"Dispose de 4 places pour retour vacances Noel. Départ vendredi 17h"
C'est par cette petite annonce punaisée sur les murs du campus que je rassemblai mes compagnons de route, deux gars et deux filles, tous originaires de la même région, mais qui nous connaissions que de vue.
Nous avions 800 km à faire pour rentrer dans nos familles respectives et bien que fatigués par la soirée festive de la veille, on était tenté de faire la route d'une traite.
Il faisait trop froid pour envisager de dormir dans la voiture et la perspective d'avoir payer une nuit dans un motel genre Formule 1 pour dormir un peu ne nous plaisait guère.
On décida donc de se relayer au volant, mais vers 23h tout le monde derrière s'était déjà endormi. Seule Claire veillait encore, mais n'ayant pas son permis, elle apportait sa contribution de copilote en animant la conversation pour me maintenir éveillé.
Nous nous connaissions à peine et je me doutais que, d'ordinaire plus réservée, c'était l'inquiétude de me voir piquer du nez au volant qui la rendait loquace. C'est vrai que je commençais un peu à lutter.
Bercé par cette discussion tranquille, je fis involontairement dériver la discussion vers des sujets qui restimulèrent mon attention.
- t'es impatiente de retrouver ton copain, tu ne l'as pas revu depuis les dernières vacances?
- oui mais on s'appelle souvent, et on a l'habitude maintenant.
- n'empêche que j'aimerai bien être à sa place quand vous allez vous retrouver ! lui dis-je en rigolant.
Elle rougit sans que je puisse discerner s'il s'agissait de colère, de honte ou de flatterie. Peut être les trois. Elle baissa la tête et s'enfonça dans son joli foulard de soie qu'elle avait autour du coup, comme pour se cacher. Elle fut cueillie à froid par cette phrase, qui je l'avoue, m'était sortie de façon totalement irréfléchie au milieu d'une discussion jusqu'ici policée. C'est vraie que sa voix douce commençait à m'être agréable, mais c'est sans doute plutôt un début de somnolence qui avaient fait germer en moi ce désir inattendu. Elle marqua un temps d'arrêt. Alors j'enchainai maladroitement.
- c'est beau l'amour et en plus c'est noël ! C'est chouette !
- et toi as-tu une copine qui t'attend là bas? demanda-t-elle comme pour stabiliser la discussion.
- non ma copine n'est pas de là bas, on va fêter noel séparément mais je suis content de retrouver ma famille et mes copains d'enfance.
- et comme ça tu seras aussi content que les vacances se terminent!
- exactement... mais en attendant, comme chaque année, je suis content de savourer le charme de Noël. J'ai l'impression que ça me rend plus généreux que jamais. J'aime tellement cette période que je regrette que ça n'ait lieu qu'une fois par an!
- c'est bien ainsi, c'est la rareté qui fait le charme de la générosité.
- la rareté?
- oui pour moi la générosité, c'est un peu comme le liquide vaisselle concentré, c'est quand c'est délivré au compte goutte que c'est le plus efficace!
- c'est possible, mais moi j'aime aussi la générosité illimitée, je crois que les excès de générosité sont source d'ivresse, et je regrette qu'on soit souvent trop frileux ou avare car la vie est bien courte...
- non je ne vais pas dire que l'avarice est la forme la plus aboutie de la générosité, simplement si on passait notre temps à se faire des cadeaux, les cadeaux n'auraient plus aucune valeur.
- c'est possible, mais je ne pense pas que je m'en lasserais. En tous cas, moi, si il y a bien un truc dont je ne me lasse pas, ce n'est pas tant de recevoir, c'est d'offrir des cadeaux !
- si tu as les moyens d'être généreux, pourquoi pas...
- oh ce n'est pas une question de moyens, mais d'envie !
- il faut alors aussi beaucoup d'imagination, car sans moyens on ne va pas loin.
- dans ce que j'aime offrir, c'est avant tout l'envie qui compte, et l'imagination suit. Il faut juste se laisser aller... Et puis, ne pas hésiter à être généreux avec le plus grand nombre, il n'y a rien de meilleur pour entretenir son imagination.
- c'est quoi que tu offres au juste? De l'amour et de l'eau fraiche? Des sourires?
