Non, non et non, vous ne m’emmènerez pas cet été en Papoilie-Nouvelle Epilée !
Bon sérieusement, je précise ma vision, suite au billet précédent, en essayant de le faire de façon structurée et intelligible. Je ne cherche pas à faire une démonstration implacable, ni à vous avoir à l'usure, mais je vais essayer de débroussailler ce qui reste encore trop touffu pour certains.
En lisant cela, ne croyez pas que les failles et les contradictions qu'on m'a mises sous le nez m'ont plongé dans le doute : je veux juste avoir les idées claires et remettre à la page une espèce en voie de disparition - la touffe - car la voir disparaître du catalogue est une éventualité qu'ici l'on redoute (dis-je en tirant la langue !)
En lisant cela, ne croyez pas que les failles et les contradictions qu'on m'a mises sous le nez m'ont plongé dans le doute : je veux juste avoir les idées claires et remettre à la page une espèce en voie de disparition - la touffe - car la voir disparaître du catalogue est une éventualité qu'ici l'on redoute (dis-je en tirant la langue !)
A la base, il y a effectivement une histoire de goûts personnels.
Par exemple je préfère un corps de femme quand il n'est pas couvert de tatouages ou criblé de piercing.
Je préfère des seins naturels, quelle que soit leur apparence, à des seins siliconés.
C'est ainsi, ce sont de simples préférences. Peut être un jour je serais séduit par une femme aux seins siliconés, tatouée et percée de partout, et ça ne m'empêchera ni d'avoir du plaisir avec elle, ni de tomber fou amoureux d'elle, qui sait, et ce sera tant mieux.
Pour la pilosité c'est pareil. Je préfère les pubis natures. Concrètement, si je vois deux inconnues nues devant moi, une nature, l'autre épilée, peu importe leur beauté plastique et leur charme visuel : il y a de fortes chances pour que j'éprouve un désir certain pour la première et beaucoup moins pour l'autre. C'est comme ça, les yeux sont générateurs de désir et ils obéissent à une logique étrange qu'on peut volontiers appeler conditionnement.
Ceci dit les yeux ne sont pas les seuls vecteurs du désir. Je peux éprouver du désir simplement en communiquant par écrit avec quelqu'un sans jamais avoir vu ni son visage ni son corps, et mon vécu me montre que ce désir n'a pas faibli quand de la distance et de l'écrit on est passé à l'intimité et au contact physique. Ce n'est donc pas une histoire de pilosité qui peut me bloquer dans ces cas là ! Si j'apprends à connaitre les deux inconnues citées précédemment et que je suis séduit par la seconde, les considérations physiques et esthétiques passeront au second plan. Voilà, je ne voudrais pas qu'on me fasse dire ce que je n'ai pas dit, ai-je déjà affirmé ici ou ailleurs que je jetterais la pierre à la femme impubère?
Ensuite, qu'est-ce qui fait que je m'amuse à partir en croisade contre cette norme de l'épilation et non pas contre les piercings, tatouages et autres siliconages? Tout simplement parce que ces dernières pratiques ne sont pas (encore?) à mes yeux des normes esthétiques. Elles restent minoritaires et donc ne font pas subir de "pression de conformité" à celle qui ne s'y plient pas.
Pour l'épilation, j'ai la perception que cette pression existe. Alors partant du postulat que certaines en souffrent, mais qu'il serait dommage de se plier à la fatalité, je clame haut et fort qu'elles n'ont pas à en pâtir, que certains comme moi les apprécient telles quelles, comme j'appréciais de lire des propos de femmes défendant l'esthétique des hommes barbus quand j'avais envie d'être barbu.
Oui j'ai la perception que cette pression existe. On peut me blâmer, me reprocher de vouloir m'octroyer mon quart d'heure de gloire sur le dos des petites ingénues-victimes consentantes qui ne sauraient pas résister à cette pression, de jouer les bonnes âmes paternalistes et condescendantes envers des personnes pourtant capables de se défendre toutes seules, mais non ce n'était pas mon intention.
