de joie, manche de vol de notre aéroplane charnel, dirigera mes doigts au coeur de ton intimité, comme des gouvernes ajustées sur la trajectoire du septième ciel...
Quand, marionnettes consentantes entièrement manipulées par l'autre, on retrouvera cette sensation enivrante d'être le prolongement de l'autre.
Quand, rayonnants de plaisir rémanent, bercés par notre orgasme, on pourra chantonner, comme Moustaki, "je ne sais pas où tu commences, tu ne sais pas où je finis"...
Moustaki - Je ne sais pas où tu commences (modeste interprétation par moi même :-)
mardi 27 mars 2012
Pour la pêche aux moules, toujours :-)
Dommage je les aurais préférées en vert, car je suis fan de grenouilles. Mais tant pis, ça fera quand même l'affaire...
mercredi 14 mars 2012
L'incommunicabilité me fait chanter
Le 1er avril de l'année dernière, animé par de facétieuses intentions, j'avais étalé en ces lieux, au sens de mettre sur l'étal bien entendu, des histoires salées de pêche et de moules, de jeu à la marchande avec une rousse affriolante.
Presqu'un an après, je récidive. Car dans cette chanson de Ricet Barrier, il est question de désir non partagé, de quiproquo, d'incommunicabilité en eaux troubles.
Ce qui finalement résume bien l'ambiance du moment.
Et, parce que moi, quand je n'arrive à parler, je chante.
Et, parce qu'une petite chanson vaut mieux qu'un long discours...
Ben voilà, je ne vais pas noyer le poisson plus longtemps.
Je me jette à l'eau, tout nu, avec ma guitare et ma voix fébrile...
Presqu'un an après, je récidive. Car dans cette chanson de Ricet Barrier, il est question de désir non partagé, de quiproquo, d'incommunicabilité en eaux troubles.
Ce qui finalement résume bien l'ambiance du moment.
Et, parce que moi, quand je n'arrive à parler, je chante.
Et, parce qu'une petite chanson vaut mieux qu'un long discours...
Ben voilà, je ne vais pas noyer le poisson plus longtemps.
Je me jette à l'eau, tout nu, avec ma guitare et ma voix fébrile...
lundi 12 mars 2012
Créance douteuse
Moi aussi j'ai perdu mon triple A.
Son placement n'est plus à la hauteur de ses espérances.
Pourtant ces derniers mois j'avais entrepris des réformes structurelles qui commençaient à porter leurs fruits.
Et je croyais pouvoir en toucher les dividendes cette semaine.
Mais non. Ma femme ne l'a pas entendu de cette oreille.
Je nous croyais à deux doigts de l'euphorie, on a replongé dans la sinistrose.
Elle m'a abaissé d'un cran.
Une bonne semaine de grand air sur les hauts plateaux enneigés du Jura n'a pas réussi à nous rapprocher, malgré ma motivation totale pour m'affirmer en papa modèle et en époux câlin.
La raison?
Une semaine en commun dans un chalet avec un couple de vieux amis a produit une sorte de test comparatif qui a révélé à ma femme qu'elle n'était pas heureuse avec moi, que nos copains sortaient plus souvent, qu'ils avaient plus d'amis, qu'ils écoutaient de la meilleure musique et qu'ils allaient voir des bons films au cinéma, eux.
Bref tout ça, c'est de ma faute, et le reste aussi.
La boite à reproches s'est rouverte et j'essaie de rester zen.
La boite à reproches s'est rouverte et j'essaie de rester zen.
Les premières bribes de dialogue à peu près exploitables indiquent que ma femme s'est mise à espérer que, en acceptant mes frasques polyamoureuses, elle deviendrait plus heureuse.
Je lui serais redevable, et donc moralement obligé de la rendre heureuse.
De quoi me plonger dans le doute. Lui aurais-je fait pareille promesse?
Certes j'ai embelli la mariée pour l'encourager à franchir le pas, mais non, je n'ai rien fait miroiter de tel.
On était bien conscient que l'amour débridé n'a rien de la formule miracle. L'amour rend meilleur, mais l'amour pluriel ne rend pas parfait.
Je suis globalement plus épanoui, plus disponible, plus impliqué, mais ça ne m'a pas transformé.
Je suis globalement plus épanoui, plus disponible, plus impliqué, mais ça ne m'a pas transformé.
Certains de nos chemins privilégiés pour le bonheur resteront irrémédiablement inaccessibles à l'autre.
Il y a des choses que je ne pourrai jamais lui apporter, des chemins où l'on ne saura pas se suivre.
Il y a des choses que je ne pourrai jamais lui apporter, des chemins où l'on ne saura pas se suivre.
Ou en tous cas pas spontanément. Ou pas généreusement. Ou pas subtilement.
