lundi 8 février 2010

Entretien d'débauche

"Whaouh, toi tu cherches du boulot ailleurs!"
C'est par ces mots que m'accueillirent mes collègues quand j'entrai dans le bureau ce jour là.
C'est vrai que j'avais déjà plus ou moins entamé ma recherche de boulot en province...
Mais je n'en avais jamais parlé à personne, comment pouvaient-ils se douter?
- Pourquoi vous dites ça?
- Tu es sapé comme si tu avais un entretien d'embauche !


- Mais non tu sais bien, on démarre aujourd'hui les points hebdomadaires d'avancement du projet "Custom 9" , à Opéra, avec les grands chefs.
- Ah oui forcément, d'où la cravate et le costume tout neuf! Pour toi, ça va plutôt tout le temps s'appeler "Costume neuf", ce projet!

Je rigolai de cette boutade et grimaçai en même temps. C'est vrai que ce n'était pas anodin ce détail. Je n'aimais pas aller au boulot en costard, aussi quand je venais dans cet accoutrement, c'est que je n'avais pas trop le choix.
C'était d'ailleurs aussi ce qui me motivait à quitter Paris. Evoluer habillé en pingouin, parmi des quiquas précieux et hautains, dans des quartiers d'affaires pompeux, c'était un travail d'acteur trop coûteux pour moi.
Du coup avec cet intensification des représentations costumées, il me devenait plus facile de me jeter à l'eau sur des représentations un peu analogues, mais plus motivantes, car relatives à mon projet personnel, celles là.
Je parle des représentations qui consistent "à se vendre", à la foire aux bestiaux de monster.fr ou ailleurs, sur le marche du travail.
J'étais psychologiquement prêt à passer des entretiens d'embauche, pour quitter les services informatique guindés de cette grande banque parisienne.

Ce choix de partir était délicat car on démarrait le projet "Custom 9", planifié sur un an, et qu'on n'était quasiment que deux à bosser dessus. Ma chef et moi.
Autant dire donc que pour Françoise, ma chef, l'annonce de mon départ n'allait pas être une nouvelle des plus heureuses.
Je voulais qu'elle en soit la première informée, par loyauté et aussi pour qu'elle puisse se réorganiser au mieux.
Mais j'avais  plusieurs fois repoussé le moment fatidique de cette discussion.

On formait un bon tandem tous les deux.
Elle, belle femme, la quarantaine, une grande expérience de ce type de projets, une habileté relationnelle et une aisance politique à la hauteur de son ambition,
et moi, le jeune diplomé enthousiaste, suffisamment à l'aise dans la technique et les outils pour nous mettre à disposition toutes les analyses et les solutions dont nous avions besoin.
Notre collaboration durait depuis deux ans déjà et avait fait ses preuves.
Mais contrairement à Françoise, en aucun cas j'étais prêt à faire passer ma vie professionnelle avant ma vie privée.

Nous avions décidé, ma compagne et moi, que nos enfants naitraient dans un endroit plus aéré que Paris, quitte à ne pas trop être regardant sur le point de chute professionnel. Nous venions donc d'enclencher irrémédiablement cette phase d'expatriation.

Pour Françoise, je préssentais que ma décision de départ serait d'autant plus difficile à accepter, qu'elle vivait au contraire avant tout pour sa destinée professionnelle.
Ayant élévé deux garçons déjà en âge de quitter la maison, mariée à un directeur financier d'une grosse boite, elle voyait dans la banque le terrain de prédilection pour retrouver des émotions fortes et sans doute essayer de tenir la comparaison
avec la dynamique de carrière de son époux.

C'est essentiellement lors des déplacements en métro lors de réunion, que j'avais appris à ainsi la connaitre, car le trajet était un moment privilégié durant lequel elle se confiait volontiers.
Outre son mari, elle me parlait souvent de ses enfants, notamment de son ainé qui lui faisait un peu penser à moi, parce qu'il s'habillait un peu pareil et écoutait le même genre de musique.
Elle avait l'air d'être contente de ces similitudes, ce qui n'était pas sans me flatter.

Ce jour là dans le métro, en route pour notre point hebdomadaire à Opéra, elle me gratifia d'un compliment inattendu : "Ca te va bien les costumes, tu devrais plus souvent t'habiller comme ça!"
Je la remerciai du compliment, et ne pus m'empêcher de sauter sur l'occasion pour lui dire que j'allais effectivement avoir de plus en plus d'occasions de m'habiller ainsi.
Mais avant que je me décide à lui expliquer que ce serait pour chercher du boulot ailleurs, elle enchaina sur le fait qu'effectivement, on allait cotoyer de plus en plus de gens importants, qu'elle était contente de voir que je m'épanouissais dans ce boulot et que ce serait chaque jour de plus en plus passionant.

Je ne parvins pas à la contredire, et la conversation dériva vers le boulot opérationnel.