Non j'ai juste trop entendu dans la bouche de mes pairs, lors de discussions de vestiaires tout aussi subtiles que viriles, des propos dégradant sur la pilosité féminine, pour penser que ça n'a aucun impact sur le subconscient des uns et des autres et que par conséquent ça ne mériterait pas qu'on s'y attarde. Prouvez moi que j'ai tort, que cette pression n'existe pas, et je serai le premier ravi de cela, et le premier à reconnaître mon erreur d'appréciation.
C'est sans doute un combat perdu d'avance, j'en suis conscient, et cela ne m'affecte pas plus que ça. Mais j'use de mon dérisoire droit d'expression pour ne pas me donner l'impression de céder à la fatalité, et à la facilité.
Si j'avais vécu au temps où la bienséance collective a décrété que les femmes devaient se maquiller pour être élégantes dans l'espace public, et que depuis ce temps, il n'est sans doute pas une seule fille qui ne ne soit pas dit au moins une fois dans sa vie "non, je ne peux pas sortir comme ça, je suis moche, je ne suis même pas maquillée", j'aurais sans doute usé de mon droit d'expression pour donner un autre son de cloche, et oeuvré pour que tout être humain dispose d'une totale liberté vis à vis de son image. Le jour où l'on a décrété qu'un homme respectable devait en permanence s'afficher rasé de près, j'aurais pris la parole pour décréter que mes joues et mon apparence n'appartiennent qu'à moi.
Si l'air du temps enfin avait au contraire décrété que les femmes épilées, tatouées ou percées étaient à mener au bûcher, je me serais sans doute exprimé de la même façon pour dénoncer cette atteinte au droit de la personne de disposer de son corps comme bon l'entend. Il va de soi que si chacune et chacun trouvent dans l'épilation des sensations qu'ils recherchent, rien ne peut justifier qu'ils s'en privent... Ce serait mal me connaitre que penser que je pourrais trouver à redire à ce que peuvent décider des adultes consentants.
Voilà, j'espère que ma vision est mieux décrite, et d'ailleurs pour vous remercier de m'avoir suivi jusque là, en guise de récompense, je vous laisse juger de vos propres yeux de la teneur érotique des catalogues d'antan :-)
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Tiens... mon commentaire disparu!
RépondreSupprimer:)
Je disais à peu près ceci:
Et… où sont « les touffes qui dépassent » ?!
:)
Il serait peut-être plus juste, Usclade, de défendre votre propre plaisir et désir face à un corps féminin tel que vous le décrivez. Vos préférences. Et là, il me semble que vous avez tout à fait été compris. Parce que, si je ne me trompe pas, au fond, c’est cela que vous voulez dire à longueur de billets.
Mais de là à vous ériger en défenseur de ce que nous portons ou pas chacune dans nos petites jolies culottes, en défenseur du poil… il y a quand même une sacrée différence.
Je pense que tout a été dit !
Bonne soirée à vous.
Bon ben vous voyez qu'on a raison de persévérer, on va bien finir par y arriver !
SupprimerPour les touffes qui dépassent, je laisse le soin à l'auteur de cette expression le soin de trouver des archives de tels clichés, je n'en ai jamais vu de tels sur les catalogues.
Par contre je me souviens avoir vu des transparences encore plus flagrantes dans les pages sous-vêtements, comme aussi des silhouettes particulièrement délicieuses et des triangles bien mal dissimulés dans les pages consacrées au cabines de douche... Mais là je n'ai pas trouvé de scans sur le web..
A longueur de billets, vous savez, je dis tout ce qui me passe par la tête : mon amour des femmes, de leurs corps, mes fantasmes, mes ressentis, mes idéaux, mes réactions... Je ne comprends pas très bien pour quelle raison je n'aurais pas le droit de défendre un aspect esthétique spécifique au corps des femmes et d'évoquer une supposée pression sociale potentiellement néfaste pour les femmes. Je ne me suis jamais posé en grand inquisiteurs des petites culottes !!!