Si elle subit ce que l'on vit, si elle a l'impression de se sacrifier au point de revendiquer plus tard une contrepartie que je ne suis pas capable de lui procurer, si ce schéma de couple la place dans une passivité victimaire, si ça la dissuade d'aller chercher son bonheur par ses propres moyens, alors on se met gravement le doigt dans l'oeil et ces dernières années n'auront été qu'un grand malentendu.
Je vais m'armer de patience pour l'aider à se remettre debout, et infléchir son regard biaisé, lui redonner confiance en elle, en moi, en nous.
La reconstruction va être lente, mais j'en vois déjà les effets.
Peut être un jour rencontrera-t-elle quelqu'un qui lui apportera ce dont je la prive.
On découvrira une jolie complémentarité. Ce que l'on souhaitait en se jetant à l'eau, conformément au modèle théorique idéal des amours plurielles.
Sauf que d'ici là il y aura de quoi trembler si elle réalise qu'elle n'est pas faite pour ça et que seule l'exclusivité lui convient. Je pourrai faire les frais de ses priorités du moment, ouille...
Bref l'asymétrie dans une relation, c'est jamais le pied, mais en sortir c'est sans doute encore plus risqué...
Au fond de moi j'espère quand même que les choses pourront se rééquilibrer un jour.
En attendant, remettre les choses à l'endroit, sortir au plus vite de ce schéma malsain créancier/débiteur.
Je veux bien être assimilé à un (dieu) grec, la comparaison serait flatteuse.
Mais elle, déguisée en Angela, ça lui va pas du tout.
mercredi 22 février 2012
Présent absent
J'ai le profil type du drogué.
Enchaînements d'excès et d'abstraction.
Et parfois non.
Parfois je suis quelqu'un qui vit tellement dans ses émotions, que ce qu'il ressent dans le présent lui apparaît toujours comme une vérité éternelle. Que le temps présent lui apparaît comme un horizon indépassable.
Que l'instant d'après lui semble bien trop lointain pour s'y intéresser. Quelqu'un capable de mourir pour un instant de bonheur ou de plaisir intense. Qui ne dit jamais non à l'ivresse. Même si son passé ou son avenir lui implorent de refuser.
J'ai souvent entendu dire qu'il fallait mieux profiter du temps présent. Que l'on a toujours tendance à trop planifier, maîtriser, contrôler, et pas assez profiter. Chez moi, c'est pourtant du conseil inverse que je devrais m'inspirer.
Et me rappeler aussi souvent que possible, que de part et d'autre du "maintenant", il y a "avant" et "après", et que de tout ça on tire notre équilibre de chaque instant.
Du passé, on s'appuie sur notre instinct nourri de toutes nos expériences, sur notre capacité à traverser les épreuves et à se relever.
Du futur on tire l'oxygène qui nous fait avancer, l'espace qui nous attire à lui et nous fait tracer notre route pour jouir au mieux des "maintenant" à venir.
Belle lucidité, clé de l'équilibre, secret de la liberté que je vénère.
Lucidité parfois domptée.
Mais lucidité dilettante. Car le plus souvent, quand je veux m'extirper d'un présent trop envahissant, au lieu de prendre du recul, de m'aérer et regarder au loin, je me recroqueville et m'abstrais.
Et me voilà parti. Absent du présent.
Loin, très loin. Et pourtant proche, si proche.
Oisif dans un paradis artificiel. Fruit de mon imagination.
Un monde subtil, où l'érotisme est au coin de la rue.
Un monde frénétique aussi, de gros seins et de gros culs.
Endiablé d'arômes, embrumé d'encens,
De parfums de plaisir s'exhalant d'un brasier charnel.
Un monde de brutes dans de la douceur.
D'orgies lubriques et d'indécente candeur.
On pourrait croire que je ne peux en redescendre, que j'y suis trop accoutumé.
Et que je pourrais me consumer ainsi, à petit feu.
Sans doute jusqu'à la dose fatale.
Mais un je-ne-sais-quoi me réabsorbe soudainement, un réflexe du corps ou un sort du présent, pour me réexpulser au coeur de l'instant.
A grand cri mon corps me réclame de se frotter à un congénère, mon âme me susurre de vampiriser une âme soeur. Au point de me redonner l’énergie de me resociabiliser.
Prenez garde, je suis en manque.
Enchaînements d'excès et d'abstraction.
Et parfois non.
Parfois je suis quelqu'un qui vit tellement dans ses émotions, que ce qu'il ressent dans le présent lui apparaît toujours comme une vérité éternelle. Que le temps présent lui apparaît comme un horizon indépassable.
Que l'instant d'après lui semble bien trop lointain pour s'y intéresser. Quelqu'un capable de mourir pour un instant de bonheur ou de plaisir intense. Qui ne dit jamais non à l'ivresse. Même si son passé ou son avenir lui implorent de refuser.
