lundi 6 février 2012

Jouer avec le feu (y a pas à dire, ça réchauffe !) (8ème partie)

L'attente. Dénoncé par mes soins comme responsable de tous les maux.
Voilà donc mon coupable idéal, ma tête de turc, mon bouc émissaire.
Mais d'où sors-je donc une telle posture?



Récapitulons.
A la base, il y a mes désirs qui se heurtent à un mur et ne trouvent aucun écho.
Il y a la prise de conscience de mon besoin de séduire et être séduit pour dans un premier temps soigner des blessures narcissiques, puis maintenir un équilibre épanouissant dans ma personnalité.
Il y a la prise de conscience de mon métabolisme sexuel, des diktats de mon corps, et le refus de mourir frustré et inculte.
Il y a un vaste espace de liberté qui s'ouvre progressivement. Vertigineux mais finalement maîtrisable.
Un champ de tous les possibles que je peux labourer à ma guise, au moins par la pensée, dans une premier temps.
Alors plus ou moins consciemment, je fais des plans sur la comète.
Je goûte à la magie des relations qui se nouent, s'entrelacent, et pétillent jusqu'à l'effervescence des rencontres.
Je me sens comblé, grisé.
Les protocoles qu'on a mis en place fonctionnent pas trop mal.
J'essaie d'animer, avec beaucoup de passion, une communication explicite, lucide et bienveillante, proche de ce que l'on appelle communément communication non violente, non-jugement ou autre. On me trouve parfois rabat-joie ou maniaque, mais je ne plie pas.
Je cherche à être juste.
Je cherche juste à être juste.
Juste humble.
Pour être en mesure d'assumer ce que je dis, et dire ce que je ne suis pas en mesure d'assumer.

Malgré tout, cela ne nous prémunit pas de quelques brûlures et étincelles résiduelles. Car on a beau vouloir tout maîtriser quand on joue avec le feu, on se fait rattraper par les interférences provoquées par les plans sur la comète que j'évoquais ci-avant.

Ces interférences, ce sont mes attentes, celles des autres, bref les attentes implicites, tacites, évidentes, et pourtant non partagées.  Des sortes de fruits, produits par nos esprits sous l'emprise du désir, comme le feraient de généreux arbres à illusions.

Attendre semble être une activité d'une banalité déconcertante, et d'une totale innocuité.
Pourtant sous les formes décrites ci-dessus, l'attente révèle sa nocivité.
Je parle d'attente dans le sens d'envie, mais je distingue ces deux mots, car l'envie n'embarque pas cette notion de planification que j'entends dans l'attente envieuse.

Ce genre d'attente est une sorte de tunnel invisible dans lequel on entre sans le savoir, et qui a pour effet de nous faire ignorer tout ce qui peut se passer autour, hypnotisée par cette lumière au loin.
L'attente nous extrait du moment présent, de notre entourage, de nos proches.
L'attente nous paralyse ou nous fait gesticuler nerveusement.
L'attente ressemble donc à un effet symétrique de la peur, où l'effroi -répulsif-  serait remplacée par l'envie -attractive.

Mais si la peur peut parfois être bonne conseillère, l'attente, elle, semble aussi peu pertinente que la colère, en tous cas pour la bonne tenue de nos relations.
Attendre implicitement quelque chose de quelqu'un, c'est un peu emprisonner l'autre dans un scénario qu'on a écrit pour lui. Si on ne l'a pas prévenu, si on n'a pas obtenu son consentement, il y a peu de chance que son rôle s'inscrive spontanément dans ce scénario. Il risque de se débattre et on va donc au devant au mieux d'une désillusion, au pire d'un rapport de force malheureux.


Ce schéma d'attente, où tour à tour chaque protagoniste pourrait être réquisitionné pour se plier au scénario attendu par l'autre, implique en fait une forme d'exclusivité amoureuse. Cela nécessite une disponibilité, un don de soi total, qui ne peuvent s'envisager dans les relations multiples. Aussi il m'a fallu prendre conscience que malgré les perspectives grisantes de cette nouvelle liberté, ici aussi on ne pouvait attendre de l'autre que ce qu'il voulait bien nous donner, et réciproquement.

Pas facile. Je suis quelqu'un de très susceptible. Bien souvent impatient.
En cultivant le désir, je laissais se développer toutes sortes d'envies, causant l'inflation d'attentes de toutes sortes. Je devais faire face du coup à de fréquentes situations de déception, de deuils et de frustration.