Un jour sur un forum, une fille m'a dit que je ne pouvais pas me revendiquer du courant féministe (ce que je n'avais même pas fait d'ailleurs, mais je me positionnais sur un sujet du côté du point de vue féministe) car je n'étais pas une femme et que je ne pouvais pas comprendre. Ça m'a un peu contrarié ce sexisme, je lui ai rétorqué que si la défense de telle ou telle idée était réservée à telle ou telle identité, l'humanité n'irait pas bien loin. Si seuls les noirs ont le droit d'être anti-racistes, si seuls les ouvriers peuvent être de gauche, si seuls les homos peuvent combattre l'homophobie, on est mal ! Chacun son combat?
En fait je pense que certaines femmes ont une vision sexiste des combats progressistes, et elles vivent comme une humiliation le fait que des hommes se rangent "de leur côté", car elles interprètent cela comme le fait que ces hommes pensent qu'elles auraient besoin d'eux dans leur lutte, qu'elles ne pourraient pas se débrouiller toute seules, et du coup elles rejettent tout ce qui peut être assimilé à une attitude masculine charitable. N'est-ce pas un peu comme ça que vous percevez mon attitude, Anna?
Pour moi aucune lutte n'appartient à personne, je ne vois que le genre humain, et jamais je ne me suis dit "les femmes ont besoin de moi, je vais les aider" comme jamais je ne me suis dit "c'est le problème des femmes, ça ne me concerne pas, je les laisse se débrouiller". Je réagis sans distinction de couleur, de sexe, ni de quoi d'autre... Le "chacun chez soi", ça me déprime !
:)
Supprimer« Je ne comprends pas très bien pour quelle raison je n'aurais pas le droit de défendre un aspect esthétique spécifique au corps des femmes et d'évoquer une supposée pression sociale potentiellement néfaste pour les femmes. Je ne me suis jamais posé en grand inquisiteurs des petites culottes !!! »
Mais vous avez tous les droits de défendre ce que vous voulez, mon cher Usclade. Sauf que, voyez-vous, là, vous ne défendez pas le poil des femmes contre « une supposée pressions sociale potentiellement néfaste » pour elles. Vous ne faites que défendre votre propre plaisir, votre propre tristesse. Prenons le cas de votre Monsieur Rose (Fuchsia, s’il vous plaît !) : l’idée de son livre est venue d’une frustration : la sienne. Alors ne venez pas me dire que ci que ça. Je veux bien que vous défendiez mon poil, mais laissez-moi le faire d’abord moi-même. Pour votre plaisir ou le mien. Les deux, ce sera parfait ! Et si j’ai envie de me traiter, au passage, de tous les noms d’oiseaux, de singes, c’est mon affaire. Si je veux reconnaître mon « inconscience » face à la chose, je la reconnais sans que quelqu’un d’autre le fasse à ma place et d’une manière pas la meilleure du monde. Je crois que je suis assez grande et intelligente pour voir le néfaste là où il est concernant mon corps, mon poil. Après, oui, bien sûr que vous pouvez vous joindre à mon combat qui n’est ni féministe ni sexiste ni d’aucune couleur. Dans les commentaires que j’ai pu lire sous vos billets, il y a des femmes qui ont exprimé leur avis sur le sujet. Vos réactions ne m’ont pas donné tant l’impression que vous les compreniez autant qu’elles vous comprennent. J’ai lu, aussi l’avis des hommes. Là encore vos réactions n’ont pas été à la hauteur des leurs, il me semble. Non ?! Je me trompe ?! Vous allez me dire il y a débat, donc on débat. Débattez, Usclade, débattez-vous contre le poil qu’on arrache. Mais ne venez pas mettre en avant vos frustrations pour nous dire ensuite que vous nous défendez contre nous-mêmes puisque nous ne savons pas le péril qui nous menace. Vous saisissez la nuance ?!
« En fait je pense que certaines femmes ont une vision sexiste des combats progressistes, et elles vivent comme une humiliation le fait que des hommes se rangent "de leur côté", car elles interprètent cela comme le fait que ces hommes pensent qu'elles auraient besoin d'eux dans leur lutte, qu'elles ne pourraient pas se débrouiller toute seules, et du coup elles rejettent tout ce qui peut être assimilé à une attitude masculine charitable. N'est-ce pas un peu comme ça que vous percevez mon attitude, Anna? »
Détrompez-vous de ce que je perçois ou non de votre attitude. Et dites-moi…. juste comme ça, parce que du coup ça me bouche un coin : comment doit-on vivre, alors, les points sur lesquels je vous ai déjà donné mon impression, mon avis et qui font que je n’apprécie pas trop la forme et les formes employées pour nous décrire et nous dire?! Taquinerie ?! Dérision ?!
