mardi 6 novembre 2012

Fracture du désir

Grâce à une longue et méthodique exploration de nos souvenirs, nous localisons l’évènement qui a mis par terre l'harmonie sexuelle que nous connaissions ma moitié et moi durant les deux premières années de notre vie de couple, et que nous n'avons jamais réussi à bien rétablir depuis.



C'était un matin.
Voici le cadre de l'intrigue.

J'étais en recherche d'emploi et avais du mal à me motiver après 10 mois de ces expériences qui vous transforment à jamais... en loque humaine :-)

Non, j'exagère, mais après ces 10 mois de plongée dans les eaux troubles de l'humanité, il m'était difficile de trouver la motivation pour "reprendre ma place dans le trafic" comme chantait Cabrel. Sachant que je ne l'avais jamais vraiment prise auparavant...

Uscladinette avait trouvé un très bon job dans une ville très prisée du sud de la France, il me fallait en faire de même, ce qui me semblait mission impossible. De toutes façons, découragé comme j'étais, je ne saurai jamais si j'aurais pu y arriver. Ce qui est sûr, c'est que je n'y suis pas parvenu.

Pensez-donc, moi, jeune diplômé sans expérience, assez rebelle contre tout ce qui m'entourait, m'obliger à me vendre en costard-cravate, c'était comme me demander d'aller danser tout nu avec des plumes aux fesses au milieu de la place de la Comédie, et à une heure de grande d'affluence. C'était un calvaire. 
Comment convaincre des gens que j'étais l'homme de la situation alors que je ne pouvais m'appuyer sur rien pour le prouver? Bien sûr, c'est important la conviction, mais pour moi ça ne vaut rien. Les Jean-Marie Messier et autres Virenque, Kerviel, DSK, Lance Armstrong, Tapie de l'époque... Tous les plus grands loosers, margoulins et charlatans de l'histoire avaient une conviction inébranlable dans leur potentiel, alors qu'est-ce que ça change?
La présomption d'incompétence m'offusquait, je ne voulais pas rentrer dans ce petit jeu consistant à devoir prouver sa valeur et sa bonne foi, comme un accusé au tribunal. Mon côté rebelle m'interdisait tout plaidoyer vain et bonimenteur. Pas question de jouer du pipeau comme dans "Les poupées russes" de Klapisch. J'étais à prendre ou à laisser. J'avais suffisamment courbé l'échine et fait le dos rond chez les paras.

Je cherchais du boulot donc. Heureusement pour moi, je ne décrochais pas trop d'entretiens.
Je complétais mes journées à donner des cours de soutien scolaire, chez des gens aisés tout heureux de pouvoir défiscaliser trois-francs-six-sous en obligeant fiston à faire ses devoirs en ma présence entre deux matches de tennis pour ne pas se faire larguer en terminale et pouvoir prétendre à faire quand même médecine après le bac.
Et le reste du temps je m'occupais de l'appartement, je faisais le ménage, les courses, la popote... Uscladinette appréciait de rentrer tous les midis en mettant les pieds sous la table. Et puis comme ça n'occupait pas tout mon temps, parfois je jouais de la guitare en fumant des joints au soleil sur mon balcon.

Nous étions très amoureux. Une peu comme dans un film de Klapisch, mais une fois rentrés d'escapades à l'étranger. La vie était douce pour moi, comme elle l'aurait été pour Dustin Hoffman dans "The Graduate" si sa belle-mère ne l'avait pas corrompu. 
Heureusement pour moi, point de belle-mère manipulatrice.

Par contre, l'air de rien, un truc commençait à perturber l'harmonie de notre cocon. C'était un petit appareil au son strident, hésitant, grinçant, qui me permettait officiellement de passer du temps à contribuer dans un des tous premiers webzines francophones, à m'impliquer dans les prémices du courant altermondialiste, pour faire libérer José Bové, dénoncer l'OMC et les OGM... 
Un appareil étrange qui me permettait d'autres fois de me laisser aller à contempler de jolies femmes nues, puisqu'il faut également se souvenir que la première fonction d'Internet a été de faire passer toutes les photos de trois décennies du magazine Playboy dans le domaine public...  Ce qui constitue sans doute à ce jour l'une des belles contribution au patrimoine commun de l'humanité (pour la moitié d'entre elle tout du moins). Et pour le plus grand bonheur des opérateurs téléphoniques également.
Car oui, avant la providentielle ADSL, le modem 56k squattait abusivement notre ligne téléphonique. Ils avaient toutefois bien pris soin de taire les sons de tiroir-caisse qui auraient dû s'échapper du modem connecté.

A l'autre bout du fil, ce matin là, Uscladinette entendait la tonalité lugubre et lancinante de la ligne occupée. Elle bouillait d'impatience. Depuis son boulot, elle voulait me demander un service urgent et je ne répondais pas. Elle a fini par devoir rentrer prématurément à l'appart, stressée et en colère.
Alors bien sûr, quand elle m'a surpris devant l'écran, en flagrant délit d'onanisme d'adolescent attardé, mon image en a pris un sacré coup. Exit Klapisch et Dustin Hoffman. Là on était soudainement retombé au niveau d'American Pie.

On n'en a pas trop reparlé après coup. J'avais eu honte, et elle s'était vraiment sentie trahie, trompée, déçue. Mais on l'a gardé longtemps chacun pour soit. Cela n'avait rien d'un adultère, mais cela a été vécu tel quel. Elle ne comprenait pas ce besoin pour moi d'aller ainsi "voir ailleurs", se sentait dévalorisée. Dévalorisée de n'être pas ma seule source de désir, et dévalorisée aussi à l'idée que je l'avais sans doute choisie uniquement pour le cul, vu que ça semblait être ma première motivation dans la vie.
Son désir charnel pour moi s'est progressivement étiolé, sans que l'on soit tous les deux bien conscients de cette relation de cause à effet. 

S'en est suivi des années de déséquilibre entre mon désir toujours plus exacerbé et son désir de plus en plus atrophié, entretenant un cercle vicieux qui chez moi renforçait cette image de mendiant prêt à sauter sur tout ce qui bouge, et chez elle, une image de femme distante, perpétuellement agacée par mes sollicitations. 
Après des démarches infructueuses pour résoudre ce déséquilibre (séances de psychologue, de sexologue même..), nous avons commencé à nous décourager et douter de nos sentiments. La confiance mutuelle avait tellement déserté les lieux que l'édifice de notre couple ne tenait que grâce au contrat de fidélité exclusive, et commençait à vaciller à l'approche de la quarantaine, quand on réalise qu'on a déjà bien entamé la deuxième "mi-temps" de l'existence...
Notre chance a été d'identifier cette perte de confiance avant qu'il ne soit trop tard, et d'adopter une démarche pragmatique, quoique périlleuse, pour sauver notre couple.

