Je crois que je n'ai plus que du manque à offrir...
Ce doit être mon côté féminin...
« Aimer, disait Lacan, c’est donner ce qu’on n’a pas. ». Ce qui veut dire : aimer, c’est reconnaître son manque et le donner à l’autre, le placer dans l’autre. Ce n’est pas donner ce que l’on possède, des biens, des cadeaux, c’est donner quelque chose que l’on ne possède pas, qui va au-delà de soi-même. Pour ça, il faut assurer son manque, sa « castration », comme disait Freud. Et cela, c’est essentiellement féminin.
Les deux premières lignes: la vache! Mais la suite, ça ne peut pas être ça. Pourquoi ces sachants, toujours des hommes, d'ailleurs, s'obstinent quel que soit le cheminement, à tourner autour du même point: qu'au fond la femme, en toute circonstance, pleure son pénis perdu, et ne cherche qu'une chose: lui piquer le sien?
RépondreSupprimerHeureusement que, tous sexes confondus, n'a pas tous envie de savoir ce qu'ils croient, les psychanalystes et les philosophes.
Moi je retourne aimer. Plus fort encore.
Vous avez bien raison .
SupprimerC'est idiot ces théories.. Si j'ai bien compris, j'entretiendrais donc inconsciemment mon propre manque pour mieux aimer, alors que j'en souffre au point d'envisager de mettre en vente mon pénis inutilisé sur eBay et en tirer une fortune vu que les femmes en veulent un à tout prix? Les psychanalystes veulent vraiment faire de nous des gens plus tordus que nous le sommes..!
Dans l'interview on y lit des choses intéressantes, mais j'ai moi aussi été gêné par ce grand nombre de distinctions sexistes qui song assènees comme autant de clichés...
Merci de votre visite ici :-)
Tout le plaisir est pour moi.
SupprimerJe n'ai pas lu tout ce qu'il y a autour de ce merveilleux passage et je n'ai pas le temps, quel dommage !
RépondreSupprimerJe file, je vais nettoyer mon frigo (sûrement un truc féminin):)
Bah il dit en gros que les femmes sont prêtes à tout pour aimer, même à coucher. Tandis que les hommes sont prêts à tout pour coucher, même à aimer. C'est dire si on est fait pour s'entendre..
SupprimerComme souvent en plus elles sont frigides, on comble tous leurs manque quand elles ont le frigidaire plein, ce qui satisfait pleinement l'homme qui peut à tout moment se taper une bonne bière du coup..
C'est beau, non? :-)
Toujours ça m'énerve "les femmes sont prêtes à tout pour aimer, même à coucher. Tandis que les hommes sont prêts à tout pour coucher, même à aimer.". Et gnan gnan gnan....
SupprimerOn peut pas considérer qu'homme ou femme, on est être humain d'abord, et qu'une femme peut coucher sans aimer (c'est mon cas, j'ai un amant comme ça, il est là, c'est bien, il s'en va, j'oublie), un homme être amoureux sans pouvoir coucher avec son élu(e) si l'élu(e) ne veut pas (pareil, je connais ça), et que la vie est une inépuisable réserve de surprises! tsoin tsoin, quoi!!!
P.S.: en même temps Freud ou Lacan, c'est une autre époque aussi. Faudrait que les psychachateurs se connectent à aujourd'hui sans doute!
Voui, Freud et Lacan c'est carrément une autre époque (et Freud était quand même passablement mysogine, et pourtant j'ai tout lu Freud ;-))
SupprimerJe suis assez d'accord avec ce que dit Anne au niveau des hommes et des femmes...
En tout cas, moi, j'adore être une femme, j'adore avoir un manque à combler, et jamais je n'ai eu envie d'être de l'autre sexe !!!!
@Anne : c'est ce que je reproche à tous ceux qui s'amusent à faire des distinctions sexistes... on est tous humains avant tout, je suis d'accord...
SupprimerOn peut évoquer à la rigueur des prédispositions statistiques qui peuvent nous détendre sur la questions de nos différences et sur le fait qu'on est pas obligé de se ressembler (genre Mars, Vénus et compagnie..), mais globalement quand on associe des comportements à notre identité "on agit comme ça parce qu'on est né comme ça", on est sûr de bafouer ceux qui sont nés "comme ça" mais agissent différemment, qu'ils soient nombreux ou non. Donc pour ma part, j'évite ces relations de cause à effet toujours douteuses...
@Frenchsweet : Freud et Lacan n'avaient pas accès à nos blogs, c'est normal que leur regard soient partiel et partial... :-)
(sinon moi j'adore avoir une femme en manque à combler et j'ai très fortement d'autres sexes... Sommes-nous différents? :-)
Freud, le joueur du Bayern de Munich? Il est castré? Mais alors, Ribéry aussi? Tu nous apprends de drôle de choses, Usclade!