J'ai souvent entendu dire qu'il fallait mieux profiter du temps présent. Que l'on a toujours tendance à trop planifier, maîtriser, contrôler, et pas assez profiter. Chez moi, c'est pourtant du conseil inverse que je devrais m'inspirer.
Et me rappeler aussi souvent que possible, que de part et d'autre du "maintenant", il y a "avant" et "après", et que de tout ça on tire notre équilibre de chaque instant.
Du passé, on s'appuie sur notre instinct nourri de toutes nos expériences, sur notre capacité à traverser les épreuves et à se relever.
Du futur on tire l'oxygène qui nous fait avancer, l'espace qui nous attire à lui et nous fait tracer notre route pour jouir au mieux des "maintenant" à venir.
Belle lucidité, clé de l'équilibre, secret de la liberté que je vénère.
Lucidité parfois domptée.
Mais lucidité dilettante. Car le plus souvent, quand je veux m'extirper d'un présent trop envahissant, au lieu de prendre du recul, de m'aérer et regarder au loin, je me recroqueville et m'abstrais.
Et me voilà parti. Absent du présent.
Loin, très loin. Et pourtant proche, si proche.
Oisif dans un paradis artificiel. Fruit de mon imagination.
Un monde subtil, où l'érotisme est au coin de la rue.
Un monde frénétique aussi, de gros seins et de gros culs.
Endiablé d'arômes, embrumé d'encens,
De parfums de plaisir s'exhalant d'un brasier charnel.
Un monde de brutes dans de la douceur.
D'orgies lubriques et d'indécente candeur.
On pourrait croire que je ne peux en redescendre, que j'y suis trop accoutumé.
Et que je pourrais me consumer ainsi, à petit feu.
Sans doute jusqu'à la dose fatale.
Mais un je-ne-sais-quoi me réabsorbe soudainement, un réflexe du corps ou un sort du présent, pour me réexpulser au coeur de l'instant.
A grand cri mon corps me réclame de se frotter à un congénère, mon âme me susurre de vampiriser une âme soeur. Au point de me redonner l’énergie de me resociabiliser.
Prenez garde, je suis en manque.
lundi 6 février 2012
Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (8ème partie)
L'attente. Dénoncé par mes soins comme responsable de tous les maux.
Voilà donc mon coupable idéal, ma tête de turc, mon bouc émissaire.
Mais d'où sors-je donc une telle posture?
lundi 30 janvier 2012
Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (7ème partie)
Quand on joue avec le feu, on se rêve en auteur-compositeur-interprète. Mais ça ne dure qu'un temps.
On se rend vite compte qu'on n'a rien d'un virtuose.
On ne compose pas les partitions des autres. On compose avec les partitions des autres.
On réalise qu'il faut essayer de tout concilier avant qu'on ne soit obligé de passer au cran d'après. Car quand on doit réconcilier, c'est au mieux désespérément laborieux, au pire désespérément compromis.
On ne virevolte pas longtemps au dessus de la cohue, on ne plâne pas indéfiniment, en apesanteur, comme le goéland dans la tempête.
Non, on est en plein dedans. On rame.
En marchant sur des oeufs. Avec des pantalons patte d'éléphant, et de gros sabots en porcelaine.
On court après le temps.
samedi 21 janvier 2012
Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (6ème partie)
Quand on joue avec le feu, la passion dévastatrice n'est pas le seul écueil.
Car en renonçant à l'exclusivité, on prive notre orgueil de sa ressource essentielle.
L'exclusivité. Cette potion euphorisante qui nous flatte, nous galvanise, lui donne la sensation d'invulnérabilité. Et ça, notre orgueil a du mal à le lâcher.
Ne plus être le seul, l'unique, l'irremplaçable.
N'être qu'un parmi d'autres, aux yeux de l'autre.
Ça peut sembler insoutenable.
Pourtant ça se surmonte.
C'est en fait une question d'amour propre.
Et de rééquilibrage entre orgueil et confiance en soi.
mercredi 11 janvier 2012
Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (5ème partie)
Au bout d'une année de cette vie sociale secrète aussi captivante qu'épanouissante, je ne ressentais plus vraiment ce besoin d'aller "baiser ailleurs". En tous cas plus de la même façon.
Je ne dis pas que j'aurais pu indéfiniment me contenter de relations platoniques sur la toile, mais j'étais bien, au rythme quotidien de relations intimes virtuelles, devenues aussi solides que présentes.
Le désir était délicieusement envahissant.
Je jouais déjà avec le feu.
dimanche 8 janvier 2012
Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (4ème partie)
Baiser ailleurs.
Je ne savais pas si cela se produirait vraiment.