Tout va mieux aujourd'hui, nous avons retrouvé confiance, empathie et bienveillance. Notre complicité est totale. Par contre le désir n'est pas vraiment revenu.
Quelque chose reste cassé en elle. Elle garde une douleur intérieure qui l'empêche de se lâcher.
On a réussi à identifier l'origine de tout cela, tout ce que je viens de vous raconter, il y a peu. Mais il semble que cela ne peut plus cicatriser aujourd'hui. On pense qu'elle pourra peut être retrouver son insouciance et son appétit dans les bras d'un autre. On s'est résigné à l'idée que nous ne retrouverons peut être pas cela ensemble.

Avez-vous connu une telle fracture dans le désir pour un(e) autre? Cela a-t-il été irréversible? Je suis curieux de connaitre d'autres expériences sur ce registre...





49 commentaires:

  1. Je prends le train en marche et je n'ai pas toutes les données. Mais de ce que je viens de lire, je dirais déjà premièrement : chapeau bas ! chapeau bas d'avoir fait cette démarche pour essayer de retrouver la communication, une certaine complicité et ne pas avoir purement et simplement baissé les bras.
    Quel dommage que le désir ne soit pas revenu (de sa part à elle, si j'ai bien compris) et cela me serre le coeur de lire qu'elle puisse retrouver cela dans les bras d'un autre si vous en êtes toujours exclus (de ses bras à elle pas de ceux de l'autre, ah ah.)
    Et bien dommage à mon sens de se résigner quand on a déjà parcouru un tel chemin !!

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    1. Merci et bienvenue ici Frenchsweet... Ne vous inquiétez-pas, l'essentiel pour nous et d'avoir sauvé notre couple et de nous aimer de façon solide, sans doute même plus que lors de nos premières années, même si ça n'est plus "charnel". Le mot résignation est un peu péjoratif, mais dedans il y a une acceptation apaisée, façon les Valseuses, "décontractés du gland" :-)... l'acceptation qu'on peut s'aimer sans baiser (ce que je ne percevais pas au départ, et que Cristina évoque), et l'acceptation qu'on peut aimer et baiser ailleurs, sans aimer moins ici (ce qu'on a vérifié depuis mes escapades). Du coup je parle de ce sujet grave de façon plus détendue, elle a lu ce billet, et on est curieux de lire vos retours...

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  2. Bonjour,

    Ma femme connait aussi ce manque de désir et tout comme toi j’ai l’impression de mendier du plaisir. On peut passer plusieurs mois sans faire l’amour et puis à certain moment on arrive à revenir en phase et ça peut être bestial. Je ne sais pas pourquoi elle est comme ça. Je l’ai souvent questionné et elle n’a jamais su m’apporter de réponse. Je crois qu’elle ne sait pas non plus. Ce qui me désole, parfois, c’est qu’elle ne cherche pas à faire changer les choses, à en parler à un docteur, à me parler aussi…

    Un petit peu d’historique pour bien visualiser le tableau de notre couple. On s’est connu en 97 sur Internet à l’aide du logiciel mIRC, qui permettait de se connecter à des serveurs et de faire du chat avec la terre entière. On s’est parlé la première fois sur une « Room » à caractère pornographique et dans cet échange on n’a même pas parlé « sexe ». De ce que je m’en souviens, c’était plutôt des gamineries entre deux adultes du même âge. Avant de se déconnecter, elle m’a laissé son adresse Email et ainsi par écrit on s’est un peu raconté nos vies. On n’a pas beaucoup tardé pour se voir en vrai et dès ce premier jour on a fait l’amour.

    Nous n’habitions pas la même ville. Presque 200km nous séparait. On se voyait uniquement les weekends. De plus, elle était mariée… Marié mais rien ne fonctionnait plus dans son couple et son homme la trompait et était même parfois violent. C’est dans ce contexte que je l’ai aidé à mettre fin à cette relation, qui n’en était plus une d’ailleurs. Heureusement, ils n’avaient pas d’enfant.

    Bon je vais essayer d’être plus concis parce que là je raconte ma vie…

    Coté sexuel, nos débuts était assez chaud. On explorait nos sexualités. C’était très décomplexé et on communiquait sur nos phantasmes. Cela dit depuis le début, pour ma part, il n’y a pas eu un coup de foudre. Et pour être honnête, à cette époque je voulais connaitre d’autres corps, mais sans y parvenir. Elle le savait puisque j’ai du mal à garder ce genre de chose pour moi. Par contre malgré que ce ne soit pas un coup de foudre, elle et moi, on s’entendait bien et on avait des points communs. Nous ne vivions pas ensemble mais on se voyait tous les weekends avec plaisir et on faisait l’amour.
    Et puis de fil en aiguille, elle est tombée enceinte. Notre fils est né en 2000. Ce n’était pas une grossesse attendue mais nous l’avons acceptée tous les deux.
    Je crois que son désir à commencé à diminuer pendant sa grossesse. Je considérais cela comme normal : enfanter ça chamboule quand même beaucoup de choses dans le corps d’une femme. Mais j’acceptais ces changements.

    Par contre, nous étions toujours séparés géographiquement. Pas forcément facile de mettre fin à nos habitudes, à notre travail…

    Ce n’est qu’en 2002, qu’on a réellement habité tous ensemble sous un même toit. Elle, moi et notre petit poussin, nous avons quitté nos appartements pour changer de régions et vivre tous ensemble en Bretagne dans une maison.
    Coté boulot, j’ai pu faire une mutation et de son coté elle a essayé de faire une reconversion, qui « marchouille » encore aujourd’hui.

    Notre vie sexuelle pouvait à présent s’exprimer davantage. Plus besoin d’attendre les weekends ou les vacances. Pourtant jusqu’à aujourd’hui, nous traversons de longues périodes d’abstinence entrecoupées d’oasis de désirs.

    On fonctionne comme ça.

    Pour garder un contact « physique » malgré tout je crois que mon besoin de faire beaucoup de bisous, tout simplement sur la bouche ou dans le cou, d’être tendre, câlin, nous permet de ne pas nous éloigner l’un de l’autre. J’en ai besoin de cette douceur, beaucoup plus qu’elle.

    Et puis on parle. Enfin, là aussi, beaucoup plus moi qu’elle. Même si ce n’est pas facile à faire, depuis 4 ans environs, je lui parle de mes envies d’ailleurs. Et jusqu’à présent, avec intelligence, elle les tolère. Mon blog lui permet de savoir ce que j’ai dans la tête.

