lundi 2 janvier 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (1ère partie)

Je n'aime pas spécialement les bilans. Mais quand on se sent comptable de ses faits et ses gestes, et qu'on vise une gestion saine de son existence, peut-on s'en affranchir?
Voici donc l'heure du bilan, la révision obligatoire des 2 ans, qui coïncide avec le début de l'année, et qui m'oblige à mettre les mains dans mon passé. Et qui me rappelle que ce n'est pas si désagréable, parfois, de sortir la tête du guidon.

Décembre 2009. Vacances de noël dans la belle famille.
J'avais le choix entre claquer la porte, ou faire un zona et ouvrir un blog.
J'ai fait le second choix.




Zoom sur le flashback.
(sur les moments qui précèdent celui là, quoi !)
La lampe de chevet éclaire ses jolies courbes d'une lumière chaude, accentuée par la tapisserie désuète de son ancienne chambre.
Je la regarde discrètement dans le reflet des vitres d'un meubles à étagères. Elle est belle. Semi allongée sur le lit, en train de lire. Sa chemise de nuit me laisse contempler ses jolies jambes, et fidèle au courbes de son corps, laisse deviner la forme de ses jolis seins. Alternant entre la délectation visuelle de ce reflet, et la scrutation des objets derrière la vitre, je me sens amoureux.
Sur les étagères, sont posés en vrac des tas d'objets résiduels de sa jeunesse, auxquels elle ne tenait pas assez pour les emmener, mais trop pour les jeter.
Des poupées en tissu, des bouquins. Des flacons de parfum qu'une coquetterie adolescente n'a pas fini de vider. Des babioles qui m'attendrissent.
Coup d'oeil sur sa main. J'adore le mouvement gracieux de ses doigts qui tournent une page. Sa respiration posée et reposante m'apaise.

Flashback dans le flashback.
Quelques semaines plus tôt.
Après des années de difficultés et de doutes, nos discussions posées nous donnent un grand bol d'air, mettant à profit nos heures de travail sur la connaissance et la compréhension de soi et de l'autre, nos efforts pour passer d'une communication de jugements à une communication de lucidité. Oui nous sommes différents, et à jamais différents. Mais pas incompatibles. Nous ne changerons jamais, mais nous nous adapterons. Parce qu'on s'aime, parce qu'on a une confiance totale l'un dans l'autre.

Je m'épanouis dans l'intimité et dans les plaisirs de l'esprit comme dans les plaisirs du corps, entre les salons où l'on cause et les alcôves. Jusqu'ici, autant dire que ces lieux restent situés dans mon imaginaire. Ce n'est pas grave, mon imaginaire est vaste.

Elle s'épanouit dans le monde réel, dans la convivialité et les projets collectifs, entre l'école, le boulot, la mairie. Jusqu'ici, le temps lui est si rare, que malgré mes efforts pour viser la parité dans le partage des tâches, son épanouissement reste aussi un peu imaginaire. Mais le temps devrait être plus abondant avec l'acquisition progressive d'autonomie de nos rejetons.

Surtout, nous nous épanouissons à faire grandir nos enfants dans la sérénité et à interagir sur notre environnement, à réaliser des projets imprégnés de nos valeurs communes.
Il y a des choses qu'on ne pourra pas mutuellement s'apporter. Faudra faire avec. Ou plutôt sans.
Bref, tout n'est pas rose, mais l'horizon semble dégagé.

Retour dans la chambre.
Les vacances ne sont pas de tout repos. Repas interminables, gérer le quotidien de nos enfants et de leurs cousins en prime, tournées d'usage chez les uns et chez les autres (et dieu sait que le fief de la famille est fortement peuplé !)
Quand vient le soir heureusement, je revis. Me retrouver seul avec elle est ma récompense, mon moment de bien être. Envie illimitée de générosité en cette période de noël.
J'ai envie d'elle. Mes pensées se font de plus en plus précises. Mon regard glisse sur ses jambes et tente de faire remonter sa nuisette, à la force de la volonté. Puis je regarde son visage concentré, j'ai envie de le voir se déformer sous les spasmes de la jouissance. Envie de voir son regard précis quitter les hypnotisants alignements typographiques de son bouquin, pour s'abstraire et se perdre dans le plaisir.
Déjà j'entrevois son minou rougissant me faire son joli sourire vertical sous sa toison légèrement ébouriffée. Son bonbon pointe son nez, apparaissant entre ses lèvres arrondies, comme pour suggérer à ma bouche de venir lui rouler une interminable galoche... Je rêve d'entendre son souffle s'accentuer et flirter avec le gémissement pendant qu'elle va se mordiller les lèvres, et ces pensées coquines ont pour effet immédiat d'ériger ma protubérance masculine au rang d'icône à libérer au plus vite...

Sans pour autant céder à la précipitation, je m'assois à ses côtés et pose ma tête sur son épaule. Mes câlins sont de plus en plus téméraires et alors que je crois déceler, à sa respiration, que l'effet lui est agréable, au contraire, elle repousse brutalement ma main, trop proche à son goût de son sein...
"Fouts-moi la paix ! Va baiser ailleurs !"

(à suivre)








7 commentaire(s):

  1. Avec le blog j'ai appris à faire des bilans et j'en suis une convaincue maintenant. Tu as eu raison , je crois, toi qui a particulièrement la tête dans le guidon constamment :)
    Difficile de commenter le début et surtout cette fin brutale , qu'on a pourtant tous connu un jour. Un rejet froid et glacial, incompréhensible et qui blesse...
    J'aurais aimé que tu me dises si tu pointais maintenant d'où était venue cette phrase, avec le recul mais tu nous le diras par la suite...

    Merci de la confiance que tu nous accordes en tout cas
    je t'embrasse

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  2. @Dita : l'histoire est un peu romancée et la réalité est un peu résumée ici, mais oui, j'essaierai de revenir sur cet écart de perception douloureux, cette lecture différente d'une même situation, cet écart dans les attentes qui règne souvent entre elle et moi, et qui sont très fréquentes dans les couples, pour des raisons diverses sans doute. Dans le notre, il semble que cela soit identifié, j'en reparlerai sans doute (même si c'est pas au départ ce dont je voulais parler dans ce billet :-)...

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  3. tu voulais parler de quoi alors?
    Zut, j'ai pas bien compris !!! :p
    ok ok elle garde ces souvenirs d'adolescente et c'était un vieux fantasme de faire l'amour dans sa chambre de jeune fille, c'est ça?

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  4. @Dita : non je voulais parler de ce que m'avaient apporté ces deux années d'investigation et d'échange sur la blogosphère en partant de ma situation émotivo-sentimentalo-affective initiale. C'est pour ça que je n'avais pas trop prévu de disséquer l'écart dans le rapport au désir qui existe entre elle et moi. Mais pour te faire plaisir (et tu sais combien j'aime faire plaisir ! :-) je parlerai aussi un peu de ce qu'on pense être à l'origine de ses réactions, promis :-)

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  5. Si j'ai bien compris, ce n'est pas très clair ... :)

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  6. roucoulement.... :)))

    tu fais des investigations, toi???

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  7. Philo, tu as parfaitement compris : c'est bien incompréhensible !

    Dita : attention à ne pas y laisser des plumes !

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Prenez place, prenez position, faites échos, prenez faits et causes (ou le contraire) et puis jouons au bois et raisonnez mazette !....