mercredi 22 décembre 2010

Sous la ceinture

La légende dit que Gigoro Kano découvrit les principes du judo lors d'un hiver rigoureux, en remarquant que les branches du cerisier réagissaient différemment sous le poids de la neige abondante. Les plus grosses cassaient alors que les plus souples pliaient et se débarrassaient de « l'agresseur » avec souplesse. La voie de la souplesse était née.

Il neigeait beaucoup dehors, aussi je ne pus m'empêcher de penser à cette histoire. J'avais peut-être été un peu trop lourd... Et ce n'est sans doute pas par hasard qu'elle m'avait invité sur un tatami pour résoudre notre différend... Voulait-elle se débarrasser de moi avec souplesse?

Du noir ou du blanc, je n'avais pas le choix. Blanc comme neige à tous les niveaux, surtout quand je la vis nouer sa ceinture. Noire comme sa chevelure de Geisha.

A vous l'honneur, me dit-elle.

Hésitant, je balbutiais une naïve prise en main de kumikata en guise de première offensive.

- Chudan? me dit-elle. Trop timide, trop classique.... Je serai vous, j'enchainerai plutôt Jodan.
Elle prit ma tête et  plaqua ma bouche à la sienne avec une facilité déconcertante.

- A vous de répondre, n'attendez-pas, enchainez sur Gedan !



- Mais madame, nous sommes sur un tatami, jamais je n'oserai vous porter le moindre geste en dessous de la ceinture !
- Eh bien, si vous ne souhaitez pas forcer un principe, contournons-le avec souplesse. Si nous les dénouons et les déposons à terre, quoi que nous fassions, nous resterons toujours au dessus de la ceinture!

Et c'est ainsi que je me pliai à ses volontés. Tout en souplesse....


lundi 13 décembre 2010

Google me prend pour un goujat

L'interface technique de mon blog vient de me fournir une information de la plus haute importance.
Google a redirigé chez moi un gentil internaute qui venait de soumettre à son moteur de recherches l'élégante requête suivante:

"elle surprend sa mere entrain de sucer son copin"

Ni une ni deux, j'ai immédiatement contacté la CNIL pour dénoncer cette atteinte à ma vie privée, et rectifier sur le champ les informations me concernant.

En aucun cas je n'ai été impliqué dans pareille situation.
Tout au plus ai-je accordé mes faveurs à madame, car il faut se montrer aimable et généreux avec Belle Maman.
Mais c'est tout.






Ken Park 2002 Larry Clark
© Pan Européenne Edition 

jeudi 9 décembre 2010

Les jouissances s'honorent...

Mais doivent-elles se faire discrètes pour durer? C'est la question qui se pose après avoir voulu jouer les curieux chez la délicieuse Effrontée.

Celle-ci s'enquiert en effet de savoir si j'ai, en quelque sorte, l'oreille musicale pour les mélodies des corps et si je préfère les vocalises ou les chansons quand elles sont composées par le plaisir des dames.
Les réponses me semblent évidentes car j'ai effectivement l'ouïe hypersensible et peu importe que les figures soient libres ou imposées. Pour peu qu'ils soient sincères et spontanés, les sons se jouent facilement de moi.
Non, cette question soulève surtout un autre dilemme que je vais creuser de ce pas.

Dilemme, c'est le mot.
Car si les yeux sont pour moi la première zone érogène, mes oreilles ne sont pas en reste. Il faut le savoir, les sons du plaisir féminin sont plus qu'un puissant aphrodisiaque : ce sont des ondes qui peuvent me téléporter dans l'orgasme !
Qu'ils soient étouffés, murmurés, criés ou en mots prononcés, ils peuvent provoquer en moi des décharges de plaisir et me faire prématurément rendre les armes.
Mais pas tout le temps. Alors ce n'est pas simple.
C'est un jeu à quitte ou double. Parfois les sons d'une voix en extase me galvanisent de façon interminable, et nous mettent en orbite. Parfois ils précipitent ma chute.

Alors à celles qui se risqueront à croiser ma route pour se laisser aller à quelques mélodieuses harmonies ensemble, sachez que l'intensité de votre plaisir peut être proportionnelle à vos talents de simulation.
Simulez parfaitement votre plaisir si vous n'en avez pas pour abréger vos souffrances. Ou bien taisez-le, avec la même virtuosité, si vous en avez beaucoup et que vous voulez qu'il dure.
Sachant que parfois, malgré vos efforts et votre virtuosité, c'est le contraire qui peut se produire  !
Oui le choix est cornélien, mais enthousiasmant, n'est-il pas?
C'est le principe de la loterie, dans le pire des cas on ne perd pas grand chose, mais quand ça sourit, on s'en souvient longtemps après...  :-)