- un peu tout ça en même temps, en plus intense et réservé aux dames. C'est en effet dans la tendresse et du plaisir, que ma générosité, mon envie et mon imagination s'expriment le mieux.
- ah ok, je vois où tu veux en venir, tu es plutôt du genre direct !
- je te choque?
- un peu, disons que je n'ai pas l'habitude d'associer noël à cette forme de générosité...
- mon désir de générosité est permanent! J'aime les femmes, quel que soit leur âge et leur forme, pourvu qu'elles aient un regard doux dans lequel on lise de l'envie. J'adore leur faire plaisir. Ne serait-ce que pour les remercier du plaisir qu'elles me procurent.
J'adore tellement les regarder... On dit souvent que les zones érogènes de l'homme se concentrent dans son sexe, mais chez moi en tous cas c'est faux. La zone qui me procure le plus de plaisir, c'est mes yeux. Mes yeux sont érogènes ! J'aime observer les femmes et les imaginer nues, imaginer leur jardin intime... Le plus beau cadeau qu'une femme puisse me faire, c'est dévoiler à mes yeux son triangle secret. Quant au cadeau que je préfère par dessus tout, c'est celui que j'offre dès que je peux : c'est m'enfoncer dans ce triangle secret et la sentir fondre dans ma bouche, sentir les vibrations de son bien-être croissant, sentir les frissons de l'excitation qui la gagne et enfin sentir ma langue à l'épicentre du plaisir intense incontrôlable qui envahit soudainement son corps... C'est tellement beau! Je ne m'en lasse pas...
Elle semblait dubitative et marqua un silence avant d'enchainer.
- et qu'est-ce qu'elle en dit ta copine de ton romantisme généreux? Elle est au courant?
- c'est elle qui en profite le plus. Elle ne semble pas gênée par ma façon de cultiver ma générosité, et elle ne se lasse pas de mes cadeaux.
- et tu te contentes de ce simple cadeau avec les autres, tu n'es pas tenté d'aller plus loin et de mettre en danger ton couple?
- ce genre de cadeau me rassasie, je suis comblé, je tourne vite la page. Cela entretient notre couple.
- le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis pas habituée à ce genre de discussions. Je ne te voyais pas si...
- atypique?
- oui ou plutôt autant... Porté sur la chose...
- porté PAR la chose, ça c'est sûr. Le plaisir est un privilège que la vie a accordé aux humains pour les pousser à se reproduire, un privilège qu'elle nous a laisse à disposition en toute circonstance. C'est une source d'energie qui me fait rêver et me transporte!
- mais sérieusement, tu fabules ou tu collectionnes vraiment ce genre d'aventures?
- le mot collection ne me convient pas car la finalité n'est pas d'amasser ou posséder, mais simplement transformer des instants ordinaires en moments magiques. Ce n'est pas l'envie de collectionner qui pousse le papillon à butiner les fleurs qu'il rencontre... Quant à l'affabulation, il ne tiendra qu'à toi de vérifier si mes cadeaux sont rééls.
- merci pour ta proposition mais ne te fais pas d'illusions, ce n'est pas un mystère qui va m'empêcher de dormir ce soir, dit-elle, avant d'illustrer ces paroles d'un baillement marqué.
- je ne voulais pas t'ennuyer avec tout ça.
Elle ne sut quoi répondre. Au bout de quelques longues minutes, elle sortit de son silence.
- tu n'es pas trop fatigué? La route est encore longue...
- c'est vrai que je commence à avoir un peu de mal. Il faudrait les réveiller derrière pour savoir si quelqu'un veut bien reprendre le volant.
- vu comme ils dorment il serait peut être plus raisonnable de s'arrêter. On est encore dans l'agglomération de Toulouse, on n'aura pas de mal à trouver un hotel dans les prochaines sorties.
- oui bonne idée !
- euh, par contre ne va pas t'imaginer que j'attends un cadeau, hein?
- non non bien sûr t'inquiète, j'espère que ces moments de discussions ont été aussi agréables pour toi qu'ils l'ont été pour moi. Je te remercie de m'avoir si gentiment tenu compagnie.
L'arrivée au motel rompit le charme du voyage et je commençais à regretter de nous être arrêtés. Sortir les quelques bagages utiles, atteindre la chambre qu'on avait loué pour cinq fut laborieux. Claire semblait distante, les autres dormaient debout et l'ambiance de néons blafards contrastait avec l'ambiance feutrée de la voiture. Heureusement les trois dormeurs s'étaient avachis tout de suite sur le grand lit du bas et dormant déjà. Il m'était très agréable de me retrouver au dessus d'eux dans le petite mezzanine avec Claire.