    Voili-voilou

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    1. Merci pour ce témoignage qui illustre bien l'imprévisibilité du désir dans le temps. Il y a en effet de grandes similitudes avec mon histoire, avec sa tolérance. Si ce n'est que de mon côté les rares oasis révèlent la persistance de cette "fracture" ancienne, et c'est sur cela que je voulais me pencher ici..

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  3. Je viens jeter un pavé dans la marre des lamentations masculines (sourire). Combien de milliards de fois ai-je entendu des hommes se plaindre de l'absence de désir de leur conjointe? Combien de fois, ai-je entendu toutes les interprétations possibles et imaginables? Des milliers. Tout ce petit monde prisonniers des mythes et stéréotypes de la féminité, de la sexualité, de la maternité, du couple et de l'amour. Bref. Qui a dit que le désir sexuel devait durer? Qui a dit que les femmes auraient "moins envie que les hommes"? Qui a dit qu'il fallait se soigner (merde!) quand on n'a plus envie d'un mec???
    Parce que les mecs, bien entendu, ont, eux, toujours la trique quand ils sentent la présence de leur épouse... Ils ont envie tout le temps, suffit de voir comme ils bandent bien quand ils reluquent du cul. Ne devraient-ils pas se soigner? Aller voir des psy? Je me demande si c'est bien normal d'avoir envie que sa femme ait envie de soi... Après tout, hein?
    Bon, cela étant, les processus décrit sont ultra-normaux et répandus et si ça se soignait, réparait, guérissait, ça se saurait! Voyants, conseillers conjugaux, sexologues, médecins, pharmaciens et professionnels "de l'humain" en tout genre en font leur fond de commerce.
    Pour ce qui me concerne, la seule et unique chose à laquelle je crois, c'est que croire que le couple est un lieu d'apanouissement sexuel est juste un peu abusif. Parfois, avec un peu de chance, c'est un espace de soutien (mais pas toujours ni tout le temps), c'est rassurant, sympa, affectueux et chaleureux. Parfois, non.
    Comme femme (je vais tout de même témoigner, mes élans sexuels (puissants) envers mon conjoint ont progressivement pris fin avec l'entrée dans mon domicile d'un lit conjugal et du mec qui dormait dedans. Avoir envie pendant 15, 20 ou 30 ans d'une personne : moi, je dis "chapeau!". Mais qu'on ne vienne pas m'enfler le cerveau : je connais plein plein de gens et plein plein de choses de la vie. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui mène depuis plus de 10 ans une vie sexuelle "de fous" avec son conjoint, seul à seul et sans autre partenaire.
    Personnellement, je ne suis pas de très bon conseil parce que je ne valorise pas le "couple" ni la "famille" (bien que j'ai les deux), ce sont des attendus dans nos sociétés mais les vieux qui ont passé 50 ans ensemble me donnent des sueurs froides.
    Pour conclure, vous en faites pas les mecs. Vos nanas, elles mouillent mais pas pour vous. réjouissez vous : elles sont normales!
    Bisous sincères.

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    1. Ouf, au début j'ai cru que c'était l'Elfe qui causait en se faisant passer pour toi ! :-)
      Bon moi j'apprécie pas du tout ton intervention (normal je suis un mec !), mais je l'ai fait lire à Uscladinette à qui ça a mis du baume au coeur et que ça a fait éclater de rire à la fin. Donc rien que pour ça, merci :-)

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    2. Je précise aussi que ce n'est pas moi qui ai poussé mon épouse à voir un sexologue, c'est elle qui a voulu faire ça pour moi :-) Le résultat a été catastrophique, car lui n'envisageait que la dimension physiologique, "médicale" presque, alors qu'il aurait dû d'abord évaluer la composante psychologique. Il nous a au moins montré à son insu que le psy était d'une meilleure utilité pour notre vie de couple !

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    3. +1 pour Cristina !
      je lis la suite...

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    4. C'est vrai Cristina, on va te nommer grande papesse du décontractage de gland ! Grâce à ta contribution, hommes et femmes vont enfin retrouver la paix des corps dans cette grande oscillation imprévisible du désir :-)

      En fait je suis d'autant plus d'accord avec toi, que j'ai effectivement ressenti du soulagement quand ma femme m'a dit que je n'étais pas le mieux placé pour lui redonner du désir... qu'il fallait se libérer de cette tyrannie qui voudrait qu'un couple sans désir mutuel ne puisse pas fonctionner ça nous a vraiment décontractés.. J'en plaisantais ici, mais c'était un peu ça :
      http://sustentee.blogspot.fr/2012/05/cherche-homme-ideal-pour-femme-de-ma.html
      La raison qui fait que je peux donner l'impression de vouloir pousser ma femme dans les bras d'un autre est, plus que de la voir épanouie (je la trouve déjà sereine), mon souhait d'équilibrer les choses dans le couple, puisqu'actuellement, étant le seul à franchir la ligne jaune, ce n'est parfois pas évident à vivre pour chacun, cette asymétrie...

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  4. Sans doute parce que je n'imaginais pas ma vie sans lui, sans doute parce que je voulais (inconsciemment) avoir ce mec pour toujours dans ma vie, j'ai suivi, il y a bien bien longtemps une thérapie de couple, j'ai été suivie par un sexologue... Je ne regrette pas! j'ai appris plein de trucs (des trucs de cul!) et ça m'a décoincée de mon éducation familiale. Mais, au fond, si au lieu de me dire "on va arranger ça", on m'avait dit "allez peut-être voir ailleurs" ou bien "c'est un processus normal, à vous de voir si vous voulez continuer ensemble ou non mais ça ne reviendra jamais comme "avant"", peut-être que tout simplement, nous aurions séparés nos chemins (on n'avait pas encore d'enfants) et peut-être que j'aurais eu une vie très différente mais peut-être pas moins bien.
    Ce que je veux dire, c'est qu'il me semble important de considérer que parfois les choses sont finies. Après, j'ai un avis perso. Quand on a 20 ans, 30 ou 60 ans, en finir avec l'activité sexuelle (si on aime ça mais c'est pas une obligation) ne génère pas les mêmes "frustrations" et "questions". On peut aussi très bien accepter de vivre en couple en baisant "pour la forme", "pour se rassurer" ou pas du tout. Tout dépend, je crois, de ce pour quoi, on est ensemble.

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    1. "Si au lieu de me dire "on va arranger ça", on m'avait dit "allez peut-être voir ailleurs" ou bien "c'est un processus normal, à vous de voir si vous voulez continuer ensemble ou non mais ça ne reviendra jamais comme avant", peut-être que tout simplement, nous aurions séparés nos chemins"
      C'est un discours qui me semble sain.
      Et si on reste c'est sans courir après quelque chose qui ne reviendra pas (peut-être justement parce qu'on court après ?)
      Ah la nostalgie des débuts ...