Peu à peu, je prends conscience de cela. Je ne renonce pas à mes désirs, mais je prends garde à ce qu'ils ne se muent pas en attentes qui viendraient mettre sous pression les personnes désirées, ou qui viendraient grossir les rangs trop fournis de mes déceptions lacrymogènes.


Désormais, je ne tolère mes attentes que lorsqu'elles sont identifiées, partagées et approuvées par les personnes concernées. Et alors, ma vie devient une gigantesque salle d'attente. Non pas de celles où on se regarde en chien de faïence et où on n'en pense pas moins pour tuer le temps, mais de celles où on se laisse aller à converser, rencontrer, découvrir, échanger, partager en se donnant du bon temps.
Une salle d'attente câline, coquine, et lubrique, même...
Et c'est si bon que l'on en n'oublie presque qu'on attend autre chose...
C'est peut être ça la patience?
















17 commentaire(s):

  1. Intéressant ...
    J'avais déjà du mal de faire le tri entre fantasme et désir, et voilà que je dois composer avec l'attente ! :)
    Mais je comprends que l'attente puisse être encore plus dérangeante que le reste, car bien souvent, et comme tu le précises, il y a avec ces attentes des personnes bien identifiées, des envies tout aussi indentifiées ...
    J'ai connu bon nombre de ces attentes mais j'ai fini par les dompter pour les ranger temporairement dans le tiroir des envies, voire celui des fantasmes !
    Il n'est pas toujours évident de rester concentré sur son quotidien, quand l'attente va bientôt débouché sur le réel de nouvelles ivresses, mais en final, c'est ce qui vaut le détour, non ?

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    1. Oui bien sûr, ça vaut le détour, le tout est de savoir quand ça vaut le coup de faire un détour, sinon je passerai ma vie à faire des détours et je n'en serai pas plus avancé :-). Du coup je file droit, avec mes désirs en baluchon, en guettant la moindre possibilité d'escapade champêtre...

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  2. J'adore votre salle d'attente... Je peux passer faire un petit tour ? :)
    Comme j'aimerais arriver à cela... à la patience qui ouvre sur les possibles, sur les délices, sur les envies partagées, au gré des désirs. Le fameux "lâcher-prise" dont m'a longuement parlé un ami adepte du Tai Chi et que lui a enseigné son maitre.Pffff.... J'ai du mal! Mais j'y travaille... Ca me fait du bien de vous lire aujourd'hui. Amitiés du sud, non moins glacial que le nord... Brrrrrr.

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    1. Avec plaisir, cette salle d'attente aura de quoi vous réchauffer :-)
      Oui le lâcher prise, c'est une autre formulation pour désigner cet impératif de patience dans les relations plurielles... Le fait de s'agripper à quoi ou qui que ce soit complique toujours les choses quand on cherche à vivre en harmonie avec l'espace et l'instant... Et on peut lâcher prise, ça n'empêche pas de s'attacher :-)

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  3. Une nouvelle fois, je viens de lire d'une traite plusieurs parties de ta réflexion et comme beaucoup, tellement à dire que les mots, les pensées se bousculent au bout de mes doigts ...Pour parler de cette attente qui est le thème de cette partie, il est vrai qu'elle se dompte et non seulement ça, on en vient à la sentir comme obligation à la vivre à la faire vivre avant qu'il y est nouvelle, suite ou même ...une fin !
    Mais cette attente est quand même l'opposition à la sérénité, car elle ne nous lâche pas, nous laisse peu respirer, et nous entraine dans un sillon pas toujours confortable même s'il peut eetre excitant
    Pour parler de la toile, j'ai toujours pensé qu'il fallait être dans un grand mal être pour ouvrir un blog ...Rien n'est anodin surtout pas venir vers le virtuel et, croire qu'il peut être un remède à une vie pesante quel qu'en soit la cause, tient tout bonnement du rêve et y trouver des excuses, se dire qu'on y fait de belle rencontres, ce qui est vrai et bien trop vrai, n'est pourtant pas ce qui nous rend heureux sinon, nous ne nous poserions pas, toi le premier, toutes ces questions car, malheureusement pour tous, nous croyons aux miracles et, à part quelques uns, rarissimes, nous en sommes très éloignés ...
    Tu te dis lucide, respectueux, avoir le contrôle de toi même ...Ce qui, d'après ce que je connais de toi, est vrai mais pas suffisant et je pense que seuls, ceux qui arriveront à s'échapper du net et rapidement, s'en sortiront bien car les blessures Usclade, même si on en fait fi, elle sont là et sources de souffrances quoi qu'on en dise
    Je t'embrasse tendrement