Après un brin de toilette, elle me rejoint là haut, vétue d'un grand tee shirt en guise de chemise de nuit. J'admirais ses jolies jambes et je lui étais reconnaissant de m'avoir offert la vision de cette jolie tenue nocturne. J'étais détendu pour m'endormir vite en me disant qu'en si charmante compagnie je ne pourrais faire que des beaux rêves.
C'est alors qu'au moment où je venais d'éteindre, elle me demanda de rallumer un instant pour vérifier quelque chose dans son sac. Je m'exécutai, sans imaginer que ce qui allait suivre marquerait ma mémoire à jamais.
Accroupie et s'étirant en arrière pour atteindre son sac au bout du lit, elle écarta légèrement les jambes. Je vis son tee-shirt remonter et découvrir sa chatte magnifique, offerte à mon regard pendant un instant où le temps semblait s'être arrêté. Mon coeur raisonnait dans ma poitrine devant ce spectacle inespéré, qu'elle m'offrait avec une générosité à peine dissimulée. Généreuse et douce comme sa toison abondante et ample qui laissait deviner le sourire de sa fente et un bonbon ne demandant qu'à être savouré.
Au bout de quelques secondes, elle se retourna en souriant et me chuchota "c'est bon tu peux éteindre... bonne nuit, petit papillon".
Je mis du temps à reprendre mes esprits, et dans l'obscurité, c'est en écoutant les variations de sa respiration que je fus conforté dans mes mouvements. Lorsque que ma langue ne fut plus qu'à quelques centimètres de son minou, elle m'attrappa par les cheveux et plongea mon visage entier dans sa chatte déjà bien excitée. Elle se frottait contre ma langue et je sentais ses efforts pour que sa respiration reste discrète. Je revoyais l'image de sa touffe apparaissant au bas de son tee shirt et je bandais en pensant à ses petit seins que j'avais envie de butiner aussi et à sa bouche à laquelle j'avais envie d'offrir ma queue. Je la suçais de plus belle, elle n'en finissait plus de se fluidifier dans ma bouche. Elle levait le bassin comme pour mieux embrasser ma bouche avec sa chatte, et mes mains purent se mettre à pétrir ses fesses de velours. Elle commença à se détendre à mesure que le plaisir s'intensifiait, et que ma langue et son clitoris ne semblaient plus faire qu'un, dans un tourbillon aussi léger qu'intense. Elle se cambra soudain violemment, en plusieurs soubresauts et ne put contenir un gémissement qui s'échappa avant de relâcher sa respiration, et de retrouver progressivement son souffle. En bas, les autres dormaient paisiblement.
- merci ! me chuchota-t-elle sobrement. Et elle me fit un bisou sur la joue avant de se retourner pour s'endormir. Comme délivré au compte-goutte, ce petit geste de tendresse me fit très plaisir, si bien que j'en oubliais ma propre excitation et que, épuisé, je m'endormis à mon tour.
Le lendemain après une douche et un petit déjeuner au lance-pierre, on reprit rapidement la route. Dans la voiture je revendiquai de ne pas prendre le volant au vu de mon temps de conduite de la veille, ce qui fut accepté sans problème.
Depuis le réveil, le regard de Claire s'était attaché à ne pas croiser le mien, et je regrettai de ne pas avoir droit à un petit signe de complicité. Mais dans la voiture je fus une nouvelle fois heureux d'être assis à l'arrière à côté de Claire.
Elle avait son manteau en guise de couverture et son joli foulard qu'elle avait détaché et avait placé contre mon épaule en guise d'oreiller. Elle s'endormit rapidement en posant sa tête contre moi.
En cherchant mon sommeil, je repensais aux images et sensations de la veille. L'image de la chatte offerte de Claire me hantait et je commençais à bander si fort dans mon pantalon que ça en était presque douloureux.