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    2. Finalement j'aime assez bien ton point de vue Cristina. Même si le ton n'est pas forcément très plaisant pour l'égo, il y a surement du vrai.

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  5. Rêveur, je sais que parfois, à l'écrit,j'ai un ton tranchant et j'en suis désolée (c'est une déformation professionnelle)mais je suis une personne très sympa dans la vraie vie! lol!. Crois bien que ce n'est pas contre les gens que "j'en ai" mais contre certains aspects de notre culture qui rend plein de gens très malheureux et d'autres violents.
    Je suis aussi souvent en colère contre moi-même, parce que je me compromets pour des valeurs à la con (faire durer un couple par exemple) alors que je ne crois pas au Paradis et qu'ayant amorcé ma deuxième partie de vie, j'ai bien conscience que mon cadavre n'en aura rien à faire si j'ai tout bien fait ce qu'il fallait ou non.
    Cela étant, ces "affaires sont compliquées" et je n'ai aucune formule à proposer. Tu sais, au fond du fond, de ma petite expérience perso, je pense que l'amour et la solidarité soulèvent des montagnes et que le reste c'est plutôt du blabla. Je sais que j'ai dépassé bien des choses avec mon conjoint et je sais que je n'ai plus envie de le faire. Why? Suis je devenue une infâme égoiste? serait-il devenu un être qui ne mériterait pas mon amour? Je ne crois pas. J'ai pour mon bonheur et mon malheur rencontré un homme avec lequel j'ai "vu" que je pouvais être aussi passionnée, amoureuse, solidaire, enthousiaste que je l'avais été avec mon conjoint. Jusqu'à présent, mes infidélités conjugales n'avaient pas été à la hauteur de mon histoire conjugale. Ma culpabilité se situe précisément à cet endroit là : mon histoire d'amour avec mon mari n'est plus unique dans mon histoire personnelle. Chacun son problème, le mien c'est ça.

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    1. Cristina le ton tranchant dont tu parles est néanmoins tolérable. Je ne me sens pas "cassé socialement" :) Et puis j'ai lu hier quelques pages de ton blog pour comprendre un peu mieux ton histoire. Et du coup j’accepte la façon dont tu parles.

      Si je reviens cependant 2 secondes sur le sujet initial: la perte du désir, il est vrai qu'en discutant de sexualité avec des collègues, des amis, "homme" j'entends, c'est très souvent les mêmes lamentations qui reviennent: on ne fait pas l'amour aussi souvent qu’on le souhaiterait.

      D'un point de vue masculin, une conclusion hâtive serait de penser que les femmes d’une manière générale on moins d’envies que les hommes.
      Mais ton point vu apporte une autre façon de voir les choses que je trouve plutôt intéressante. C’est vrai que nous les hommes on bande pour un rien et que l’on peut faire aussi l’amour sans aucune envie, voir même se branler juste par ennuie, etc … On finirait presque par faire l’amour sans savoir que l’envie n’est pas là. On fait l’amour parce qu’on est en érection.
      Finalement le corps d’une femme se ment peut être moins : « je n’ai pas de désir donc je n’ai pas envie de sexe ». En somme, « il n’y a rien qui me plait donc je ne mange pas ».

      Je sais, il n’y a pas non plus une seule généralité mais tout plein de cas particuliers. Néanmoins, d’une certaine manière, tu m’ouvres quand même les yeux sur comment je fonctionne. Ce n’est pas rien non ? :)

      Une solution pour faire face au sein d’un couple à cette perte de désir féminin et voir même masculin (mais il ne le sait pas le lourdaud), ne serait t’elle pas de communiquer, de dire les choses telles qu’elles sont et d’accepter avec intelligence que ce désir puisse être retrouvé ailleurs pour le bien et l’équilibre de tous ? Au sein de ton couple par exemple, cela te semble t’il impensable ? Tout en préservant bien sur le contrat que tu as avec ton mari, c'est-à-dire vos enfants. As-tu au moins essayé de lui en parler ?

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    2. non mais en quoi le désir féminin serait-il différent du masculin au prétexte qu'il n'est pas "visible" parce qu'il n'y a pas la manifestation physique de l'érection ? (ce qui d'ailleurs est faux puisqu'il y a aussi des manifestations physiques mais peut-être moins évidentes)

      les femmes aussi éprouvent du désir et pas seulement pour leur partenaire officiel. ça peut être pour un inconnu croisé dans la rue, le bus, le supermarché, etc.

      seulement, il y a des comportements sociaux admis pour les hommes, moins pour les femmes. et si une femme se met à manifester ouvertement son désir, elle est prise pour une nympho dans bien des cas. alors qu'un type, on dira seulement qu'il est lourd mais que c'est assez banal pour un mec.

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    3. Que répondre à ça... Je ne sais même pas.
      Le désir c'est le désir et c'est le même chez l'homme et la femme. Je dis seulement qu'un homme peut baiser sans avoir aucun désir et à priori pour une femme (mais là je me fis à ce que je comprends et peut être pas grand chose) ça semble plus difficile.
      Après si ton but c'est d'être en opposition parce que je suis un mec, bé... si tu veux. Ce n'est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière.
      Que veux tu que je te dises? A te lire j'ai l'impression d'être étiqueté gros nul parce que ma femme n'a pas de désir pour moi.

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    4. Ne le prend pas mal, rêveur, les dialogues sont toujours difficiles sur ces sujets. Tu parles de comportements dominants - je suis d'accord avec toi pour dire que le désir chez l'homme semble plus souvent immédiat et constant que chez la femme (et pitié évitons le débat ici de savoir si c'est naturel ou culturel ! :-) ), ensuite je pense que Brigit veut alerter pour dire que cette distinction "statistique" n'est pas vraie dans l'absolu, car les généralisations peuvent nier des réalités, décréter des normes extrêmement humiliantes pour celles et ceux dont le comportement ne s'y plient pas. Je ne crois pas qu'elle t'ait étiqueté "gros nul" dans son propos..

      Je rassure Brigit aussi, je ne crois pas que Rêveur ait exprimé un quelconque jugement sur des comportements, il parlait d'hypothèses sur des mécaniques dominantes différentes à priori entre femmes et hommes, je n'y vois aucun sexisme inopportun et je trouve cette analyse pertinente.

      Cool les amis ! :-)

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    5. Tu as raison Usclade. J'ai fait "dodo" et là je suis plus cool. :)
      Désolé Brigit si ma sensibilité fait que je m'emporte des fois.

