Je pense à toi et tout mon corps pense avec moi. Je ne suis plus que pensée, sucrée-salée, absorbée en toi...
Instant merveilleux que celui qui révèle le plaisir latent, présent en moi, sans que j'aie eu à lui forcer la main, sans que j'aie eu l'implorer d'envahir mon corps.
Désir en ébullition, alimenté par les souvenirs de moments qu'on n'a pas encore vécus. Par ces rêves qu'il nous reste à réaliser, et qui sont déjà emmagasinés dans ma mémoire.
Je me sens immense et riche comme un continent entier, infini... comme un océan tout entier attiré par ta lune.
Attiré en moi vers le point où convergent tous mes flux, le point qui m'étire et veut m'étendre, le point par lequel mon moi cherche à envahir ton toi...
Ton regard caresse ma péninsule qui s'élance vers toi comme pour explorer tes passages secrets, ponton à pétrir pour prendre le large, sas de chair et de lave pour souder nos deux corps en fusion, sculpture souple et chaude révélant cette sensation étrange du "je ne sais pas où tu commences, tu ne sais pas où je finis"...
Envie de m'offrir à toi et de nous offrir au monde entier... Et au moment où je sens sur moi ton bisou de papillon, le phénomène est déjà irréversible. Quand je ressens l'instant précis où tu penses à moi, que nos pensées se joignent et se mêlent, quand elles entrent en résonance, le mouvement devient incontrôlable, les palpitations interminables, je ressens un tout et ne maitrise plus rien....
La Terre peut s'arrêter de tourner... Mon plaisir à lui seul est si puissant qu'il pourrait la relancer...
Magnifique ! Certes les images, mais je parle du texte !!!
RépondreSupprimerJ'aime bien les "souvenirs de moments qu'on n'a pas encore vécus", et la sensualité terrestre et cosmique, ça me parle. Jolie prose poétique, c'est torride (même sans photos ! oui, bon, avec, d'autant plus !)
j'aime beaucoup l'idée que ton plaisir relance la terre ...tes mots sont magnifiques , très touchants, vrais,et j'attends avec impatience de découvrir les souvenirs de moments que tu auras alors vécu avec Elle
RépondreSupprimercar tu les vivras bien un jour.
la photo du bas est... tellement pleine de désir. on devine tes yeux fermés à penser à son corps dont on sait pas où il commence..
Elle a beaucoup de chance.
@Ambre : merci :-)... je voulais que les mots aident à adoucir l'image, car au départ c'est bien l'image que j'avais envie d'illustrer... C'est né suite à la prise de conscience que le désir, lorsqu'il prend ses racines dans les sentiments, révèle des choses dans mon corps que les clichés et la routine m'avaient fait oublier en route...
RépondreSupprimerReprendre cette image, choquante, car pleine de symboles grossiers ou guerriers comme on veut, construits par l'imaginaire masculin au cours des siècles, et lui redonner sa vraie signification... Celle de la manifestation visible du désir, cette excroissance attirée vers l'autre.
Réhabiliter ce phénomène, ré-assimiler cette drôle de protubérance au reste de mon corps, et la remercier, elle, de me faire vivre cette prise de conscience... Et tout le plaisir qui va avec...
@Dita : je ne sais si elle a beaucoup de chance, mais elle le mérite, et de mon côté c'est certain, de la chance j'en ai à un niveau inespéré... au point que même si on ne sait pas où ça commence, le partage sera sans doute une évidence...:-)
je n'ai pas très bien compris vers qui allait ce désir, mais les mots comme la photo sont tromblants. enfin celle-ci, qui justement est trouble.
RépondreSupprimer@Brigit : désir provoqué par - et destiné à- une libellule bleue très troublante elle aussi :-)
RépondreSupprimerUne libellule bleue, c'est une Demoiselle n'est-ce pas ?
RépondreSupprimerJe ne doute pas qu'elle doit être charmante ... ni troublante !
L'expression du désir dans un flouté masturbatoire n'a vraiment rien de choquant, pour qui est normalement constitué !
Les hommes s'en délectent et les femmes aussi !
Dans ce cas ...
Je dirais même que ces souvenirs du futur, sont une agréable mise en bouche ! ;)
C'est beau et troublant. Quelle magie que ce monde péninsulaire !
RépondreSupprimer@Philo et estèf : merci messieurs, c'est agréable de se savoir soutenu par ses pairs et de ne pas se sentir isolé dans l'abandon, surtout quand on se remémore ce qui n'a pas encore eu lieu... :-)
RépondreSupprimer"Désir en ébullition, alimenté par les souvenirs de moments qu'on n'a pas encore vécus. Par ces rêves qu'il nous reste à réaliser, et qui sont déjà emmagasinés dans ma mémoire." comme c'est bien exprimé ce que je ressens mais ne sait pas dire comme cela...alors merci.
RépondreSupprimerMaxime R.
C'est génial de se remémorer ce qui n'a pas eu lieu et d'imaginer ce qui s'est passé : une autre façon de revisiter ses fantasmes peut-être !
RépondreSupprimerSe remémorer le futur et imaginer le passé : je note :D
Vous vous sentez isolé dans l'abandon alors qu'une jolie libellule bleue trouble votre horizon.
Allez voler avec elle, vous vous sentirez moins isolé :)
@Maxime R: merci et bienvenue ici :-)
RépondreSupprimer@NoOsiCaa : oui, revisiter ses fantasmes et ses souvenirs à l'infini, quelle promesse... Et voler avec une libellule bleue, quelle tentation irrésistible mais quelle oeuvre de patience ! :-)
Ah ben on a gagné : on était plusieurs á parier que tu aurais la queue á la main sous peu ... Les blogueurs "érotiques" sont décidément sans surprises !;)
RépondreSupprimerBoug' a ajouté "à quand la fleur dans le cul?" (bon, ok, on a bu un peu de rhum)
Par contre, avant que tu fasses une connerie et qu'on ne s'en remette jamais, évite la rose !