Le soir, revenus au bureau, j'étais décidé à lui faire enfin mon annonce. Attendant que son rendez-vous se termine, il était déjà très tard. Tout le monde était parti lorsque j'entrai dans son bureau.
- Tu es encore là? Qu'est-ce qui se passe?
- En fait Françoise, quand je te disais que tu allais me voir plus souvent en costume, c'est parce que je cherche du boulot ailleurs et que j'espère décrocher des entretiens d'embauche en fin de journée dans les prochaines semaines.
Elle accusa le coup, et écouta à peine les raisons de ma décision, ce projet de longue date avec ma compagne, mes justifications, etc, etc. Au bout de quelques minutes, elle reprit la parole.
- De toute façons, tu feras ton préavis intégralement?
- Intégralement!
- Trois mois à fond, toujours dévoué corps et âme?
- Dévoué corps et âme !
- Tes entretiens d'embauche, tu les prépareras toujours avec moi.
- Comment ça?
- Tu es jeune et naïf, tu vas pas y aller comme ça, avec ce costume trop neuf et ton noeud de cravate hésitant... Alors fermez la porte, Monsieur !

Je me retournais, croyant qu'elle parlait à quelqu'un d'autre.
- Non, c'est bien à vous que je m'adresse. Il va falloir vous montrer convaincant pour concilier nos aspirations et assumer les perspectives que vous annoncez.
- Très bien, je suis prêt !
- La première règle à respecter, c'est la synchronisation. Votre attitude, votre gestuelle doit être entièrement synchronisée sur la mienne.
Elle commença à défaire les premiers boutons de son chemisier.
- Eh bien, qu'attendez-vous? Si vous restez trop strict, coincé, alors que votre interlocuteur est plus décontracté, le courant ne va pas bien passer !
Je désserai donc ma cravate et ouvrai mes premiers boutons de chemise.
- Très bien, c'est déjà mieux. Vous devez également adopter une position semblable à la mienne. Si je suis assise de façon stricte, vous devez-en faire de même. Si je suis assise de façon plus détendue, vous devez vous laisser aller aussi.

Elle se laissa aller dans son fauteuil, et s'éloignant de son bureau, m'exhiba ses jolies jambes.

- Que pensez-vous m'apporter?
J'hésitai, et bredouillai...
- Là vous devez avant tout me dire des choses qui font plaisir! L'idée d'une collaboration rapprochée ne vous tente-t-elle pas?
- Oh si, les perspectives qui s'offrent à moi sont particulièrement enthousiasmantes, et je brûle d'envie d'en découvrir plus encore. Je suis prêt pour cela à me soumettre à votre examen, en espérant vous convaincre de m'offrir cette opportunité.
- Très bien. Ne perdons pas de temps, alors !

Elle retira ma veste, et la jeter en boule par terre. Puis retira ma cravate et déboutonna un peu ma chemise, pour passer ses mains sur mon buste, dans une longue caresse agréable.
Soudain elle dégrafa son soutien gorge et ouvrit son chemisier, me présentant sa belle poitrine volumineuse et ses aréoles alléchantes. Elle s'assit sur mes genoux en m'enfourchant, colla son buste au mien, et m'offrit un baiser chaud et tendre.

"Ca fait longtemps que j'en avais envie", me confia-t-elle.
Puis elle me pris par les cheveux et enfonça mon visage dans sa poitrine, et j'étais heureux de pétrir ses seins si doux et de savourer goulument ses tétons excités en écoutant sa respiration trahir son émoi.

Sentant qu'elle commençait à plaquer de plus en plus intensément son intimité contre mon corps en bougeant doucement, je la soulèvai et l'allongeai sur son grand bureau, en lui faisant un coussin aussi confortable que possible avec ma veste .
Puis je commençai à relever la jupe de son tailleur, jusqu'à pouvoir atteindre l'encolure de ses bas et toucher sa peau nue.
Retirant sa jupe et sa culotte, elle m'offrit sa toison douce et fougueuse, de laquelle surgissait le bonbon rose, deployé, prêt à être cueilli par toute ma gourmandise. Je la suçai à m'en faire tourner la tête, réalisant avec émotion que c'était la chatte de ma chef que j'avais sous la langue, ce qui décuplait mon excitation. Elle se mit à jouir dans un spasme qui ne semblait plus finir et je la trouvai ainsi plus belle que jamais.
"Ca fait longtemps que j'en avais envie", lui dis-je à mon tour.
Elle sourit puis reprit son air détaché.
- C'est un bon début, mais d'autres étapes seront nécessaire dans la préparation. Pour bien s'exprimer dans un entretien, il ne suffit pas de bien savoir manier la langue...
- Voulez-vous dire, Madame, qu'un beau discours n'est rien sans une bonne introduction?
- Tout à fait, mon cher. Voyons voir si votre expérience correspond bien à celle que vous annoncez, et si vous saurez faire preuve de fermeté et de vigueur dans l'échange!

