Accroche tes mains à ma taille.. Oui, oui, comme dans la chanson on va faire la chenille, mais là pour se dégourdir les neurones !
Ben oui après un long silence, pour me racheter je vous livre à domicile une palette de matière à réflexion.
Non, non, ne me remerciez pas !
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Savez-vous qu'on est tous beaux et laids à la fois? Oui, Gracie Hagen, une photographe, nous le montre avec intelligence. C'est chouette et puissant comme idée... Belle illustration de la subjectivité de notre regard... Et de la beauté.
La beauté n’a rien à voir avec l’identité, celle qui nous fait employé le verbe « être ». On n’"est" pas beau , on n’"est" pas laid. C’est juste l’image que l’on donne de nous même. Cette image est parfois belle, parfois moche.
Bien sûr certains ont plus de chance que d’autres, ils peuvent donner une belle image sans effort. En être conscient permet de ne plus les considérer comme des demi-dieux, des êtres supérieurs, mais comme des gens à qui la nature a donné le privilège de pouvoir, sur ce sujet, se comporter en paresseux...
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Je poursuis sur la thématique de la perception du physique, et la tyrannie que cela peut exercer sur les femmes. A la suite de réflexions déjà bien labourées ici, voici deux approches, et surtout deux façons de s'exprimer.
Celle ci :
Et celle là :
via Corps meurtris par les grossesses : une photographe libère les mères - Rue 89.
La devinette consiste à savoir laquelle de ces deux approches à ma préférence.
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Dans le lien qui suit, la réflexion est aussi intense que brillante.
La libération sexuelle n'était-elle pas un paradis artificiel illusoire? Certes il ne faut pas jeter le bébé dans la baignoire, mais comme le suggère Nancy Huston, je pense que cela sera plus compliqué qu'il y parait. L'égalité des sexes et le droit au plaisir pour tous ne suffisent pas. Dans les faits, le sexe est encore (trop) souvent un générateur de douleur, encore (trop) rarement un générateur de plaisir.
On le voit, une sexualité épanouie dans un couple, c'est plutôt rare, et à la fin les femmes sont souvent victimes des pulsions de leurs mâles, lesquels semblent plus conditionnés par les normes du moment que par la compréhension de leurs propres désirs.
Comme elle, je serais favorable à l'idée de mettre en place la culture qui contraindra le mâle à sortir de sa bestialité virile plus ou moins bien assumée, pour trouver le chemin raffiné du désir, plutôt que tabler sur l'industrie du sexe qui certes génère de l'activité économique, mais n'épanouit ni les hommes et encore moins les femmes...
"Le désir des hommes livré à l'industrie du prêt-à-jouir", par Nancy Huston
LE MONDE | 10.11.2013
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Enfin pour conclure, un truc (vaguement) en rapport avec le titre.
Un couple, c'est comme un papillon, dont la vie serait inversée :
au début c'est beau, on le dirait immortel, mais il est finalement très fragile.
Puis vient le moment où on a l'impression que tout se fige, dans le confort autant que dans l'ennui. Le couple devient cocon.
Puis si la métamorphose aboutit, il aura la chance de devenir chenille, souple, robuste, gourmand, arpentant et grignotant le moindre morceau de ce qui lui reste à vivre, et si physiquement on se rabougrit, une chenille, c'est un truc vraiment coriace.
(pour info, ce paragraphe est en lice pour le concours international de la métaphore la plus foireuse de l'année)

Pour la réflexion (im)pertinente du jour, je n'ai aucun avis, je suis top model même avec de la morve au bout du nez pour un mec, ça me va).
RépondreSupprimerPar contre, j'aime beaucoup ton papillon et je te souhaite bonne chance pour le concours ! :)
Merci Emmanounette, rhho et tu sais que toi tu es irrésistible quand tu as le nez à peine habillé d'un léger kleenex qui vole au vent???
SupprimerPour le concours, si je le rate, tant pis, j'ai pleins d'idées pour le repasser très vite !
J'aime beaucoup le travail sur les corps post maternité...
RépondreSupprimeroui, et finalement le mot "meurtri" est dur, car finalement après un accouchement et un (ou plusieurs) larbins dans les pattes, on n'est pas abîmé, et je pense qu'on n'est pas moins robuste, bien au contraire...
SupprimerOn dit que lorsqu'on s'aime, on resplendit. Aussi quand on est aimé d'ailleurs.
RépondreSupprimeril parait que ça vient du regard qu'on pose sur nous lorsqu'on est bébé et certaines mères meurtries dans leurs chairs ont du mal à avoir ce regard là. on nous prépare pas assez à ce passage là de jeune femme à mère :)