Et, votre « attitude charitable » m’excusera, mais oui !, je n’ai vraiment pas besoin que vous vous rangiez de mon côté ni quand j’arrache mon poil, ni quand je le laisse pousser. Je vous ai déjà dit comment je perçois la chose.
Bonne journée et bon combat, Usclade !
(Eh... et ne déprimez pas, hein?! Je suis chez vous pour dire tout ça, pas chez moi!)
:)
Pour moi, c'était clair dans le 1er billet, l'histoire poële Tefal.
RépondreSupprimerComme quoi chacun sa perception dans les mots.
J'ai la même impression que toi Usclade concernant la "pression" du moment pour le tout lisse. Quand on n'a pas la possibilité de parler ouvertement de sexualité autour de soi et qu'on se base sur ce qui semble être la norme , le poil pubien n'est pas présent.
Ceci dit, il me semble que pour les hommes, c'est un peu pareil non ?
Merci Emma, ta pétro-solidarité me va droit au coeur :-)
SupprimerEffectivement, pour les hommes, la pression commence à se faire sentir : avant je mon montrais mon (plus simple) appareil à tout bout de champs sur ce blog, mais désormais, vu que je suis pas près à mettre des piles à un épilateur (oui, moi je m'épile au riz pilé), le résultat n'est pas conforme aux standards actuels. Résultat, je n'ose plus l'exhiber, puisque j'ai peur que ça vous horripile, que vous me clouiez au piloris (ou m'empaliez au pilotis)...
Et je ne parle pas de celles qui trouvent ça moche, cuisiné avec ou sans poêle... Pffff...
pilori pfff... c'est pas comme clitori..
SupprimerMoi depuis que j'ai pétrolien en 1ère langue, je dis un clitorien et un pilorien, ça ne pose plus de problème.
SupprimerJe viens d'avoir une queue d'homme légèrement velu en moi, ça m'a fait beaucoup de bien. Je me demande si c'est à cause des poils, ça va encore me tracasser cette histoire, c'est malin.
Je viens d'aller cuisiner le voisin, c'était délicieux (il a des poils mais je ne sais pas si c'est à cause de ça que c'était divin)
J'espère que la nuit te débarrassera de toutes ces tracasseries, Emma :-)
SupprimerMais moi je crois qu'on peut affirmer qu'il y a des liens de cause à effets, oui !
La touffe en transparence, c'est déjà plus évident !
RépondreSupprimerIl n'y a qu'en Espagne et en Allemagne que la mode de la touffe qui dépasse s'était réellement exprimée. En Espagne les femmes se glissaient même un généreux postiche dans le string ...
Hier soir j'ai souri en pensant à toi, alors que je regardais la série moyen âgeuse de l'été sur France 2. Deux femmes très jolies devaient se dévêtir devant un évêque paillard pour qu'il puisse faire son choix, et la chemise de l'une d'elles a glissé un peu trop bas, dévoilant ainsi sa toison ... en ticket de métro !
Serait-ce une erreur historique ?
Il semble bien que non ...
" Bien que certaines personnes considèrent la pratique de l'épilation comme un phénomène de mode relativement récent, il n'en est rien. Depuis la nuit des temps, toutes les civilisations ont en effet tenté d'éloigner le poil, symbole d'animalité et d’impureté, en essayant de le domestiquer ou de le supprimer. "
Suite de cet article par ici > http://www.epilation-depilation.com/L-epilation-a-travers-l-histoire_a6.html
Tu as évoqué les poitrines siliconées. En as-tu djà fait l'expérience ?
Cela m'est arrivé et il est assez troublant de palper une telle poitrine, dont les prothèses ne passent pas inaperçues sous les doigts ...
Merci Philo pour cette précision, mais je conteste ton hypothèse, une femme médiévale ne se serait jamais épilée ainsi, plusieurs siècles avant le poinçonneur des lilas, il ne leur serait jamais venu à l'esprit de se faire pareil motif ! En ticket de diligence, à la rigueur, je veux bien, mais encore !!!