Je remarquai que la passagère à côté de Claire et le passager avant dormaient aussi, et ce qui me donna envie de sortir ma queue de mon pantalon pour me branler discrètement. J'hésitais encore à franchir le cap quand soudain le foulard de Claire glissa de mon épaule. Elle le récupéra aussitôt, tout en faisant glisser son manteau sur mes jambes. Sa main commença à caresser ma cuisse et remonta au niveau de mon sexe dur qu'elle massait langoureusement. Je ne pus m'empêcher d'ouvrir discrètement mon pantalon et offris ma queue à sa main magique. Le contact de sa main un peu fraiche accentua mon plaisir, et sa main se réchauffant aussitôt, j'eus l'impression qu'elle avait pris possession de mon corps. Elle commença à me branler avec une telle douceur que j'avais l'impression qu'elle me suçait. On s’évertuait à rester impassible, alors que sous son manteau sa main coquine et délicieuse me procurait un plaisir exquis. De temps en temps elle s'amusait à me câliner avec son foulard de soie, massant tantôt mes bourses, enrobant tantôt mon gland, puis me branlant de plus belle. Je ne l'avais pas imaginée si coquine et si experte. Je sentais que je n'allais pas tenir longtemps et lui demanda d'arrêter, de peur de me répandre sur son foulard et son manteau. Au contraire elle accentua les caresses et positionna son foulard comme si elle souhaitait que je me déverse dedans. Elle me chuchota qu'elle avait bien aimé mon cadeau et qu'elle n'en garderait que des bons souvenirs.
Ces paroles, comme le son de sa voix me firent jouir abondamment, tandis que je ne pus m'empêcher de l'embrasser longuement et elle se laissa faire.
Je ne sais si les autres s'en aperçurent, mais ils firent mine de ne pas nous voir...
Inutile de vous dire qu'il arrive que ces souvenirs sucrés enchantent encore ma mémoire lorsque je monte dans une voiture...
Ce texte (bien écrit, pour ne rien gâcher) a fait remonter en moi des désirs d'interdits... Que l'intrigue soit réelle ou fantasmée, elle a eu sur moi un impact indéniable ; cette tendresse, cette complicité dans l'amoralité...
RépondreSupprimerJe vais me mettre au covoiturage, c'est décidé !
Merci (ou pas, après tout je ne suis pas célibataire, et mes désirs de papillonage auraient mieux fait de rester étouffés !)
Psycho
Une écriture délicate et sensuelle, pimentée de petits détails coquaces!
RépondreSupprimerDes débuts délicieux et prometteurs!
Vivement la suite!
Je connaissais "Le genou de Claire" maintenant je connais "La chatte de Claire" ! Ce n'est pas du Rohmer, c'est du Usclade, mais je l'avoue sans rougir, ça me plait beaucoup plus. Beaucoup, beaucoup plus... L'érotisme et la voiture, tout un programme.
RépondreSupprimerMerci Gicerilla... Quand vous faites un compliment, ça secoue dites-moi... ;-)
RépondreSupprimerJe vais quand même essayer de m'en remettre... Mille fois merci !!!
Comme promis je me promène..
RépondreSupprimerUn délicieux texte et des mots qui nous permettent de nous retrouver à vos cotés tout d'abord sur cette mezzanine puis dans la voiture....
Et puis les coquineries en voiture sont une grande source d'excitation....et ce n'est pas toi qui me contrediras....
@l'insoumise : tu as bien fait de remonter le temps, ce texte là correspond bien à mon univers, je l'aime beaucoup ! Merci de ta lecture...
RépondreSupprimerMerci l'Insoumise de nous inviter à cette belle promenade, j'ai aimé lire ce texte. Et toi, Usclade, que n'aimes-tu que les minous...
RépondreSupprimerhummm...quel récit.
RépondreSupprimerJ'ai suivi Dita... et... grand bien m'en fasse ^^
RépondreSupprimerTrès belle histoire ;)
@ivv
RépondreSupprimeril faut que je fasses gare à mes fesses si tu me suis... :)
alors si tu veux ,j'ai une voiture et je cherche à traverser la France... !
@Dita et IVV : heureux que vos divagations et course-poursuites vous aient menées à ce texte, c'est sans doute un de ceux qui me sont le plus chers...
RépondreSupprimerEt moi qui espérais vous prendre en stop, si vous êtes motorisées je vais plutôt changer mon fusil d'épaule et lever le pouce au bord de la route alors :-)
jolie histoire oui, mais rassures-moi, c'est bien une histoire ? pas du vécu ? :). Lilitoune
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