RépondreSupprimerNon, tu dois confondre. C'est Bernard Freud, pilier du Rugby Olympique Castrais. A la base elle s'appelait Marie Berri mais elle a fait un transfert avec son gars en échangeant quelques attributs pour combler leurs manques respectifs
Supprimereh les garçons, vos manques vous monteraient-ils à la tête ? ;-)
SupprimerLa psychanalyse n'a pas toujours fait bon ménage avec les femmes et Lacan était deuxième de la classe (après Freud) dans le domaine de la pathologisation du féminin (et vlan!)
RépondreSupprimerA part ça, une copine psy (et pas lacanienne!) m'a dit dernièrement : "aimer, c'est donner à l'autre ce dont il n'a pas besoin" ahahaha! On avait bu :-) mais ça nous a fait drôlement marrer!!
Justement moi je n'ai besoin de rien, vous pouvez donc à peu près tout me donner.. Elle habite où ta copine? :-)
SupprimerPour la pathologisation du féminin, c'est normal, Freud ne devait accueillir que des nanas sur son divan.. Les mecs devaient rester sur leur propre canapé (devant un match de foot)
Et pourquoi on te donnerait quelque chose alors que tu n'as besoin de rien? hein?
SupprimerJe me méfie énormément des gens qui disent n'avoir besoin de rien (sourire sympa)
Pourquoi?
SupprimerBen parce que je le vaux bien !
ça coule de source, non?
(mais oui tu as raison de te méfier de moi... :-)
Bonsoir Usclade,
RépondreSupprimerje crois bien que la citation exacte de cette phrase attribuée (faussement ?) à Lacan est :
"Aimer, c'est donner ce que l'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas".
Ce qui change tout de même la perspective déjà pas très joyeuse... pour une vision encore plus désespérée.
Sinon, 1er commentaire ici alors que je vous (te) lis depuis longtemps. Finesse d'esprit, doutes, questionnements, générosité... J'aime beaucoup ce qui transparaît de toi au fil de tes billets. Puis je suis également contre le génocide du poil féminin (ce qui ne signifie pas que je ressemble à un yéti non plus !) !
Amitiés.
Bienvenue ici Chut, et merci de ce gentil mot qui me met du baume au coeur pour continuer, moi qui me demande toujours si ça vaut le coup d'écrire ici..
SupprimerOui l'amour semble parfois être une question désespérée :-)
C'est pour ça que de mon côté il me semble évident que l'amour est une chose trop imprévisible et hypothétique pour être exclusivement réservée à un seul exemplaire..
Des bises à travers les océans..
Je n'ai pas l'intention de vendre mon pénis sur ebay, mais je veux bien le louer à l'occasion ! :)
RépondreSupprimerCe n'est pas une première main, mais c'est ce qui fait tout son charme puisqu'il a été modelé avec amour, par de nombreuses femmes qui n'en voulaient qu'à mon corps ...
Le sentiment amoureux est terriblement égoïste car pour être pleinement assouvi,il ne demande qu'à être partagé, ce qui n'est pas toujours le cas !
Sinon je demeure favorable au poil, du moment qu'il est soyeux sous la caresse de ma langue ... ;)
Philo, un poil est TOUJOURS soyeux !
SupprimerA ma connaissance Scotch Brite © n'a jamais été fabriqué à partir de poil pubien. Et c'est le rasoir qui transforme la zone du pubis en papier de verre quand ça repousse ! :-)
TOUJOURS soyeux ?
SupprimerIl te reste encore à approfondir le sujet ... ;)
"Les amoureux sont en fait condamnés à apprendre indéfiniment la langue de l’autre, en tâtonnant, en cherchant les clés, toujours révocables. L’amour, c’est un labyrinthe de malentendus dont la sortie n’existe pas."
RépondreSupprimerahhh au moins un passage que j'ai compris. il faut mélanger nos langues pour comprendre ce que l'autre dit. bon ... ok!! ça devrait être possible ça.en plus c'est un jeu sans fin puisqu'on est coincé dans un truc sans sortie! bon bon bon... j'espère ne pas être à court de salive!
Chercher des clés en tâtonnant avec la langue dans un labyrinthe sans issue?
SupprimerC'est un guet apens, ou bien ? (je parle comme Quadra et toi, maintenant, c'est malin !)
Bonsoir Usclade,
RépondreSupprimer"merci de ce gentil mot qui me met du baume au coeur pour continuer, moi qui me demande toujours si ça vaut le coup d'écrire ici.."
Voilà une question que tout auteur de blog se pose à un moment ou un autre, je crois. À quoi ça sert ? Me lit-on vraiment ?
D'où l'importance des retours. Moi qui m'interrogeais récemment, je prends du coup mon clavier pour le dire à ceux que je lis !
J'aime beaucoup la conclusion amoureuse, un argument imparable, une presque ode aux unions libres !
Je doute toutefois que le prosélytisme marche très bien en cette matière. On ne convertit souvent que des déjà convaincus (à écrire aussi en deux mots !). :)
Merci pour les bises. Bien reçues, renvoyées par voie express !