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  6. Ce que dit Christina est très déculpabilisant pour les femmes et j'avoue que je n'avais jamais regardé la chose sous cet angle, alors rien que pour ça : merci ! Moi j'ai culpabilisé des années durant parce que je n'avais plus envie de mon compagnon, que je refusais ses sollicitations. Et puis quand il s'est lassé de me solliciter, j'ai souffert de ne plus être regardée comme une femme et j'ai pensé que ce grand gâchis était de ma faute. On a finit par se séparer ; à cette occasion on a tout mis sur la table ... sauf ce problème là. J'ai longtemps pensé que j'étais devenue une "vieille femme", que ma libido était définitivement éteinte, jusqu'au jour où ... la machine s'est remise en marche, à plein régime en plus (ça c'est pour redonner de l'espoir à toutes celles qui souffrent du même manque!).

    Usclade, toi et ton épouse avez le mérite d'explorer ensemble des solutions de substitution, ça n'est pas donné à tous les couples et moi je veux croire en votre démarche.

    Le paradoxe c'est qu'à 50 ans, la situation semble s'inverser (c'est mon ressenti de jeune quinqua en tout cas) : les femmes retrouvent les joies du sexe, débarrassées de leurs tabous, de leurs doutes, elles ont faim, très faim (pensez donc, après tant d'années d'abstinence) alors que les hommes deviennent de plus en plus feignants ...

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    1. C'est vrai, ça se calme vers la cinquantaine??? Ouf, vivement dans une grosse dizaine d'années, que je puisse enfin souffler !!! :-)

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    2. Euh... Coccinelle... Je reste calme, je reste cool... "les hommes (de la cinquantaine) deviennent de plus en plus feignants", est ce qu'il faut en conclure que les femmes de la quarantaine qui ne désire plus leur homme, sont des feignantes ?!?
      Non je ne pense pas qu'elles le sont et les hommes de 50 ans non plus. Par contre je me dis qu'ils ont peut être perdu un certain gout de la vie.

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    3. Rêveur, je ne crois pas que le mot "feignent" soit un reproche dans la bouche de Coccinelle, juste un constat qu'elle fait que les hommes semblent moins actifs vers 50 ans, et pour en avoir discuté avec il y a peu, je pense que dans ils n'avaient pas spécialement l'air désabusé, juste globalement moins en proie au désir sexuel. C'est son constat, il n'est pas scientifique ni universel, et c'est intéressant dans une discussion sur le désir de se dire aussi que le désir des hommes peut évoluer à l'encontre des idées reçues..

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  7. C'est très intéressant tout ça. c'est un sujet sans fin le désir féminin ! :D et le désir féminin en couple..ouh là là..on n'est pas dans la merde tiens!
    Elle a une sacré pression sur les épaules uscladinette,non? C'est un peu une femme surveillées 24h sur 24H pour savoir quand ça reviendra. rien de tel pour nous bloquer! je rigole mais c'est vrai que parfois les hommes ont cette tendance de la pression.
    Il suffit si peu de choses pour que l'étincelle rejaillisse à nouveau.
    Le point de vue de cristina est assez juste mais dans mon couple (qui a 14 ans d'âge)reconnait des relans de désir très fort alors je crois au désir qui dure, qui part et qui revient (et qui parfois s'arrête aussi).Il suffit juste de le nourrir à l'extérieur. Et ta femme doit prendre ce temps là de s'occuper d'elle et de son désir sans toi. ouvre lui un blog! ou présente la nous :)


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    1. J'ai essayé de lui ouvrir un blog, de vous la présenter, mais... Ça l'a bloquée !!!
      :-P

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    2. elle y viendra , elle y viendra...

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  8. je n'ai pas connu ce genre de fracture mais une vrai cassure, nette, le jour où j'ai pris la décision de divorcer. donc je ne peux pas vraiment aider.

    j'vais réfléchir... ;)

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    1. Le sujet et les propos sont passionnants.
      Je réponds à Rêveur qui me pose une question directe.
      Oui, on a toujours parlé de ça avec mon conjoint, oui, on a "ouvert notre couple", non, je ne veux pas du libertinage (lui oui) et oui pendant un temps, on eu envie de baiser avec des jouets, des filmms et tout un tas de trucs. Pour moi, le jeu du faire semblant de se désirer s'est arrêté quand j'ai rencontré Titouan.
      La communication, j'y crois à moitié. Toute vérité n'est pas bonne à dire, tout n'est pas entendable et parler... ben ouais, ça sert des fois.
      Personnellement, je vis en désaccord avec mes idéaux donc, je ne suis pas de bon conseil. Je ne trouve pas que rester ensemble pour "faire famille" ou "pour que les enfants aient la joie de ne pas être des enfants en garde alternée" soit le meilleur objectif existentiel au monde en Occident en 2012. Cela étant, je vis comme ça. Ma fille est heureuse, nous somme un couple sympa, on s'entend très bien sur plein de points... et après? Moi, j'aime pas rendre des comptes, j'aime pas me planquer, je n'aime pas avoir honte de moi et en ayant une relation caché, je vis tout cela. La solution que j'avais trouvé n'a pas été partagée par mon amant qui, lui, a d'autres principes (famille, enfants...) tout aussi respectables que les miens et tout aussi mis à mal par l'adultère! lol! Bref, j'ai pas envie de me sacrifier non plus sur l'autel de la cohérence (je serais bien conne) et d'imposer à ma fille une vie plus compliquée pour des idéaux. j'ai pas envie de faire tous les jours face seule à une vie parfois difficile mais ce dont je suis sûre, c'est que je ne compromettrai pas tout le reste de mes jours! Chuis capable de vivre seule et en plus j'aime ça :-)
      Au fait, je ne suis pas de bon conseil non plus parce que je me fous du fait que le désir sexuel revienne ou non avec mon conjoint. Moi, j'aimerais qu'on soit amoureux mais au bout de 25 ans... ben, ça me paraît difficile aussi étrange que cela puisse paraître (rire)
      Les femmes ne sont pas des hystériques, ni les mecs des violeurs en puissance! Faut arrêter le massacre tout de même!! Le seul problème, c'est que d'assouvir ses envies ailleurs que dans son couple, à part dans Marie-Claire, j'ai jamais vu que ça aidait un couple à être heureux (mais peut-être à durer oui).

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    2. En tout cas même si tu n'es pas de bon conseil, ton expérience est intéressante à entendre.

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  9. Ben moi, toutes ces discussions, ça me déprime.

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    1. Quadra, reviens !!!!
      Qu'est-ce qui te chiffonne? :-)

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  10. Et si Uscladinette n'avait pas plus de problèmes sur le désir, l'amour, le couple, le rapport à la sexualité, la relation à l'autre(ou autant) à régler qu'Usclade ?

