La sanction est sans appel.
Je dois me rendre à l'évidence.
Mon amour pour la fourrure ne passe pas.
Mon discours courageux et atypique n'est pas compris, ou du moins il ne suscite pas l'adhésion.
Mon offre de service totalement gratuite et désintéressée a fait un flop.
Ma Founny campagne fait un bide. Elle avance pussy, poussa, bref de façon trop poussive.
Ma rencontre avec les françaises est un rendez-vous manqué.
Hairy n'a pas rencontré Sally.
La norme aujourd'hui, c'est le glabre, le lisse. Aimer la jachère, le vintage s'apparente à une déviance.
Une de mes lectrices adorées m'a même demandé si j'avais des penchants zoophiles.
C'est clair, je suis en décalage complet avec l'opinion.
Pire encore, mon audience a chuté de moitié ce second semestre et les tendances prévisionnelles ne montrent pas d'inflexion dans les prochains mois.
En dépit des mes efforts inédits pour toucher le grand public, ce blog n'a qu'une portée confidentielle, un rayonnement insignifiant, et mon lectorat traditionnel semble se détourner de moi.
C'est triste. Mon projet était vraiment innovant, pourtant. Foin des promesses galvaudées, façon "demain on rase gratis" et autres discours "langue de bois" mal léchés, qui fait juste le jeu des extrêmes.
Je voulais remettre la balle au centre.
Les boules aussi. Au milieu. A mi-hauteur.
Dans le milieu, autorisé ou non.
Sans se contenter de se regarder le nombril.
Refaire le plein. Retrouver le sourire à la pompe.
Supprimer toutes les taxes sur les sens.
Mon plan tenait la route, ne coûtait pas un rond, et aurait fait consensus.
Hélas de consensus, point, même mou.
Mais confusion, oui, le mot est lâché.
Mon rêve, qui visait à mieux considérer les cons, à leur offrir qu'on les suce sans effusion capillaire, s'achève dans la plus totale confusion.
D'aucun diront qu'il était sans doute trop touffu et pas assez lisible.
Il est clairement établi que le pays est maso, il ne veut pas de gouvernement sans triste.
Aussi, avec le même panache que l'ami Jean Louis, je vous le dis haut et fort, sans aigreur ni amertume, mais avec prestance et dignité : je préfère renoncer.
En ces temps tourmentés, je renonce à tout.
Pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion.
C'est beau, non? :-)
Edit du 05/10 : Bravo à CUI qui m'a reconnu sur cette illustration du temps de mes années d'activisme (alors que ça fait quand même belle lurette que je me suis rasé le bouc ! ) :-)
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| Source : http://olderoticart.tumblr. |

Tu renonces aux poils ? ... p'tain comprends rien moi à l'innovation.
RépondreSupprimerMais non, ne lâche pas la plume : ton blog est au poil ! Et ton billet, plein de panache !
RépondreSupprimerEt comme dit la chanson :
"Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy là qui conquit la toison..."
Alors, heureux ?
Bises (moustachues, parce que c'est toi ! Pas évident mais je peux essayer !)
mais oui c'est un beau un poil , la nuit!!! :p
RépondreSupprimerici on est plutôt poêle, on sent que les premiers frimas ne vont pas tarder et on s'en rapproche pour sentir sa chaleur...
ne lâche rien, je suis sûre que les timides que nous sommes ne vont pas tarder à te prouver le contraire...
et puis j'entends ces temps ci justement parler du retour du poil . Mon cher Usclade, tu es un avant gardiste. Garde le cap, tu seras récompensé en temps voulu....
bises ( je me joins aux bises moustachues d'Ambre )
@Bougrenette : moi non plus j'y comprends rien, mais c'est le charme de la confusion. Point besoin d'en rajouter pour l'entretenir, cette confusion, c'est économique... Et avouons que ce genre d'annonce à base de second degré et auto-dérision, que je baptiserais volontiers "renoncitude", a quand même un côté innovant, non? :-)
RépondreSupprimer@Ambre : merci pour ton soutien, je vais peut être me planifier une odyssée un de ces jours, moi, tiens :-)
Renoncer était une posture en vogue qui me plaisait bien, mais s'il faut lâcher ou raccrocher, bah non, j'suis bien avec vous, hein? :-)
@Dita : j'attends impatiemment les effets du poêle (à bois, à mazout ou à ta zoute? :o) , pour voir si ça vous rend moins timides à l'approche de l'hiver...
(tiens je vais crâner auprès de Jean Louis, lui n'a pas reçu autant de mots réconfortants suite à l'annonce de son renoncement... faudra que je lui donne des cours de renoncitude !)
Je t'ai trouvé une jolie illustration pour ton combat abandonné :
RépondreSupprimerhttp://olderoticart.tumblr.com/post/11027929728
Aurais-tu les boules ?!!
RépondreSupprimerIl en faut pour tous les goûts et surtout ne pas s'arrêter à l'indice de fréquentation de son blog !
Tout dépend du titre de l'article, de son orthographe, et la capacité de Google à mener les âmes errantes jusqu'à nos espaces ...
A propos des boules, ton choix va-t-il vers la version kiwi ou le lissé genre boule de billard ?
Et queue préfèrent ces dames pour animer une jolie partie ?...
@Comme une image : j'ai ajouté cette illustration à mon billet, mais j'ai hésité car ça pouvait menacer mon anonymat ! (non c'est pas vrai les filles, je ne ressemble pas tant que ça à ce gars (au niveau de la touffe en tous cas...) :-) ok, ça m'a rendu nostalgique, tant pis pour vous je renonce à ma renoncitude, I don't give up the fight ! :-)
RépondreSupprimer@Philo: kiwi bien entendu, je ne supporte pas le bruit des boules de billard qui s'entrechoquent à répétition dans certaines circonstances ! :-)
Ceci explique donc cela, en terme de pilosité ... ;)
RépondreSupprimerDis donc Vilain.... Ne détournes pas mes propos veux tu !
RépondreSupprimerTu sais très bien d'où vient mon accusation de Zoophilie, vilain matou !
Pffffffff
Si cela peut te consoler, moa, j'suis avec toi...
Le pwal est mon ami mais (bah viii, y a toujours un "mais") s'il est tout bien entretenu et taillé de près !
Entre un joli gazon où il fait bon flâner et la forêt vierge où on peine à avancer, j'ai choisi :) [ et pour moi, et pour lui !]
Allez reviens quoi ! On t'aime bien :p
@philo : non ce n'est pas qu'un problème acoustique, c'est aussi visuel, tactile... :-)
RépondreSupprimer@Effrontée : comment ça la forêt vierge où on peine à avancer? Rhoo les chochottes !
Tu sais que moi on m'appelle Bob Morane ? :-)
Pour le reste, ton histoire de joli gazon, je ne saurai me prononcer qu'en allant sur le terrain, ou à la rigueur par étude d'une photo aérienne (mais je te rappelle que je n'ai rien reçu à ce jour !)
:-)
T'as pas pris le bon vol migrateur alors ;)
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