SupprimerPlus sérieusement, je suis bien conscient que tout cela ne date pas d'hier. Mais comme c'est mentionné chez Anne Bert, le malaise est ancien, et cela traduit bien un malaise d'homme, lequel le projette sur la femme :
"Ta beauté est une beauté de femme et ton poil est un poil d’homme. Or le poil est une beauté pour l’homme et une laideur pour la femme." Ancien Testament- Premier Livre des Rois. (10,1-10)
Pour les seins en silicone, non, j'ai jamais palpé ! :-)
(enfin je crois !)
quel débat !!! :)
RépondreSupprimerc'est drôle comme ce n'est pas si anodin que ça.
Te connaissant un peu mieux, j'avais lu dès le début le second degrés.
je retourne en vacances !
Bisous
Profite bien de tes vacances, tu as vu, ici on ne s'ennuie pas :-) (on fait avancer la science grâce à des débats extraordinairement touffus!)
SupprimerCher Usclade, comme vous le citez fort à propos, la lutte contre le poil est antique, très connotée sexuellement, et quand on parle de "naturel" ou de nature, ça me le hérisse, le poil.
RépondreSupprimerpour fréquenter un hammam traditionnel et confessionnel, où se retrouvent juives et musulmanes, je confirme que c'est une pratique culturelle et antique bien ancrée, et non un diktat moderne.
sans parler bien évidemment des statues antiques mais là on a bien souvent une main ou un voile pour cacher l'objet du débat...
or donc, c'était aussi une pratique répandue dans les étuves du moyen-âge, en France, jusqu'au moment où l'eau (enfin les bains) fut diabolisée pour deux ou trois bonnes raisons, ou mauvaises, selon le point de vue : les maladies et les moeurs libertines, deux menaces à l'ordre religieux. de là de légers arrangements avec l'hygiène corporel selon les périodes, jusqu'à l'époque victorienne qui nie le corps tout en l'érotisant au maximum, perversion des bonnes intentions...
c'est intéressant de comparer avec les japonais, qui détestent les odeurs corporels et qui pratiquaient le bain public, familial et communautaire, où chacun est nu sans une once d'érotisme. mais le poil chez le japonais est assez inexistant et discret chez la japonaise. il est en tout cas strictement interdit de représentation dans les bd modernes mais très présent sur les estampes anciennes dont je vous recommande l'iconographie !
tout ça pour dire que le "naturel" est culturel. j'ai déja dit ce que je pensais de S. Rose qui a au moins le petit mérite de provoquer le débat, notamment sur le plan de la représentation de la femme et de la conformité à une norme. pour moi, le "naturel" est aussi normé que le sans-poil.
je comprends votre propos sur le féminisme et je suis d'accord avec vous sur le fait que le féminisme n'est pas un débat réservé aux femmes. mais cela fait trop longtemps que ce n'est pas un débat de femmes. il faut accepter que ça soit un débat, voire un combat, où les femmes prennent position pour elles-mêmes.
la (re)sexualisation du corps de la femmes, dont la pilosité n'est qu'un épiphénomène, et la réappropriation de leur corps sont avant tout un combat de femmes, par et pour elles-mêmes. et au vu des récents événements tant aux US qu'ailleurs, il faut bien dire que ce n'est pas gagné !
Merci Brigit pour toutes ces infos intéressantes. Continuez à prendre position alors, c'est pas moi qui vous empêcherez de vous exprimer !
SupprimerAu début, je me suis dit, encore un post sur le poil, c'est vraiment obsessionnel... Mais ton deuxième degré est tellement réjouissant ! Comme ce que ça déclenche d'ailleurs. Certains échanges m'ont ramené à mes années lycées et ses "groupes femmes" (pour ceux qui ne connaissent pas voir "le péril jeune"). M'enfin, mais de quoi ce mec se mèle.
RépondreSupprimerHistoire de donner un avis de gars peu porté sur la touffe, et peu sensible à son esthétique générale, à choisir, je serai plutôt tenté par une toison que par la glabritude. Ridé, voire frippé, l'objet de ton désir devient pour moi peu seyant.