RépondreSupprimer(Boug'a ajouté : ceci dit, ça pourrait faire une belle photo)
Et les blogueuses, quand elles ont un coup dans le nez, elles viennent mater les blogueurs à oualpé sur le web... ah bravo !!!
RépondreSupprimer(et comment ça du rhum? vous êtes pas au festival de l'eau la normalement? La Marne est à sec? elle est vraiment grave la sécheresse cette année !!! :-)
Bisous les filles ! Soyez sages, la soirée est encore longue (mais non, je coupe court à toute spéculation, ce n'est pas ce soir que vous pourrez espérer voir ma lune :-)
On fait des provisions avant de se mettre à la flotte ;)
RépondreSupprimerEt puis, c'est vrai, dans le quartier où on est, les cours d'eau sont asséchés (la Bièvre passait par là, il y a encore quelques années)
(bien vu, Gallaghan ! Gicerilla l'a dit, je confirme, les soirées filles, c'est plus du macramé ! )
Franchement Fiso, je t'ai pourtant dis de ne rien écrire ici qui pourrait déborder sur le fond de nos pensées profondément embrumées par les vapeurs d'alcool... t'es vraiment insupportable ! autant pour moi avec du recul l'idée d'une photo avec une rose n'est pas si génial que ça, mais ceci dit (encore) ça pourrait être un défi intéressant.
RépondreSupprimerC'est bien la preuve, s'il en était encore besoin, que tu dis de grosses conneries quand t'as bu, Boug'!
RépondreSupprimerUsclade, n'en crois pas un mot, elle me poussait au dérapage verbal hier soir !
D'ailleurs, elle soutenait, hier soir encore, que la photo était moins floue la première fois qu'elle la vît, puisqu'elle y distingua très nettement un gland ! Alors tu l'as floutée, ou elle voit plus clair saoule qu'à jeun ?
Pour le gland je pense avoir été abusée ... mais ça reste flou ca aussi ; -)faut que je sonde ma conscience inconsciente ! et faut pas te pousser longtemps toi cocotte
RépondreSupprimermais non, t'inquiète Fiso, il ne va nous bannir Usclade, au pire ça va le gonfler un peu ! hu hu
RépondreSupprimerTu crois qu'il en a besoin ?
RépondreSupprimer(rajuste tes lunettes!)
PS : Ptain, Nicolas et Tonnegrande, sortez de nos corps, c'est flippant !
Faudrait déjà qu'on y rentre, mais tu veux jamais.
RépondreSupprimer@Fiso et Boug, mesdames, je pourrais vous dire que ce lieu est, à la façon de la grotte de Lascaux, en proie à l'usure de la fréquentation, les illustrations se voyant altérées par les trop fréquentes visites (surtout aggravées par les effluves d'alcool !), d'où une perte de netteté de ces superbes fresques...
RépondreSupprimerMais je dois bien concéder que si effectivement, Boug n'a pas rêvé car de mon gland il était bien question avant que je ne retire la dite photo, ce n'était pas exclusivement pour rappeler que, comme dans les pubs irlandais, l'happy hour ne dure pas 107 ans non plus !
Non si j'ai retiré la photo, c'est suite aux multiples protestations de mes centaines de milliers de lectrices (sous la pression sans doute de leurs maris jaloux, comme mon orgueil veut m'en persuader) qui trouvaient cette représentation péninsulaire en relief trop crue... :-)
Bah oui, ce billet visait à réhabiliter la chose à mes yeux, à me faire accepter que cette protubérance du désir n'avait pas à être confinée à l'intimité pour être préservée de la vulgarité, mais il semble que ce ne soit pas si évident que ça :-)
@Nicolas : parce qu'en plus de vouloir nous envoyer dans les roses, elles ont toujours la migraine?
:-)
Les deux, là ?
RépondreSupprimerNon ! Elles ne pensent qu'à ça. Quand j'ai rendez-vous avec elles, je suis obligé de mettre un cadenas à ma braguette.
@Nicolas : ah? Mais donne leur la clé de temps en temps, parce que sinon, elle se rabattent sur le rhum, et là...
RépondreSupprimer:-)
youpi youpi youpi bordel je savais bien que je n'étais pas folle j'ai douté ce fut horrible ... Nicolas un cadenas ? bah voyons de toute façon au pire on arrache tout avec les dents
RépondreSupprimerBoug', parle pour toi ! Pas envie de me péter les dernières dents branlantes ! ;)
RépondreSupprimer(Usclade, si Nicolas déboule ici, on n'a pas fini de rigoler !)
PS : C'est vrai. On ne pense qu'à ça. De bons petits soldats, jamais la migraine.
Fiso,
RépondreSupprimerFais moi penser à m'abonner.
@Boug : non tu n'es pas folle, désolé d'avoir involontairement semé le doute en toi... je vais m'auto-flageller sur le champ... :-)
RépondreSupprimer@Fiso : si on n'a pas fini de rigoler, c'est une bonne nouvelle... Voilà une activité qui ne donne ni mal à la tête, ni aux dents, même si on les a branlantes...
@Nicolas : zut, un nouvel abonnement, ça me met la pression, moi qui n'écris que tous les 36 du mois, envoyez moi vite du rhum pour que je trouve l'inspiration...
Tiens ! J'avais oublié. Je fais de suite.
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