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    1. Merci Chilina, je crois en te lisant que mes mots font croire à des épreuves plus dures que celles que j'ai réellement traversées. Pour l'instant, je n'ai vécu que de belles histoires, et si j'ai souffert c'est juste de voir que parfois on me tournait le dos sans que je comprenne pourquoi, si ce n'est accepter qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. Personne ne m'a manqué de respect et j'ai toujours respecté tout le monde. Je suis chanceux.
      C'est vrai qu'à la base, la démarche est pour moi effectivement thérapeutique, mais vraiment je me sens apaisé en ce moment et j'ai l'impression que c'est durable.
      Non ça n'est pas que du virtuel, ce que je vis et ce que ça m'apporte est bien réel. Je réalise d'ailleurs que quand je ne suis pas bien je n'arrive pas à m'exprimer sur ce blog, mais c'est rare, et la plupart du temps je reste silencieux sur ce blog parce que je suis bien ailleurs, souvent pris par le temps, mais bien...
      Pas envie de m'éloigner de ce monde là en tous cas, en ce moment....
      Bisous doux

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    2. Je peux bien sur me tromper Usclade, j'ai toujours un doute sur la compréhension des mots posés mais je me dis que lorsque on se pose beaucoup de questions et de longues réflexions, il y a maldonne quelque part ...Le bonheur ne me semble pas se traduire de cette façon là ....Le PC me semble plus s'approcher d'un Mr Psy que d'un vrai feu d'artifices ...D'ailleurs tes mots "démarche thérapeutique" me laisse dans ce sentiment mais si, vraiment, tu y trouves un apaisement bien réel, peu importe d'où il vient ...Seul le résultat compte
      Curieusement, comme toi, j'ai peu de choses à dire quand je ne vais pas bien, ce qui vient à l'encontre de mes mots mais mes mots sont si différents ...
      Je t'embrasse

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  4. Intéressant, ce billet qui commence par le « résumé des épisodes précédents ». Je la trouve un tout petit peu trop abstraite, cette notion d'attente, pour être sûr de bien comprendre à quoi elle correspond vraiment chez toi (il faut dire que, contrairement à d'autres commentateurs, elle ne me parle pas tellement à moi).

    @ Chilina » Je ne suis pas trop d'accord avec ta vision du blog, disons que je la trouve un peu trop généralisante pour être recevable.

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    1. @CUI- Tu veux bien m'en dire un peu plus stp ;) Juste un mot avant ...Elle est je pense "généralisante" car je parle de ce que je ressens et non de ce que je connais ...J'ai très, très peu de contacts avec les blogueurs-blogueuses et ne me fie qu'à ce que je vois et lis ....

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    2. @ Chilina » Je te donne mon point de vue. Je blogue depuis près de 6 ans et je ne pense pas aller ni mieux ni moins bien que beaucoup de mes concitoyens trentenaires ou quarantenaires, qu'ils se connectent sur le net ou pas. Je fais du minitel depuis l'âge de 17 ans, pour moi communiquer par le biais d'un écran et d'un clavier, c'est une partie de moi, un façon d'interagir avec le monde extérieur. Au départ, c'était la timidité qui me guidait (et pas spécialement un mal-être), aujourd'hui je me sens très à l'aise avec ça. Ça va bien à mon teint et à mes névroses, en somme ;-)

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    3. @CUI : je prends bonne note de l'opacité de mon billet :-)
      Comme le dit Dita, très pragmatiquement, le fait d'être à Paris et d'avoir des déplacements professionnels fréquents permet de favoriser les rencontres et peut minimiser les délais d'attente.
      Par ailleurs, d'après ce que je sais de ta vie, tes rencontres sont plus soit libertines, soit simplement amicales et donc moins implicantes.
      Sauf bien sûr les relations passionnelles rares et intenses que tu as décrites. Ces relations, pour moi, se rapprochent plus de la relation exclusive, cadre fusionnel dans lequel on peut tout attendre de l'autre. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ont je crois magnifiquement "répondu à tes attentes" malgré le prix à payer en cas de rupture.
      Mais revenons à mon cas : promis je vais essayer de réfléchir à une description plus concrète de tout ça ! :-)

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  5. tu connais pas l'attente CUI car tu habites Paris :p
    ( bon ok c'est très réducteur mais un peu ça quand même... par contre tu as d'autres soucis que nous ne rencontrons pas)

    chilina ,que dire du fait que j'ai ouvert le boudoir un peu involontairement ? Je ne crois pas du tout chercher quelque chose de particulier. C'est un moyen de communication formidable et j'adore passer au réel . C'est vraiment un moment particulier et de très belles rencontres. Comme usclade, je n'ai rencontré que des gens bien et respectueux.
    Mais comme toi, j'ai du mal à gérer l'attente , moi qui suis pourtant une patiente normalement. là je trouve souvent cela injuste de ne partager autant de moments que je le voudrais( encore ce we, on n'a pas réussi à caler un repas avec une bloggueuse)