Quant à la pression qui régnerait sur les hommes, elle n'est qu'apparente après justement une longue période où la face ne pouvait être que rasée de près ou barbue de long, hors quelques marginaux. Aujourd'hui, c'est la liberté totale d'en porter ou d'en rabattre à la longueur que l'on veut, et où l'on veut.
Pour fréquenter quelques lieux, où les hommes osent le plus simple appareil, je peux dire que tout est possible. Je ne peux que souhaiter aux femmes d'user des mêmes libertés.
J'allais oublier, un beau membre viril dans son écrin débridé ou légèrement entretenu, c'est pas mal aussi...
Oui peut être que les femmes connaitront la même liberté de "look" avec leur système pileux que les hommes, même si pour les hommes il n'est pas total non plus : il m'est arrivé de lire des annonces d'échangismes où le couple s'excusait par avance que le monsieur étant d'origine méditerranéenne, il était très velu et que donc il fallait être prévenu... Comme quoi la phobie du poil vise aussi les hommes, et je comprends que les hommes très poilus puissent être complexés vu tout ce qu'on déballe comme blagues là dessus, et sur le pauvre Demis Roussos en particulier...
SupprimerAu risque de m'inscrire en faux après les commentaires de mes homologues féminins, je ne peux que reconnaître que je trouve réellement réjouissante l'idée qu'un homme ait envie de défendre autre chose que la norme qui est imposée aux femmes.
RépondreSupprimerEt vous savez la meilleure ? C'est que des poils, je n'en ai guère, car j'éprouve plus de sensations de cette manière — et je sais également que j'ai plus de chances de satisfaire un partenaire potentiel qu'en restant naturelle.
Ce n'est peut-être pas la pire oppression qu'on ait pu faire subir aux femmes, mais c'en est une, incontestablement : le choix n'est pas de mise dans ce domaine, alors même que l'épilation (comme ça a été justement dit plus haut) a toujours existé. Bien sûr que le naturel est culturel, mais on ne peut nier que dans notre société, la vision de la sexualité imposée par le porno s'est petit à petit intégrée dans nos propres vies, en ce qui concerne l'épilation, les pratiques sexuelles (et même ces putains de faux ongles qui sont terriblement moches, mais qui sont revenus en force depuis qu'ils sont l'accessoire numéro 1 des films X).
Il est toujours rafraîchissant de lire un homme qui aime les femmes qui ne sortent pas d'un magazine formaté.
Merci et bienvenue ici Tristana.. C'est sympa de mettre de l'eau à mon moulin, je commençais à me sentir seul ! :-)
SupprimerMerci beaucoup, je suis parfaitement en phase avec ce que vous écrivez. Oui ce n'est pas la pire oppression bien sûr, c'est même un peu dérisoire, mais je ressens aussi cette pression. En quelques lignes vous avez mieux que moi résumé la situation...
Finalement, c'est assez cocasse de voir que c'est une « épilée » (pardon, Tristana, pour ce raccourci) qui porte haut et fort, au féminin, les arguments du pro-poil local :-)
RépondreSupprimerEh oui, il en est des touffes comme des seins nus sur la plage ou des coupes de cheveux : ils vont et viennent selon les époques, sous une certaine pression sociale qu'on ne peut nier. La touffe ayant tout de même la particularité d'être intime, on peut quand même supposer que, dès lors que les partenaires sont casés en couple (pour se mettre dans la configuration normée actuelle ^^), l'aspect des poils sera une négociation non plus sociale mais de couple.
Puisqu'on parle d'épilation masculine, c'est parce qu'elle est devenue à la mode (via les homos) que j'ai pu avoir l'idée de la pratiquer et la possibilité de le faire en institut.
J'ai donc testé « la totale » (je n'ai pas aimé) et le contour (c'est à dire verge et contour + testicules + sillon inter fessier) que je pratique donc désormais régulièrement, parce que j'aime bien pour moi (c'est doux, et mes poils sur le SIF m'agaçaient – si, si !) et également pour ma partenaire de référence (ma femme, quoi !) qui trouve ça très agréable (et elle ne pratique pour elle qu'une épilation "maillot" standard, même un peu moins net que sur tes catalogues vintage).