    Et si chacun avait à faire son propre chemin ? Un chemin qui mènerait Usclade vers Usclade et Uscladinette vers Uscladinette ? Et si le regard de l'autre n'était pas constamment posé sur le devenir de son vis à vis ?

    Et si ce chemin n'avait en fait pas grand chose à voir avec la sexualité ?

    Peut être que si Usclade parvenait à résoudre ces propres problèmes, que Uscladinette en fasse de même, peut-être parviendriez vous à retrouver ce que vous pensez avoir perdu ?

    Pour ma part, c'est en apprenant à replacer à sa juste place mon propre désir, mon rapport à la sexualité, aux autres et aux femmes, que je vois mon épouse retrouver petit à petit son désir. Ca n'est pas en attendant qu'elle change/évolue/se trouve, que les choses changerons entre nous. Je fais mon chemin avant tout. A elle de faire le sien, si elle le souhaite, évidemment.

    Echanges très intéressants, pas eu le temps de lire tout le monde.

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    1. Tout à fait... Le rapport à la sexualité a juste en fait été le déclencheur d'un long travail sur notre couple et sur notre épanouissement personnel. Il m'a fallu un certain temps pour comprendre que ma femme pouvait m'aimer sans me désirer. Il m'a fallu un certain temps pour comprendre que j'avais besoin d'aimer sur un spectre plus large que ce qui se concrétisait dans mon couple, je ne parle pas que de la question charnelle. En quelque sorte je crois que plus que fétichiste, échangiste ou candauliste,, je me suis surtout révélé "intimiste"..
      De son coté Uscladinette a un épanouissement au contraire très peu basé sur l'intimité, et bien plus sur le collectif, les activités sociabilisantes...

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  11. bonjour,

    j'avais tapé un long commentaire qui vient de disparaître dans les limbes de la blogosphère...

    je disais que je lis, je lis et je lis (et il en reste encore) et apprécie grandement votre introspection, votre traduction, vos réflexions..votre cheminement tout simplement.

    d'autant que les commentaires sont riches.
    merci en particulier à Cristina (que je lis aussi sur ses terres..) dont les propos m'ont fait du bien.

    pour ma part, je cherche encore ce qui a déchiré puis rompu le désir dans mon couple d'avant. en plusieurs temps peut être.
    pas sûr.
    les hommes aussi ont leur phase "pas la tête à ça/ pas envie/ d'autres priorité",
    j'ai mal supporté le rejet non pas tant de ne pas être exaucée dans mes envies que d'être rejetée parce que désirante.
    je crois d'ailleurs que la blessure restée fraîche trois ans plus tard (malgré les retrouvailles et autre pacte de liberté..) s'est trouvé approfondie par le rejet de ma sexualité autre,
    sans doute que cela a donné le coup de grâce au désir.
    ne pouvant plus être authentique il a alors été impossible d'avoir de l'élan de corps, de coeur pour la personne avec qui pourtant j'avais partagé et construit bien des choses.

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    1. "Être rejeté parce que désirant " oui c'est très blessant... J'ai ressenti ça parfois.
      Bien sûr le désir est fragile, bien sûr il a besoin d'un subtil équilibre. Stabiliser l'élastique du "fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.." n'est pas une mince affaire.. Le sentiment de rejet doit vite disparaitre, sinon effectivement ce n'est pas tenable..

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  12. C'est vrai que c'est assez déprimant tout ceci, en final !
    Peut-être tout simplement parce qu'il n'y a pas de recette miracle en matière de désir conjugal, et d'épanouissement sexuel au sein du couple ...
    Cela existe quand même car j'ai quelques exemples sous le coude qui me permettent de penser que la chose est possible. Mais il s'agit surtout de couples libertins.
    Les avis de part et d'autre semblent assez bien tranchés, reflétant sans conteste l'expérience de chacun et la manière dont le problème a été traité ... ou pas !
    Je pourrais apporter mon témoignage sur le sujet et créer ainsi un nouveau cas particulier, mais comme nous l'avons précisé Quadra et moi, c'est déprimant tout ça ...
    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Cristina sur le fait que les femmes qui ne mouillent pas avec leur conjoint, mouillent évidemment pour d'autres ce qui fait d'elles des femmes normales !
    Le désir peut totalement disparaître hélas pour l'autre, au sens général du terme ...
    Il est par contre tout à fait vrai que certaines femmes de la cinquantaine se redécouvrent dans une sexualité totalement débridée ( lire mes nombreux récits de quincas lubriques ) !
    J'ai eu la chance de vivre de belles histoires avec ce genre de femmes et je peux vous assurer que malgré mon grand âge, ma libido ne s'est pas endormie ... ;)

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    1. C'est curieux car moi je ne trouve pas ce sujet si déprimant !
      En tous cas désormais cela ne me rend plus malheureux. On est dans l'acceptation, sans doute fallait-il faire un deuil et ça semble fait..
      Je pense qu'Uscladinette a effectivement un désir éteint en ce moment, pour qui que ce soit, je la crois entièrement et pour le reste on est parfaitement bien ensemble.
      Je souffrais quand je confondais absence de désir et absence d' affection conjugale, mais depuis j'ai cheminé, et on s'épanouit autrement..
      Et comme tu dis, tout âge connait ses fluctuations.. Ça promet :-)

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  13. Pour répondre à ta question finale, Usclade, non, moi je n'ai pas vécu de résurrection du désir mort. J'ai vécu en revanche de nombreux désirs qui ont baissé, mais ne se sont pas éteint. Mais je n'ai pas vu de flammes se rallumer vivement. Maintenant, ça n'est évidemment que ma propre expérience.

    Et je ne suis pas du tout en accord avec les propos de Cristina. Ou plus exactement, avec la présentation qu'elle fait d'une situation possible, bien entendu, mais qui n'a pas l'universalité qu'elle donne dans ses propos.
    Moi je vis depuis bientôt 20 ans avec ma femme, et nous avons l'un pour l'autre du désir sexuel. Je ne conçois pas l'amour conjugal sans sexualité. Hormis la période de sa 2e grossesse, où ma libido a pris un grand coup dans l'aile, nous avons toujours fait l'amour et le moment où nous ne ferons plus l'amour plusieurs mois d'affilée, je crois bien que ce sera signe qu'il sera temps de faire nos routes autrement (et probablement séparément). En attendant, ma libido reste plus exigeante que la sienne, je n'en déduis pas une vérité absolue sur les hommes qui banderaient plus que les femmes ne mouillent, mais dans mon couple, c'est le cas, et je ne crois pas que ma femme mouille pour un autre homme (même si je lui ai explicitement offert mon consentement à cette perspective).

