En écho à d'autres évocations analogues ici ou là, me voilà inspiré à l'idée de vous parler de ces rares instants solitaires, fruits des séquences où le corps masculin a vécu à son rythme, insensibles aux interférences extérieures qui peuvent tant le perturber. Des moments privilégiés durant lesquels c'est lui qui est à l'initiative du désir. En particulier lorsque l'absence et la patience lui ont réuni les conditions pour y parvenir. Moments de paradoxe car exacerbés par le manque, mais délicieux, d'une certaine façon.
J'en ai bien conscience. Cela fonctionne dans les deux sens. En général ça nait dans la tête, provoqué par une sollicitation même anodine de l'environnement, et ça se propage au corps.
C'est le cas le plus fréquent.
Mais aujourd'hui, cas plus rare, c'est l'inverse, ça vient du corps et ça a envouté mon esprit. Peut être est-ce là d'ailleurs un chemin plus familier pour les dames?
La température est douce, l'air est doux, le silence est doux. Je me sens bien. La lumière est douce aussi. Il semble que les rayons du soleil cherchent à se faire moins rectilignes, plus louvoyants, comme pour continuer à me chauffer, moi qui suis déjà brûlant. Je suis déjà nu sous les draps et le contact du drap ne me suffit plus.
Mes mains se mettent à parcourir mon corps, comme si c'était celui de quelqu'un d'autre. Et mon corps apprécie comme si ces mains n'étaient pas les miennes. C'est à cela qu'on voit que mon esprit s'est fait complice et qu'il n'a pas eu à se faire prier pour cela.
Les yeux tantôt fermés, tantôt ouverts, les images défilent et pimentent mon excitation.
J'enlève le drap qui me recouvre, m'exhibant complètement à la pénombre et la lumière qui se mélange. Les fenêtres et les portes sont ouvertes, j'aimerais qu'on me voie ainsi.
Mais (mal)heureusement je suis seul.
Le plaisir a déjà commencé à m'envahir.
C'est comme si mon coeur débordait d'une énergie merveilleuse, et comme si, telle une coulée de lave, le surplus allait faire enfler ma péninsule. Je la vois se détacher, presqu'incandescente, sur la ligne d'horizon.
Oui là bas, ma queue est dressée, dure et pourtant je ne ressens aucun effort. Je la sens légère et détendue, et pourtant elle est bien là, robuste, comme un phare au milieu des dunes, prête à subir les assauts de toute part.
Mes mains ne cessent de me pétrir et je sens mon coeur rayonner jusqu'au bout de ma protubérence turgescente, dans des frémissements tantôt gazeux tantôt liquides. Je ressens des corps de femmes qui se frottent au mien, des seins et des chattes qui s'échouent dans ma bouche. Je suce à n'en plus finir tandis qu'à l'autre bout de mon moi une bouche magique m'engloutit et libère de façon continue les radiations de plaisir dans tous les recoins de mon corps.
Le plaisir s'intensifie encore.
Cela pourrait durer des heures, de toutes façons je n'ai plus la notion du temps.
J'essaie de freiner le crescendo, mais l'appel du plaisir toujours plus intense finit par me faire plier.
Le basculement est irréversible. Les remous de plaisir deviennent de véritables bouillonnements qui ne se terminent qu'en palpitations et crépitements volcaniques, lorsque le sexe se fait source abondante d'une lave chaude et irréelle. Comme si le plaisir pur qui emplissait mon corps se condensait et se précipitait au dehors par vagues successives, dans une ultime sensation délicieuse.
Et comme si la jouissance avait fait de moi un soleil éphémère, je me sens apaisé d'être venu à bout de la réaction en chaine qui s'était emballé au coeur de mon corps.
Le bien-être s'installe durablement, mais peine à dissimuler l'impatience naissante. Celle de vouloir hâter le pas des milliers de secondes qui vont devoir s'écouler pour enfin atteindre le moment où ce grand lit accueillira un deuxième corps impatient...
c'est toujours touchant d'être la spectatrice privilégiée en regardant un homme se caresser... ainsi
RépondreSupprimerpour moi, quand l'envie arrive, ça prend naissance quelque part dans le cerveau et ça descend de façon irrépressible dans les corps... rarement l'inverse, pour les autres filles, je ne sais pas...
c'est très variable pour ma part... mais l'envie cérébrale est tout aussi forte que l'envie physique, aucun doute là dessus... je rejoins Home et vous confirme qu'être la spectatrice de ce genre de scenarii est tout simplement beau.
RépondreSupprimerPas forcément...Plusieurs choses peuvent provoquer mon désir autre que des mots...un parfum, un torse, un homme qui nage le papillon, tous mes sens peuvent être source...
RépondreSupprimerMais je vous avoue qu'observer un homme qui se caresse est une chose fascinante pour moi...ce sont des gestes si sensuels...
je ne suis pas la seule à aimer voir ce moment... c'est vraiment très émouvant, très beau et un réel cadeau.
RépondreSupprimerJe dois assez primaire car c'est plus souvent mon corps qui m'appelle. Peut-être ne sais je pas écouter mon cérébral ?
Merci pour ce texte. Je serais bien incapable de décrire si bien mon plaisir..