Elle me prit en bouche et je dus me surpasser pour ne pas céder à ce supplice. Prisonnier de sa langue irrésistible, je dûs même monter au créneau.
- Attention, si vous ne me laissez pas la possiblité de m'exprimer, je ne pourrai pas vous présenter le reste de mon bagage.

- Je n'ai pas l'habitude de fournir au candidat l'équipement adéquat, mais je veux bien faire une exception. Prenez ça et exprimez-vous alors!
C'était un préservatif qu'elle avait pris de son tiroir. Ce petit geste eut sur moi un effet aphrodisiaque presqu'aussi fort que la vision de ses beaux apparats corporels ou l'effet de ses caresses diaboliques. Ma chef avait ça dans son tiroir! Et la voir manipuler cette petite chose était tout simplement excitant, reléguant presqu'au second plan l'excitation que me procurait sa nudité et sa fougue...

Je pris ses jambes contre mon buste et enfonça ma queue en elle, tendrement au début, puis accélérant lorsque se réamorcèrent en elle les vagues de plaisir, jusqu'à me laisser aller à des assauts aussi rapides que amples, rebondissant sur ses fesses, dans une mélodie de clapotis de fessées tout à fait délicieuse.

Le plaisir nous emporta et laissa place à un agréable moment de tendresse. Après des mois d'étroite collaboration, durant lesquels elle m'avait initié, formé et materné, la perspective de cette séparation avait poussé notre proximité à son paroxysme.

Depuis ce jour, je n'ai plus aucune réticence à porter le costard cravate.
Durant ces trois mois d'ailleurs, je fus en costume presque tous les jours, au grand étonnement de mon entourage qui n'expliquait cela que par une fastidieuse recherche d'emploi.

En fait la préparation de Françoise à ces entretiens fut si efficace que j'avais en fait dégoté un boulot dès la première semaine. Ma compagne était ravie de pouvoir projeter concrètement notre nouvelle vie au grand air, et appréciait de continuer à me voir en costume chic dans ces derniers instants de vie parisienne.

Je préferai cependant ne pas en informer trop vite Françoise, pour pouvoir continuer à bénéficier de ses préparations, et ne pas fermer la porte aux entretiens de toutes sortes.
C'est ainsi que je restai assidû et disponible, en costume, afin de respecter toutes mes obligations pour ces trois agréables mois de préavis....

10 commentaires:

  1. j'ai adoréééééé cette histoire!!! Alors est ce parce que je m'inquiétais avec une grande empathie de votre avenir professionnel si incertain , ou parce que votre chef est de la même génération que moi (un peu plus âgée quand même car je n'ai pas de fils aussi grand qu'elle) ou bien parce que les préparations aux entretiens que vous avez décrites me serviront surement un jour? Quoi qu'il en soit j'ai adoré! sourire

    Baisers

    Armandie

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  2. Merci beaucoup pour ce gentil message...
    Si un jour vous avez l'occasion de mettre en pratique les techniques évoquées plus haut, j'espère que ce sera pour postuler à une fonction de Directrice des Resources Humaines, pour avoir l'occasion de tester la place de chaque côté du bureau, et aussi parce que connaissant votre talent, je pense que vous saurez révéler le meilleur de chacun des membres de votre équipe...
    Et alors je voudrais bien postuler à mon tour ;-)

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  3. jolie préparation aux entretiens d'embauche ! je ne connaissais pas le concept, mais il semble fort intéressant et surtout... efficace !

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  4. et bien ce serait effectivement une belle perspective d'avenir que de découvrir les deux apsects...sourire
    Baisers

    Armandie

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  5. J'adore ! Voilà qui va me détendre quand je repartirai en chasse d'un nouveau job... Permettez que je pense à Françoise ?

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  6. Et sans indiscrétion, il se trouve dans quel coin de notre belle Province le point de chute ?

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  7. @thirtyalmost : vous pouvez aussi penser à moi, j'espère que ça vous portera bonheur ! ;o)
    @1001 visages : la chute fut en tous points agréable et de réel point il n'y eut point, car de ricochets en rebonds, la belle province s'est pas mal dévoilée. S'il est vrai que vous avez 1001 visages, sans doute nos routes se sont-elles croisées?
    En tous cas, si je suis en ce moment géographiquement en suspens, je savoure ces mots échangés qui nous mènent partout et nous offrent une telle proximité...

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  8. Pourquoi vous aussi avez 1001 visages ?

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  9. @1001 visages : je n'arrive pas à répondre à votre question... Mais que se passe-t-il? Le temps que je réfléchisse et vous avez déjà disparu? A nouveau en train de changer de visage? :-)

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  10. Hé bien effectivement il y en a qui ne ménage ni la chèvre ni le chou ^^

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Les mots sont plus beaux quand ils ricochent dans une discussion... Rebondissez et faites tourner !