Mais déjà nous avions franchi un point de non retour.
Nous avions mis au point le cadre théorique et il nous rassurait beaucoup.
Cependant envisager la pratique me remuait encore.
Je me connais et sait bien qu'il y a peu de chances que je puisse trouver désir, séduction et plaisir sans un minimum d'attachement sentimental. Je suis un amoureux permanent et multiple, mais jusqu'ici je réprimais cela. Allais-je maitriser ce bouleversement?
Mon épouse allait elle supporter ces "infidélités" consenties?
Et puis cette perspective un peu vertigineuse faisait voler en éclat une construction méticuleuse : celle d'années d'intégrité
conjugale totale dont j'étais plutôt fier.
Ce sont sans doute toutes ces incertitudes qui causèrent le zona précédemment évoqué.
samedi 7 janvier 2012
Petit intermède
Je ne sais si des lecteurs courageux ont réussi à me suivre jusque dans les derniers méandres de ma saga introspective, mais au cas où, en écho à mes dernières élucubrations sur l'épanouissement sexuel dans le couple, je vous invite à une petite lecture à la fois "corroborante" mais surtout très énervante.
C'est ici.
D'où vient cette approche sexiste?
Du subconscient du scientifique qui n'aurait pas l'idée d'étendre sa théorie au vécu des femmes? Ou une restitution déformée par une presse légère friande de polémique? Je ne sais pas, j'ai pas le temps d'approfondir l'enquête...
S'il y a bien un truc que j'ai vérifié sur la blogosphère, c'est que certes peut être la statistique peut nous inviter à quelques raccourcis pour caractériser les besoins sexuels selon qu'on est homme ou femme, mais je ne vois pas l'intérêt d'alimenter des clichés très stigmatisants pour les minorités statistiques : non l'adultère "sexuel" n'est pas exclusivement masculin et oui les femmes peuvent aussi être simplement gourmandes sexuellement...
(oui, c'est quand même un peu navrant d'avoir à enfoncer des portes ouvertes un samedi soir d'hiver en l'an 2012... !)
C'est ici.
D'où vient cette approche sexiste?
Du subconscient du scientifique qui n'aurait pas l'idée d'étendre sa théorie au vécu des femmes? Ou une restitution déformée par une presse légère friande de polémique? Je ne sais pas, j'ai pas le temps d'approfondir l'enquête...
S'il y a bien un truc que j'ai vérifié sur la blogosphère, c'est que certes peut être la statistique peut nous inviter à quelques raccourcis pour caractériser les besoins sexuels selon qu'on est homme ou femme, mais je ne vois pas l'intérêt d'alimenter des clichés très stigmatisants pour les minorités statistiques : non l'adultère "sexuel" n'est pas exclusivement masculin et oui les femmes peuvent aussi être simplement gourmandes sexuellement...
(oui, c'est quand même un peu navrant d'avoir à enfoncer des portes ouvertes un samedi soir d'hiver en l'an 2012... !)
jeudi 5 janvier 2012
Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (3ème partie)
La nuit porte conseil, certes, mais pas assez pour résoudre le casse tête.
Baiser ailleurs.
Dit comme ça, c'est pas très romantique.
Mais je sais que si elle l'a dit, et si je l'ai entendu, c'est que c'est désormais dans le champ des possibles. Tout le chemin parcouru, ce constat que l'exclusivité dans le couple était une barrière limitante, se révélant parfois absurde, on l'avait fait ensemble. Cette possibilité de liberté dans le couple, c'était une vision commune.
Simplement on espérait que cela ne nous concernait pas.
mardi 3 janvier 2012
Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (2ème partie)
Sonné par cette réaction prévisible, quoique sans précédent sur la forme, je me suis recroquevillé et en espérant que le sommeil m'anesthésie au plus vite de ma douleur. Douleur sournoise qui me contraint à la ruminer sans que cela n'accélère son élimination.
Le sommeil ne vient pas, donc je rumine.
On se croyait tiré d'affaire, nous voilà de retour à la case départ.
Dois-je partir en claquant la porte?
lundi 2 janvier 2012
Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (1ère partie)
Je n'aime pas spécialement les bilans. Mais quand on se sent comptable de ses faits et ses gestes, et qu'on vise une gestion saine de son existence, peut-on s'en affranchir?
Voici donc l'heure du bilan, la révision obligatoire des 2 ans, qui coïncide avec le début de l'année, et qui m'oblige à mettre les mains dans mon passé. Et qui me rappelle que ce n'est pas si désagréable, parfois, de sortir la tête du guidon.
Décembre 2009. Vacances de noël dans la belle famille.
J'avais le choix entre claquer la porte, ou faire un zona et ouvrir un blog.
J'ai fait le second choix.
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