J'aime beaucoup l’opiniâtreté d'Anna Hyss à traquer les causes profondes de ta motivation pour ce combat. Je conçois aussi que la pression sociale n'est pas qu'un leurre, et que le fait que des voix, ici ou là (ou des affiches !) s'élèvent pour prôner un discours contre-normé permet sans doute à ceux et celles qui sont moins armés qu'Anna Hyss pour défendre leur position de se sentir plus à l'aise.
Bon !
Cela dit, moi ça fait longtemps que je n'ai pas léché et baisé une chatte totalement glabre. Ça me manque ! Y a des candidates ici ?
;-)
Tu veux dire que tu recherches une chatte comme ici?
SupprimerJe n'en ai jamais vu passer par ici, mais en même temps à mon grand désespoir, de toutes façons je ne vois passer que trop peu de chattes par ici...
A de trop rares exceptions, pas la moindre image intime pour remercier l'auteur de ces lignes pour tout le temps qu'il consacre sur ce blog à faire rêver les foules avec ses belles histoires à l'eau de rose ou ses hautes considérations philosophiques... Quelle ingratitude ! :-)
C'est un fait, l'époque est à la pudibonderie, à l'extrême pudeur !
Du coup, ce soir, grève de votre serviteur, pas d'ordi, j'épile ma moitié à la cire bouillante (maillot triangulaire plus seyant pour moi que les formes déjà trop rectangulaires de la Redoute..)
Il me reste une journée pour la convaincre de photographier et publier le résultat de mon travail, mais en général elle veut pas... Pfff... Ingratitude féminine, je vous dis... :-)
Cette nuit il y avait un très beau film sur France 3, Le chant des mariées !
RépondreSupprimerUn bel éloge de la féminité, agrémenté d'images orientales et sensuelles ...
Il y a une superbe scène dans ce film qui aurait pu illustrer ton billet, durant laquelle une jeune future mariée subit une épilation totale de sa toison ô combien touffue !
Je ne connaissais pas cette technique de la boule de cire que l'on malaxe, étale puis arrache avec les poils et remalaxe de nouveau, et ainsi de suite ...
Le cadrage serré, d'un érotisme rare, était on ne peu plus explicite, finissant sur un plan très Hamiltonien du pubis imberbe ...
En opposition à cela, je te conseille l'exposition sur Helmut Newton qui nous replonge dans les 80's et les toisons Baba Cool de femmes très sophistiquées !
http://a34.idata.over-blog.com/2/24/40/32/10-Aout-2010/HNVS.jpg
Zut, j'ai raté ce film :-)
SupprimerFaudra que j'étudie cette technique d'épilation et la soumette à moi moitié ! :-)
Je ne suis pas au courant de cette expo d'Helmut Newton, merci pour le lien...
Hum, ça me donne terriblement envie ..humm de garder mes poils, rires ! ((extrait du film)
SupprimerEt cette 3ème femme qui tient celle qui n'a certainement rien demandé du tout mais à qui la tradition a dit que..waw ! Je n'ai pas regardé jusqu'au bout.
Que d'esthétisme n'est-ce pas dans les images de la femme qui ouvre ses cuisses en tremblant !
Oui, cette scène me rappelle finalement une chanson de Nino Ferrer sur... l'excision !!!
SupprimerJe préfère définitivement l'esthétisme 80's d'Helmut Newton !
Voici l'extrait du film ... ;)
RépondreSupprimerhttp://www.wat.tv/video/extrait-film-chant-mariees-1xd4f_2ilfh_.html
Merci Philo, je viens de regarder, et comme je pense que ma moitié va réagir comme Emma, faut pas que je lui montre maintenant, je viens juste de mettre la cire dans le micro-onde, c'est vraiment pas le moment :-)
SupprimerQuel débat passionné et passionnant !
RépondreSupprimerQuestion de gouts, certes, masi pas que(ue)
Mais quid de spoils sous les bras ? (qui déborderainet sur le coté des seins siiconnés)?
Sur cette vision d'horreur, je m'en vais de ce pas chercher ma pince à épiler pour traquer le poil (occupation de bord de piscine...)