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  6. @Dita et @CUI ...Bien loin d'être déçue je suis ravie de voir qu'on peut être comme vous, sur le net sans raisons particulières, sans avoir quelque chose au fond de soi qui trouble et s'agite et qu'on ne peut exposer dans la réalité
    Comme toi CUI, je suis sur le net depuis bientôt 6 ans et, si ça a été un hasard au départ, provoqué par une amie qui savait que j'écrivais pour évacuer mon manque d’oxygène de l'époque, ça a vite été une fenêtre ouverte à ma vie par contre, contrairement à toi Dita, pas du tout un moyen de communication car j'ai pendant des années, fermés les commentaires ...Mon blog, je le faisais pour moi avant tout ...Je les ai ouverts un jour d'une part, à la demande et d'autre part, pour éviter les trop nombreux mails qui m'arrivaient et auxquels je n'arrivais plus à répondre...Contrairement à vous, je ne cherche pas de rencontres même si je sais qu'il y en aurait de très belles ...La seule et unique que j'ai faite et qui dure toujours me fait y réfléchir ...Avoir ses pensées traverser 500 km pour poser un baiser ou une caresse , même si j'essaye de le vivre bien, n'est pas pour moi, la panacée du bonheur ! Et pourtant je n'y renoncerais pas !
    Quand aux rencontres amicales, je rejoins Dita (je sais Dita, tu parle pas vraiment de ça mais de l'attente ) elles se font c'est vrai, plutôt sur les grandes villes qu'en province ....

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  7. Les rencontres sont plus amicales chilina donc tu as raison.
    Comme toi, parfois je me trouve absurde d'avoir envie de voir quelqu'un qui est à 500 km .ça complique un peu tout . usclade a sans doute raison, l'attente s'apprivoise mais je n'y arrive pas encore très bien.
    je ne cherche pas les rencontres . D'ailleurs je ne suis pas comme de nombreux bloggueurs sur des sites de rencontres.mais c'est vrai que ça tombe mal que tout le monde soit dispersé aux 4 coins de France...on fait le tour de France des régions comme ça :p
    Bises à toi Chilina , en espérant te voir un jour au coin d'une petite table de café( avec plaisir pour moi en tout cas )

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  8. J'aime pô la métaphore de la salle d'attente... parce que perso je m'y ennuie souvent au point de lire la presse féminine, super défraîchie (qui date de plusieurs mois), pour tuer le temps... et il ne m'est jamais venu à l'idée d'entamer la conversation avec la mère du môme qui hurle tellement il est fatigué ou avec l'homme, assis dans le coin, qui a la goutte au nez et qui reste scotché sur l'écran de son smartphone... tu aurais dit "la salle des pas pas perdus"... là, j'aurais adhéré!!! ;)
    et puis je n'aime pas tuer le temps... je préfère nettement le savourer dans l'instant et envisager l'attente comme ce bref moment qui précède l'ouverture d'un cadeau... on sait que ça va nous faire plaisir mais on ne sait pas encore exactement comment?! une manière d'éprouver l'impatience avec cette juste dose d'excitation qui éveille les sens...
    quant à l'attente en soi... arf... je crois bien qu'elle est elle-même intrinsèquement source de déception... trop souvent en tout cas!
    ouep! moi je vote pour les surprises dans la "salle des pas pas perdus"! :))))
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    1. Une salle qu'on rebaptiserait alors "Salle des pas gagnés?"
      (oui pour les bonnes blagues, on est jeudi soir, hein, faut pas trop en attendre, tout n'est pas perdu, mais ça non plus c'est pas gagné ! :-)
      (moi aussi j'aime bien effeuiller les cadeaux sinon... c'est bien mieux que feuilleter les Gala de mon ostéo :-)

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    2. c'est vrai que la salle des pas pas perdus... ça sonne aussi comme celle des papas perdus! et là, tout de suite, dit comme ça, c'est moins fun! (enfin dans le contexte! parce que ça peut être très touchant un papa perdu!)
      (quant à effeuiller les cadeaux... ça caille un peu en ce moment! mieux vaut prévoir une bonne chaudière!!! ;) )
      Rouge

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Prenez place, prenez position, faites échos, prenez faits et causes (ou le contraire) et puis jouons au bois et raisonnez mazette !....