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    1. En fait tout dépend sans doute de ce que l'on qualifie de désir sexuel. Mais tant mieux s'il y a encore ce désir dans votre couple.
      Pour ma part ce que je décris ne veut pas dire qu'on ne fait plus du tout l'amour. Dieu merci cela nous arrive encore de temps en temps, et parfois de façon tout à fait agréable . Ce qui a changé, c'est qu'il semble que je ne sois plus "objet de désir", mais juste "objet de plaisir" occasionnel. Comme si l'érotisme ne l'attirait plus, comme si elle résistait à cela, de peur d'être réduite à cela...

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  14. Moi aussi ma vie a changé avec l'arrivée d'Internet. Pour moi aussi s'en est suivi des années de déséquilibre... (soupir)... Tu continues à défaitiser, Usclade !

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    1. Défaitiser? Tsss... Qui parle de combat ??? :-)
      Au contraire, c'est une victoire sur moi-même, j'ai pu passer au delà de ce blocage.. Le désir ne supporte pas l'idée d'un bras de fer entre deux personnes, en tous cas avec les personnalités respectives de notre couple.

      Tu veux dire sinon qu'un modem est un super-aphrodisiaque? :-)

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  15. Bonjour,

    J'ai lu tous les commentaires et j'ai trouvé cette discussion fort intéressante. Je me permets donc de faire part de mon expérience, puisque c'est ce qui est demandé...


    Pour ma part je n'ai pas vécu la "fracture du désir" avec celle que j'avais épousé mais celui-ci s'était assez rapidement (dès le début ?) montré fluctuant et d'une approche complexe. Pour simplifier on pourrait dire que, la plupart du temps, il suffisait que l'un des deux déclare son envie pour que l'autre ne veuille pas à ce moment-là. Quelles étaient les mystérieuses raisons de cette alternance ? Mystère. Mais ce n'était pas systématique et il arrivait (en particulier dans un cadre hors de la routine comme les vacances, par exemple) que notre désir réciproque connaisse une parfaite adéquation. Même après plus de vingt ans de mariage. La fréquence de nos rapports passait alors d'une fois toutes les trois semaines à trois fois par jour, pour notre plus grand plaisir :)

    L'insatisfaction ambigüe ressentie sur le plan sexuel n'empêchait aucunement à l'amour d'être présent, ni au dialogue d'exister. Je crois que nous étions de très bons amis (elle était "ma meilleure amie"), et même de bons amants... mais que quelque chose empêchait à la sexualité de se libérer vraiment. Je crois que je l'aimais davantage que je la désirais...

    J'en parle au passé parce que le désir s'est progressivement réveillé, comme une lame de fond venue de très loin. Le désir pour une autre, en l'occurrence. Un désir que j'ai laissé s'épanouir et se concrétiser, tout heureux de découvrir enfin cette attraction puissante... dont je pensais naïvement qu'elle pourrait apporter quelque chose de revivifiant dans notre couple conjugal. En fait je découvrais la puissance de mon désir. Bon, ça n'a pas marché : exclusive, mon épouse n'a pas pu accepter qu'une autre prenne de la place dans mon paysage. Oui, parce que tout ce qui m'arrivait je ne l'ai pas caché. Je découvrais les avantages de la polyfidélité et pensais vraiment rallier mon épouse à cette ouverture. Non, c'était pas son truc : nous avons donc divorcé, après 25 ans d'une vie de couple et de famille que je considérais comme "heureux".

    Cette rupture, non pas du désir sexuel mais du désir de continuer ensemble m'a amené à une profonde, douloureuse, mais salutaire remise en question sur "le couple" et en particulier sur sa durée. En cela je trouve que les réflexions de Cristina sont tout à fait saines et finalement d'une simplicité et d'une évidence qui font souvent défaut dans notre culture toute imprégnée de références culturo-religieuses. Et j'aime beaucoup cette conclusion d'un de ses messages : « Tout dépend, je crois, de ce pour quoi, on est ensemble. » En effet c'est la seule question qu'on devrait se poser : est-ce que j'ai envie de vivre "quelque chose" (indéfini et à préciser éventuellement en soi) avec cette personne ? La question de la durée ne se posant jamais d'avance, mais se constatant en regardant dans le rétroviseur : tiens, ça fait tout ce temps qu'on partage quelque chose !

    Depuis que je me suis totalement libéré de cette angoisse de la durée je vis chacune de mes relations au temps présent. Parfois ça dure, parfois ça ne dure pas. Parfois il y a du désir sexuel, parfois il n'y en a pas, ou plus, ou moins, temporairement ou durablement... Pareil pour l'envie de se voir, de discuter. En fait c'est l'envie qui prime, et qui ne s'assouvit que lorsque l'envie de l'autre est en concordance. Ça demande à la fois d'être à l'écoute (de soi et de l'autre) et d'accepter l'aléatoire.
    Je précise, mais c'est une évidence après m'avoir lu, que l'idée de "couple" (avec tout ce que ça sous-entend en termes de durée et d'exclusivité) n'a plus de sens pour moi...

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    1. Merci Pierre et bienvenue ici.
      Il est clair que ce qui nous sépare est plus fort que ce qui nous unit, la situation évolue fatalement vers la rupture.

      Mais il est tout à fait possible d'envisager je pense un couple qui dure (plus dans une idée d'autosuffisance que d'exclusivité), dans lequel le désir serait éteint des deux côtés et dont l'absence ne ferait aucune ombre à tout ce qui peut unir par ailleurs les deux protagonistes. En théorie en tous cas :-)

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  16. J'admire ta capacité d'analyse, et ne saurais juger votre évolution, ni préjuger de votre avenir. Parfois, j'ai envie de dire que l'analyse n'empêche pas l'inéluctable... mais après tout, on n'en sait rien.

    J'ai du mal à concevoir un couple sans désir ni tendresse : mais ça c'est moi !
    Je suis surprise de voir, toutefois, autour de moi, le nombre de couples qui font lit à part ou chambre à part, et qui durent comme cela...

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  17. J'arrive après la discussion, mais je ne peux pas m'emêcher d'ajouter mon grain de sel à ces échanges.
    D'abord, un bout de témoignage, sur l'érosion du désir dans le couple.
    Le désir ne s'est pas envolé quand est arrivé le premier bébé, ni le deuxième et encore moins le troisième. Quoique. Ce petit dernier ayant eu la merveilleuse idée de faire de courtes nuit pendant près de deux ans (et de longues siestes dans la journée, le chameau), il finit par avoir des parents épuisés, qui s'endormaient sitôt allongés. Là, c'est devenu juste surréaliste d'avoir une activité sur un lit, un canapé ou autre qui ne fut pas consacrée à ré-cu-pé-rer (sans exagérer). Mais c'est passé. Puis il y eut cet investissement avide de l'un des membres du couple pour son activité professionnelle, cette impression de s'enterrer en province, l'envie d'autre chose. Une ambition qui porta ses fruits. Promotion, augmentation, boulot. Des désirs toujours puissants qui parfois se heurtaient à des ronflements béats ou à une soirée télé. Moins de galipettes, des baisers toujours un peu plus secs, un peu plus rares. Re-promotion, horaires élastiques, re-augmentation. Fêlure. L'énergie qui passe ailleurs (ma libido est une tension, ça se recycle). Des vacances médiocres, puis tout à fait ratées. Alors j'ai lâché la bête. J'avais du désir pour lui, il est allé combler le sien ailleurs. ça m'allait bien. Je n'ai même pas eu le temps de le tromper (ou pas l'envie ?) Pour mes 40 ans, il m'a offert un divorce.
    Depuis, je couche par plaisir, par désir, pour m'occuper parfois, par complicité, parce que c'est bien, parce qu'il est beau, parce qu'elle est touchante, parce qu'ils m'ont fait rire (indispensable), parce que je pourrais peut-être l'aimer, parce qu'il me fait confiance, parce que j'ai envie et donc du désir et que c'est la meilleure des raisons que j'ai trouvée. Mais ça, je le faisais déjà avant de me marier.
    Les hommes ont plus de désir ? Allons... Généralité n'est pas vérité. Merci à Cristina d'avoir rappelé cela.
    Mais M. Serres (je cite mes sources et il a 82 ans) faisait remarquer que quand son grand-père et sa grand-mère se sont juré fidélité, c'était pour 10 ou 15 ans à l'époque. Quand mon grand-père et ma grand-mère ont fait de même, c'était pour 55 ans. Je suis dans la première fourchette.
    Alors bien que femme (et c'est plus compliqué que pour un homme) j'accepte que mon désir soit multiple et volage, et qu'il ne s'épanouisse plus au sein d'un couple.

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    1. Merci chère "dame anonyme" de ce riche témoignage qui aborde aussi la question de la longévité et l'importance du désir dans le couple.. et hors du couple... Et qui me fait dire qu'on retrouve plus facilement son désir quand on perd son couple, qu'on ne retrouve son couple quand on perd son désir...
      Mon couple et mon désir, du coup, je ne les perd pas des yeux, je veille sur eux à chaque instant :-)

      J'espère bien vous relire ici, alors, malgré votre anonymat.. :-)

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  18. Je manque singulièrement d'expérience en matière de couple. Celle que j'ai relatée est la seule que je possède.
    Mais en écoutant les autres parler de leur couple, j'entends des gens qui s'aiment, même si le désir n'est plus au rendez-vous (et ça ne veut pas dire que c'est définitif), et j'entends des gens qui s'usent mais n'osent pas vivre seuls. Chacun ses choix. Et c'est une autre question.
    Le désir, au sein du couple, d'après ce que j'entends ailleurs et ce que j'ai lu ici, peut être un élément essentiel, ou pas. Vieux et malade, et bien incapable de le manifester autrement que d'un regard, j'ai vu mon grand-père envelopper de flammes ardentes la femme de sa vie. Une autre expression du désir, qui parait bien pauvre, mais qui avait toute la vigueur et la douceur de sa jeunesse. J'ai vu aussi deux femmes, à une époque moins tolérante que la notre (et ce n'est toujours pas assez) porter bien haut leur désir et ses assouvissements.
    Les Espagnols disent "te quiero" pour dire je t'aime. Il ne saurait s'agir pour eux d'aimer sans désirer ni de désirer sans aimer... Est-ce qu'ils ont compris quelque chose qui nous échappe ? Ou est-ce une chausse-trappe, un piège dont on ne s'échappe qu'en se rongeant la patte ?

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    1. Je comprends bien la signification espagnole. D'ailleurs j'ai bien cru au départ ne plus être aimé car je n'étais plus désiré. Ne plus être désiré finissait également par jouer sur mon amour propre... Je commençais à ne plus m'aimer.
      Puis j'ai vu que son amour pouvait passer par autre chose. Par tout le reste en fait.

      Qui fait que tout s'équilibre. Mon couple et mon désir suivent des voies distinctes, à peu près parallèles, et le plus dur n'est pas de se ronger la patte, mais faire le grand écart de temps en temps pour rester en place et assumer ce chemin... Cela me laisse penser que, jusqu'ici, ma vie est bien plus belle ainsi que si je devais sacrifier l'un ou l'autre..

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  19. L'équilibre que vous avez atteint est perceptible dans vos textes et vos commentaires, comme sa fragilité.
    Dans mon histoire, la fin du désir était la manifestation de la fin de l'amour. Et c'est une inquiétude bien légitime que de se demander si on est aimé quand on n'est plus désiré. Nombre de mes ombres (= amants adultères) posent ce constat en justification de leurs vagabondages. Moi je n'ai pas besoin d'explications. Je suis la maitresse, pas l'épouse. Celui qui fréquente mes draps n'a pas d'arguments à me présenter, puisque seul son désir l'y a mené.
    Cela parait peut-être paradoxal, mais je n'aime pas qu'on dénigre auprès de moi son compagnon de vie/sa compagne de vie. Et il m'est arrivé de pratiquer la botto-cul-thérapie (un mode de management que j'aime bien) avec une de ces ombres pour qu'il regarde sa femme, lui parle, s'y intéresse, s'y accroche un peu. Score probant, l'adultère est aussi une manière de revenir vers elle.

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    1. Oui c'est un équilibre très fragile et en même temps un super élastique pour nous ramener l'un à l'autre quand on s'écarte... Notre confiance mutuelle est telle que l'on sent en permanence que ce qui rapproche et plus fort que ce qui nous éloigne. Ceci dit, rien est inéluctable et je ne sais ce que l'avenir nous réservera, rapprochement ou rupture, mais je ne regretterai rien de cette période..

      Votre mode de management et de rafistolage de couple me plait bien :-) Et oui je suis d'accord, cela rejoint mon refrain disant qu'il faut combattre le "ou" et promouvoir le "et". Préférer l'inclusivité à l'exclusivité... Froisser son ego qui, lui, préfère saborder que concilier, en lui prouvant à la fin qu'il en bénéficie tout autant, si ce n'est plus...

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Les mots sont plus beaux quand ils ricochent dans une discussion... Rebondissez et faites tourner !